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Trop de salons… tue les salons ?

VINEXPO

Vinexpo, ProWein, London Wine Fair, VinitalyVinisud … Ne serait-ce qu’en France et dans les pays limitrophes, les salons internationaux réservés aux professionnels du vin ne manquent pas, et de petits nouveaux pointent encore le bout de leur nez –ainsi Vinipro, lancé en 2014. Alors que Vinexpo ouvre ses portes ce dimanche, nous nous sommes posé la question de savoir si la surabondance des salons ne nuisait pas à leur succès.

Parmi la pléthore de ces rendez-vous qui réunissent les opérateurs et décideurs mondiaux du secteur des vins et spiritueux, les deux plus connus –parce que les plus fréquentés- sont Vinexpo, qui se tient depuis 1981 toutes les années impaires -en juin- à Bordeaux, et ProWein, qui se tient tous les ans -en mars- à Düsseldorf en Allemagne.

ProWein, qui a lieu plus tôt dans l’année et reçoit davantage d’exposants, mise sur l’efficacité. C’est sur ProWein que l’on vient faire du business, signer des commandes, négocier des contrats. Le salon dure 3 jours, contre 5 pour Vinexpo.

Vinexpo, qui a lieu mi-juin et joue sur son occurrence bisannuelle, se veut un événement un peu plus « exceptionnel » : si l’objectif demeure de créer des opportunités d’affaires entre les opérateurs, le cadre prestigieux de la région bordelaise offre aux acteurs qui en ont les moyens un écrin plus « glamour » qui leur permet de travailler leur notoriété et leur image, en particulier par le biais des « off », ces dîners et soirées organisés au sein des châteaux (prime aux Bordelais).

Rendez-vous incontournables, véritables grand-messes internationales du vin, ces deux événements semblent dominer le marché des salons en Europe. Même si d’autres ont trouvé leur place et les moyens de se développer sur des créneaux plus ciblés : il incombe à tout nouveau salon d’innover pour s’imposer.

In en est ainsi de Vinisud qui jouit d’un réel succès et d’une belle réputation depuis une vingtaine d’années. Le salon s’est affirmé comme la vitrine des vins de la Méditerranée… avec d’autres régions représentées, en particulier pour la prochaine édition (février 2016), qui s’ouvre aux vins de Bordeaux et de Californie. Vinitaly, plus gros salon en termes de visitorat, repose avant tout sur les vins italiens. Une stratégie locale (produit ou marché) payante : la London International Wine Fair, dont les chiffres d’affluence et le nombre d’exposants avaient chuté ces dernières années, a su pour l’édition 2015 se renouveler : changement de lieu et concentration sur le marché anglais, deuxième marché d’importation de vin en Europe, ont permis au salon de retrouver les bonnes grâces des exposