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Du marketing de la provenance à l’humanisation des marques : l’exemple de la success story Clan Campbell

Clan Campbell, c’est l’histoire d’un Blended Scotch Whisky distillé et vieilli dans les Highlands, en Écosse. Propriété du groupe Pernod Ricard, il s’agit aujourd’hui de la marque de whisky la plus vendue en France (source : LSA).  Mais, Clan Campbell, c’est surtout un univers fort et rugueux, qui se veut à l’image des terres où est élaboré le whisky. Depuis plus de quinze ans, la marque n’a de cesse de mettre en valeur ses origines (lire notre note ici), notamment au travers de sagas publicitaires évoquant, dans une ambiance sombre et mystique, les terres du Clan Campbell.

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Saga « Vous êtes sur les terres du Clan Campbell » – 1998

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Saga « Vous entrez sur les terres du Clan Campbell » – 2000

Manœuvre habile, qui permet non seulement de respecter les dispositions de la Loi Evin, mais aussi de créer un imaginaire de marque distinctif et désirable. D’autant plus que depuis dix ans, le marketing de la provenance a le vent en poupe… Traçabilité, transparence, « made in », autant de mécanismes qui participent de la réassurance du consommateur quant à la fiabilité et la crédibilité des produits, et contribuent à ancrer ces derniers dans un univers synonyme d’authenticité.

Mais voilà, dans Clan Campbell il y a… « clan » ! Car oui, lorsque l’on achète le whisky des Campbell, on entre dans le clan. Un beau moyen pour la marque de stimuler le sentiment d’exclusivité (toute relative au vu des chiffres de ventes…) et d’appartenance du consommateur, en l’invitant à pénétrer dans un cercle d’initiés. Quoi de plus naturel, dès lors, que le développement du potentiel d’humanisation de la marque, permise au premier chef par son nom ?

C’est tout l’objet de la nouvelle campagne, lancée en novembre 2013 et baptisée « Ici, pour le clan, le Clan Campbell ». Ce sont donc les hommes, le clan, que ces trois dyptiques, en noir et blanc (eh bien oui, le noir et blanc mais aussi le sépia ont tendance à connoter l’authenticité…) mettent à l’honneur. Ou, plus précisément, le savoir-faire avec lequel les hommes du clan tirent profit des « ingrédients », nécessaires à la fabrication du whisky, qui leur sont offerts par les terres écossaises.

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Saga « Ici, pour le clan, le Clan Campbell » – 2013

Une belle réussite, d’autant que cette campagne inscrit la marque dans un processus d’humanisation et d’enracinement, grâce à la représentation des hommes à l’origine de la fabrication du whisky (dont on peut inférer, en vertu de la Loi Evin, qu’ils sont objectivement rattachés à la marque, i.e. a minima collaborateurs Clan Campbell). Une stratégie payante en termes de crédibilisation du produit et de mise en valeur de la qualité de ses ingrédients, qui pourrait presque faire oublier que Clan Campbell est avant tout commercialisé en GMS et dans les boîtes de nuit. Un whisky loin d’être destiné aux seuls connoisseurs donc…

La nature au service de la culture, la complémentarité de la terre et du savoir-faire… une idée qui n’est pas née de la dernière pluie mais dont l’essence est, au final, traduite avec brio, dans une saga publicitaire autant esthétique que riche de sens.

-Laëtitia

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SOWINE.news – On vous dira tout !

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9 mois, 31 jours et quelques heures d’activité intense depuis le début de l’année… et pas une seule minute pour partager avec vous l’actualité de nos projets !

Mais nous ne pouvions rester silencieux plus longtemps : le temps des rattrapages est arrivé. Tout, vous saurez tout : au cours des huit semaines à venir, chaque mercredi, une newsletter thématique vous sera envoyée…

Pour vous inscrire et la recevoir : c’est ici !

Premier épisode : un regard particulier sur deux des vitrines du savoir-faire SOWINE en matière de SOCIAL MEDIA. Deux exemples d’accompagnement en community management, pour deux acteurs majeurs dans l’univers du champagne et du vin en France et à l’international : CHAMPAGNE BOLLINGER & QUINTA DO NOVAL

@ très vite !

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Les bières en publicité pour le Superbowl

Cette année ne fait pas exception : la grande messe du Superbowl est toujours un rendez-vous publicitaire des plus attendus. C’est le groupe Anheuser-Busch InBev, partenaire et sponsor officiel qui a trusté les écrans pour les bières. Au titre des différents spots ayant émaillé la partie, le traditionnel, incontournable et attendu film pub Budweiser Clydesdale, un millésime sur le fil de l’émotion…

Alors, après tant de bons sentiments, il est grand temps de revoir -pour la peine- l’excellent spot Bud Light de l’an dernier… Le choix de la rédaction. Car un chien aussi moche ne peut pas avoir mauvais fond… Allez Weego !

Source : the drinks business
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Penderyn, the smoothest wysgi on earth

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Parmi les voyages que j’ai eu la chance de faire depuis le début de l’année, l’un de ceux qui m’a le plus marquée est ma visite du Pays de Galles. Surprenant pour parler de spiritueux ? Pas tant que cela, puisque le Pays de Galles abrite une seule et unique distillerie, nichée au coeur du paysage magique des Brecon Beacons, parc national reconnu par l’UNESCO, devenu une destination touristique de choix pour ses paysages à couper le souffle.

SOWINE_Penderyn_MadeiraCette distillerie, c’est celle de PENDERYN, qui produit chaque jour un seul et unique fût d’un single malt exceptionnel : le processus de distillation très particulier, obtenu grâce à un alambic unique en son genre, spécialement conçu pour produire un alcool d’une grande complexité et d’une profondeur exceptionnelle, confère aux Single Malts PENDERYN leur caractère généreux, tout en douceur et en légèreté.

Si la visite de la distillerie et de son alambic très particulier valent à eux seuls le détour, le village de Penderyn mérite aussi qu’on s’y attarde. Typique de ces villages gallois, avec leurs maisons alignées et leur pub historique, il a été choisi par les fondateurs pour y faire renaître le whisky gallois car c’est le lieu parfait pour abriter une distillerie : la source d’eau y est pure et l’orge de toute première qualité.

La région quant à elle vaut aussi le déplacement : anciennes mines de charbon désaffectées et châteaux médiévaux, le Pays de Galles est un petit pays à forte personnalité. Il suffit de discuter avec ses habitants pour comprendre qu’ils sont fiers de leurs différences… ou d’assister à un match de rugby à Cardiff pour se rendre compte de leurs préférences !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce déplacement, c’est qu’il m’a prouvé une fois de plus à quel point les produits que nous avons la chance d’accompagner au quotidien nous font découvrir bien plus que leurs seules qualités à la dégustation : ils sont de véritables invitations au voyage et à découvrir l’histoire de leur région d’origine, la culture dont ils sont issus et la personnalité des hommes et des femmes qui les élaborent.

PENDERYN n’échappe pas à la règle et la dégustation des produits issus de la distillerie -PENDERYN Madeira, PENDERYN Sherrywood et PENDERYN Peated- traduit parfaitement l’atmosphère qui se dégage du lieu : à chaque gorgée, on a l’impression d’être transporté au Pays de Galles, dans une ambiance Gentleman’s Club dans le plus pur style gallois !

Parmi la gamme de wysgi* proposés par PENDERYN, je recommande particulièrement le Madeira Single Malt (46 % vol) : toute la saveur de l’ambiance au Pays de Galles y est réunie. Equilibre exceptionnel, notes de caramels à la crème et un soupçon de cuir neuf puis des notes finales de fruits tropicaux, de raisin et de vanille, longues en bouche, qui émergent avec force. Vous êtes à la recherche du cadeau idéal pour la fête des pères ? Vous venez de le trouver ! Llechyd da** !

NB : restez attentifs à la page Facebook de Penderyn France -pour devenir fan, cliquez ici- : mon petit doigt m’a dit qu’il s’y prépare un jeu concours avec de jolis cadeaux à gagner…

* Whisky en gallois
** Cheers en gallois

Prix public constaté de 41€ à 59€, en vente chez les meilleurs cavistes et sur www.whisky.fr

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Les rendez-vous spiritueux à ne pas manquer cette semaine

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Après le Salon de la Revue du Vin de France qui se tenait le week-end dernier au Palais Brongniart à Paris, je recommande vivement une visite du salon -professionnel cette fois- Cocktails Spirits qui se tient jusqu’à ce soir à la Maison Rouge dans le 12e arrondissement de Paris. Ce « Salon Européen des Nouvelles Tendances » confirme chaque année sa très belle qualité.

Autre rendez-vous incontournable pour tous les professionels du bar : la première édition du Salon du Bar et des Barmen, qui se tient depuis aujourd’hui et jusqu’à mercredi à la Halle Freyssinet (Paris 13e). Une autre occasion de découvrir et d’échanger sur le monde des spiritueux !

A vos shakers !

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James Bond : le nouvel homme fort de Heineken

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Nous avons déjà eu l’occasion de traiter sur ce blog la question du « placement produits » dans les stratégies de communication des marques d’alcool, de champagne et spiritueux en particulier (revoir Rémy Martin V avec Kelly Rowland ou Moët & Chandon aux Golden Globes).

Les placements produits dans les séries ou les films, en particulier les gros blockbusters sont l’enjeu d’intenses tractations, et bien sûr un excellent moyen -en France- de cohabiter avec les contraintes de la Loi Evin.

S’il est un personnage cinématographique ‘alcoocompatible’, plus délicat mais tout aussi assidu et séducteur que Don Draper dans Mad Men, c’est bien l’iconique James Bond, amateur d’excellent champagne et de martinis bien dosés, incarnant l’élégance, le style et le bon goût. C’est donc sans surprise que la sortie en fin d’année 2012 du nouvel opus SKYFALL attise les convoitises des marques d’alcool.

Et dans ce jeu de la séduction, il semble que la marque Heineken, bien connue pour sa créativité publicitaire (voir notre note The Cannes Lions Festival : créativité publicitaire dans les spiritueux et les bières) entend optimiser au maximum un investissement qui s’annonce sans précédent, toujours en soutien de sa plateforme d’activation « Open Your World ». Comme le rapporte Marketing Week, la campagne aka « The biggest activation of 007 ever » – dans laquelle Daniel Craig semble cette fois appelé à jouer un rôle- sera globale, relayée dans plus de 170 pays et multi-canale, avec un effort très significatif porté sur le digital et les réseaux sociaux.

A ce titre, il est intéressant de noter que la marque déclare vouloir faire rentrer James Bond dans leur plateforme et la promesse ‘Man of the World’ plutôt que d’injecter du Heineken dans 007, considérant que le personnage est parfaitement en phase avec leur motto.

Gageons que le film et la campagne proposés seront à l’image de la saga ‘The Entrance’ (lire note Heineken revient en force avec une nouvelle campagne publicitaire) plutôt que de ce dernier opus un peu fade pour Casino Royale avec Eva Green mais sans Daniel Craig :

Connexe à cette stratégie de placement produits, le développement des égéries publicitaires, souvent acteur et actrices. Sur ce thème, je vous engage à relire ces notes toujours actuelles sur la démarche :

Luxe et égéries : l’art de créer la légende

Les marques et leurs égéries : incarnation, impact et mémorisation

Création publicitaire, différenciation et attribution : Martini et George Clooney

Cointreau et Dita von Teese : deux années de strip tease

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Classement des marques d’alcool : Interbrand « Best Global Brands 2011″

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Interbrand a publié son nouveau classsement 2011 des marques les plus performantes.

Les américains trustent toujours les dix premières places de ce palmarès avec une emprise toujours forte des valeurs technologiques : IBM (#2), Microsoft (#3), Google (#4), Intel (#7), Apple (#8) et HP (#10), même si Coca-Cola conserve sa première place.

S’agissant des marques d’alcool, voici les sept qui figurent dans ce TOP 100 (à comparer avec le classement de l’an dernier), le palmarès étant préparé selon une métholologie privilégiant la valorisation financière.

SOWINE_budweiser #29 BUDWEISER (gain d’une place) : les consommateurs continuent de voir Budweiser comme la bière par excellence, en particulier aux USA. Et pourtant, la concurrence a rendu l’exercice de différenciation plus difficile. Pour revitaliser la marque et lui permettre de renouer avec ses consommateurs, Budweiser a refondu son logo, sa canette et son packaging en 2011. Un QR-Code a été placé sur le pack pour une communication directe avec le client. Si sa croissance au Brésil s’est ralentie, la marque poursuit son développement en Amérique Latine et en Chine, deux relais de croissance très importants. Sur son marché domestique, Budweiser s’est concentrée sur Bud Light. Sponsor exclusif de la NFL et une pression promotionnelle forte servent à renforcer la relation entre la bière et les fans de sport.

SOWINE_moet_chandon #77 MOËT & CHANDON (gain de deux places) : la maison de champagne continue de mettre à profit son positionnement sur l’axe glamour / célébrités / qualité sur l’ensemble des points de contact. La campagne 2011 avec Scarlett Johansson (lire ma note à ce sujet) a été relayée sur tous les médias (print, outdoor et online). Le choix du lieu, le Trianon, fait écho au patrimoine de Moët & Chandon, et renforce ainsi son statut de marque de luxe. Sponsor de l’US Open, de grands festivals de cinéma et de lieux prestigieux où il fait bon être vu, la marque maintient une forte visibilité.

SOWINE_jackdaniels #78 JACK DANIEL’S (reste à iso) : Les consommateurs continuent de considérer Jack Daniel’s comme une marque patrimoniale avec un héritage porteur. Cette année encore, la gamme des spiritueux Jack Daniel’s enregistre de bons résultats. Les extensions de marques, tel le « Jack Daniel’s Tenessee Honey », ont été bien accueillies, et de grands lancements produits sont anticipés en 2012, utilisant à la fois la publicité traditionnelle et les réseaux sociaux, dont Twitter et des vidéos ciblées sur Facebook. Jack Daniel’s est donc en développement au niveau mondial, particulièrement en Europe occidentale et dans les régions à forte croissance, comme le Mexique et la Turquie.

SOWINE_corona #86 CORONA (chute d’une place) : la marque continue à asseoir un positionnement unique basé sur sa philosophie « vivre dans l’instant ». Le numéro un de la bière au Mexique, et numéro un de la bière importée en Australie et en Amérique du Nord, est associé à un style de vie décontracté, aux vacances, à la relaxation à travers ses symboles emblématiques, telles la tranche de citron vert et la plage. Ces symboles sont repris à chaque point de contact, aussi bien au niveau des réseaux sociaux qu’au niveau de la publicité traditionnelle. La marque a néanmoins su faire évoluer ses messages, en invitant même ses fans, dans ses récentes campagnes, à trouver « leur propre plage ». Cette année, Corona a annoncé sa plus grande promotion encore jamais organisée, offrant une chance pour ses clients de gagner l’un des 100 voyages au Mexique mis en jeu.

SOWINE_johnniewalker.gif #88 JOHNNIE WALKER (gain de 4 places) : la marque se développe au niveau international. La stratégie consistant à aller au-delà de la distribution de whisky et de faire appel à une classe moyenne émergente commence à être rentable dans des régions comme l’Amérique Latine et la Chine. Aux Etats-Unis, les offres sur les produits premiums de la marque ont obtenu de bons résultats, et Johnnie Walker s’est concentré sur la communication, ce qui a d’autant plus élevé le statut de la marque. En Chine, particulièrement, on commence à voir se développer plus de fidélité à la marque. Une ambitieuse campagne basée sur les réseaux sociaux, « Mots du voyage », qui raconte l’histoire de 12 pionniers chinois, a grandement stimulé sa visibilité dans la région, et a rendu la marque plus accessible. De plus, une stratégie « go-to-market » améliorée en Inde a aidé la marque, où elle détient un statut iconique.

SOWINE_smirnoff#89 SMIRNOFF (reste à iso) : bien que le marché de la vodka soit ultra concurrentiel, Smirnoff obtient de bons résultats. Des dispositifs excitants, telle la campagne ‘I choose‘, et l’émission de téléréalité « Master of the Mix », ont continué à renforcer la part de voix de la marque. Tout en restant le leader du marché américain, Smirnoff se développe sur les marchés émergents, où le développement des classes moyennes sont en pleine expansion. La marque continue de mener une stratégie très visible de soutien par des célébrités. Elle a annoncé récemment un partenariat avec Madonna dans le prochain épisode de la Smirnoff « NightLife Exchange », et a établi un partenariat avec Pharell Williams pour sa campagne « Start Pure ».

SOWINE_heineken #91 HEINEKEN (gain de 2 places) : les acquisitions sur les marchés émergents se poursuivent cette année, après l’achat en 2010 de Femsa Cerveza, qui rééquilibre le portefeuille sur une base européenne en baisse constante. La marque s’est intéressée à l’Afrique cette année, gagnant en capacité de production au Nigeria, et en entrant sur le marché du Sud Soudan via le rachat deux brasseries éthiopiennes. Par ailleurs stable au Brésil, où elle est fort présente depuis de nombreuses années, la marque continue d’expérimenter l’utilisation des médias sociaux. Heineken est actuellement en discussion avec Facebook concernant un accord publicitaire de plusieurs millions de dollars, a obtenu plus tôt dans l’année un accord avec Google sur une campagne, et se concentre sur la diffusion de clips sur Youtube dans le but de toucher l’importante cible des vingtenaires. En outre, son engagement sur la Ligue des Champions UEFA continue de construire la présence mondiale de la marque. Heineken accroit également ses efforts au niveau éco-responsabilité avec son programme sur 10 ans : « Brewing a Better Future ».

Au delà des débats sur la méthodologie employée pour les classifier et le caractère très US-centric de l’étude, je note que de nombreux commentaires explicatifs font écho aux stratégies d’activation de ces marques sur les réseaux sociaux, laissant à penser que la stratégie sociale est aujourd’ui déterminante de leurs succès respectifs et que l’interaction avec les fans et les communautés concernés impacte directement leur valorisation (voir aussi l’importance des campagnes sociales en publicité ici et ici).

Corona continue à asseoir un positionnement unique basé sur sa philosophie « vivre dans l’instant ».

Le numéro un de la bière au Mexique, et numéro un de la bière importée en Australie et en Amérique du Nord, est associé à un style de vie décontracté, aux vacances, et à la relaxation à travers ses symboles emblématiques, telles la tranche de citron vert et la plage.

Ces symboles sont repris à chaque point de contact, aussi bien au niveau des réseaux sociaux qu’à celui de la publicité plus traditionnelle.

La marque a su faire évoluer ce message, en invitant même ses fans, dans ses récentes campagnes, à trouver « leur propre plage ».

Cette année,  Corona a annoncé sa plus grande promotion de loterie au détail encore jamais organisée, offrant une chance pour ses clients de gagner l’un des 100 voyages au Mexique mis en jeu.

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Guinness – Haka ‘Some Are Made Of More’

En cette période de coupe du monde de Rugby, je vous propose de découvrir ce spot pour la bière Guinness. De la boue, de la sueur, de la bravoure…

La campagne est relayée sur un site dédié – 1759.guinness.com/channel/rugby – permettant de suivre l’actualité du tournoi en Nouvelle-Zélande. Vous y découvrirez également des applications indispensables comme le réveil programmable pour s’assurer d’être debout devant les matches. Question subsidiaire : boirez-vous de la Guinness dès 7:00am… ?!?
Some Are Made Of More.

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A voir et revoir ici quelques spots de la saga publicitaire Guinness.

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Comment les marques haut de gamme intègrent Facebook à leur communication ?

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Je vous propose de mettre en perspective les résultats de l’étude publiée en juin par le Think Tank L2 aboutissant au classement des 100 marques de prestige les plus investies sur Facebook : The L2 Prestige 100®: Facebook IQ.

1 minute sur 8 passées sur Internet se tient sur Facebook. Son influence sur les consommateurs et son importance dans les stratégies de communication des marques n’est plus à démontrer.

Cette étude, première du genre, met donc sur un même plan différentes marques luxe/premium. L’objectif étant de mesurer leur aptitude à intégrer Facebook dans leurs dispositifs de communication selon quatre critères : la taille et l’animation de la communauté, le brand content développé par la marque, l’engagement et la participation des fans dans l’animation de la communauté et enfin l’intégration de Facebook aux autres campagnes de communication. Incontestablement, les quatre éléments clés d’une démarche bien construite.

A ce titre, au nombre des observations de l’étude, on notera un rapport parfois inversement proportionnel taille de la communauté vs son engagement. En effet, certaines de ces marques utilisent encore Facebook comme un canal de diffusion unidirectionnel descendant et non comme un réel espace d’échange avec les ‘consom-acteurs’. Voir notamment les exemples des communautés Burberry (6,960,420 fans à date), Gucci (5,009,955 fans à date) et Chanel (4,195,109 fans à date), qui pourraient presque laisser penser que plus la base de fans est importante moins les membres intéragissent.

Du reste, dans cette même logique il est intéressant de relever que 20% des marques de luxe n’ont pas souhaité ouvrir leur mur (aka leur wall facebook). Mais fait majeur intéressant, les marques ayant opté pour cette stratégie vont devoir évoluer puisqu’à partir du 15 aout 2011, elles seront désormais tenues de laisser leur mur ouvert. Ces marques seront ainsi contraintes d’intégrer les prises de paroles de leurs fans. Autre remarque connexe : moins de 50% des marques intègrent un lien permanent vers leur page Facebook depuis leurs sites web et à peine un tiers des marques exploite le bouton « like ».

Aucune de ces marques n’exploite encore la brique F-commerce permettant de créer une boutique directement sur la fan page. Néanmoins, il se dit que certaines initiatives sont en cours et que cette technologie devrait être l’objet d’investissements importants l’année prochaine.

Les posts qui entrainent le plus de réactions de la part de la communauté concernent les produits. Les posts promotionnels (liés à un concours ou à une promotion) permettent d’augmenter la taille de la communauté de façon mécanique mais pas de façon qualitative puisque, en général, ces fans ne participent pas à l’activité de la page.

Autre dilemme, bien connu de ces grandes marques par ailleurs : la Globalocalisation, ou comment choisir entre une communication globale (mondiale) et une adaptation locale. Sans surprise, l’étude  démontre qu’il y a beaucoup plus d’intéractions lorsque la fan page est locale (par opposition à une page mondiale unique). A noter en best practice, la démarche entreprise par Johnnie Walker : la marque intègre une logique portail mondial regroupant ses 30 pages régionales. Johnnie Walker réussit ainsi le pari de faire participer activement ses fans sur les différentes pages régionales avec des niveaux d’intéraction records.

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S’agissant des résultats, même si le TOP 10 du palmarès est trusté par les marques de cosmétique et d’automobile, il y a tout de même deux marques d’alcools : #1 BMW, #2 Clinique, #3 Audi, #4 Lexus, #5 Bare Escentuals, #6 Benefit, #7 Bobbi Brown, #8 Johnnie Walker, #9 Belvedere, #10 Tory Burch.
Dans le reste du classement nous retrouvons : #21 Hennessy, #30 Rémy Martin, #34 Veuve Clicquot, #42 Cîroc, #56 Macallan, #62 Dewar’s, #62 Korbel, #68 Patron, #69 Ballantine’s, #76 Chivas Regal, #77 Louis Roederer, #89 Moët & Chandon, #92 Glenmorangie, #95 Krug, #97 Glenfiddich #100 Dom Pérignon.

Il y a donc 18 marques d’alcool dans le TOP 100 dont 5 marques de champagne, mais aucune marque de vin. Ce qui n’est pas très étonnant.

Si la sélection et le statut des marques haut de gamme sélectionnées, tout comme les motifs de gratification sont parfois discutables, cette étude a au moins le mérite de mettre en évidence certaines bonnes pratiques et les resistances constatées en matière de marketing conversationnel.

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Mode des cocktails : new twists on old classics

Même si elle a encore beaucoup à envier à ses cousines new-yorkaise ou londonienne, il semblerait que la scène cocktailistique parisienne parvienne enfin à prendre son envol, elle qui propose de plus en plus de concepts et de lieux franchement intéressants où l’on peut boire autre chose qu’un énième mojito, cocktail dont je sens qu’il sera le prochain has been des bars branchés en ce début de saison estivale…

Quelque part entre roaring twenties et époque de la Prohibition, la mode du rétro et du vintage, apparue il y a quelques temps déjà, perdure et trouve certainement de quoi assurer son essor sur la planète cocktail. Petite revue des tendances à surveiller dans les mois à venir, toutes passablement inspirées d’un passé plus ou moins éloigné…

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Créer du buzz et de la rareté autour d’un lieu qui n’a pas pignon sur rue

Il y a de ces bars géniaux dont on se demande toujours s’il ne vaudrait pas mieux en taire le nom et l’adresse, histoire de les garder pour soi et d’éviter qu’ils deviennent les prochains lieux branchouilles envahis par les bobos… La tendance aux bars cachés, voire clandestins, sortes de speakeasies des temps modernes, a déjà fait un carton chez les Anglo-Saxons, comme en témoignent certains établissements. Je pense ici notamment au PDT (Please Don’t Tell), bar new-yorkais auquel on ne peut accéder qu’en passant au travers d’une cabine téléphonique vintage située dans un restaurant de hot dogs !

À défaut de vous faire sentir comme Clark Kent se changeant en Superman, le Candeleria, petite taqueria de la rue de Saintonge dans le Marais, a le mérite de cacher derrière sa minuscule salle à manger l’un des bars à cocktails les plus hypes de Paris. Les mixologistes, anciens du Curio Parlor et de l’Experimental Cocktail Club, font la belle part au mezcal et autres téquilas et savent même accommoder les groupes avec des bols géants de punch, capables de régaler les papilles et de rafraichir toute une tablée.

Élaborer soi-même des ingrédients « faits maison » originaux

Lorsqu’on a l’esprit aventurier en matière de cocktail, on est rarement aussi bien servi que par soi-même… Les barmen experts l’ont bien compris et se sont mis à créer eux-mêmes, à partir de produits du commerce, des alcools originaux qui servent à singulariser leurs créations.

De la vodka infusée au bacon – à quand une version Frenchie infusée au foie gras ? – au cognac XO imprégné des arômes d’une truffe noire laissée à macérer entière dans la bouteille : ces produits définissent aujourd’hui les cocktails signatures de plusieurs établissements réputés.

Autres outils efficaces pour marquer le profil organoleptique d’un cocktail : les bitters maisons, parfumés, par exemple, à la lavande ou encore au pamplemousse rose. Quelques gouttes de ces amers aromatiques et on arrive à créer une différence remarquable et à faire d’un cocktail simple un véritable ambassadeur de son auteur ou de son lieu de création.

Rapprocher des univers connexes avec des mariages inusités

SOWINE_COINTREAU_CUISINE Les mélanges gastronomie / mixologie sont de plus en plus fréquents : du ketchup maison parfumé au Laphroaig du Prescription Cocktail Club au nouveau Cointreau Cuisine en spray utilisé par des chefs comme Williams Caussimon, les spiritueux occupent de plus en plus de place dans les assiettes. Plus que jamais, la frontière entre les deux univers est poreuse et plusieurs mariages révèlent l’intérêt de tenter des accords inusités. Oser le cocktail au Nutella ou la vinaigrette au Pastis, c’est l’occasion pour les marques ou les bars de marquer leur différence et de l’ancrer de manière durable dans l’esprit des consommateurs.

Inventer de nouveaux modes de préparation et rituels de consommation

Les cocktails vieillis en fût sont la nouvelle tendance à la mode chez les mixologistes américains… Pourquoi commander un simple Manhattan fait minute quand on peut boire un cocktail préparé il y a 6 semaines et vieilli en fût depuis ? Invoquant la recherche de cocktails plus harmonieux et de saveurs fondues et mieux intégrées, un petit nombre d’établissements ont su créer l’intérêt des consommateurs en leur proposant, pour quelques dollars de plus, de découvrir une version améliorée de leur cocktail favori.

Autre méthode efficace : les glaçons ou les verres simplement rincés avec un alcool de qualité afin de donner un petit supplément d’âme à un cocktail fatigué. La mise en avant de lieux inattendus, de nouveaux ingrédients originaux, de mariages entre univers connexes et de nouvelles techniques d’élaboration inusitées a certainement le mérite de donner de donner un nouveau twist à de vieux classiques.

Lesquelles de ces tendances sauront survivre et s’imposer au-delà de l’été ? Rendez-vous à la rentrée pour le savoir !

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THE BASIL BLITZ
4 cl rhum blanc
2 cl LEJAY cassis
2 cl sucre
6 feuilles de basilic
1/2 citron vert
3 mûres fraiches

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FROM PARIS WITH LOVE
4 cl vodka
2 cl LEJAY cassis
3 cl jus de passion
2 cl sucre
3 mûres fraiches
1/2citron vert

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LEJAY BLACK CALVADOS
4 cl Tequila Silver
2 cl LEJAY cassis
2 cl de miel
1/2 citron vert
Des fruits rouges

Cocktails créés par Yann – BLACK CALVADOS (BLITZ TEQUILA BAR)
Photos SOWINE – Tous Droits Réservés

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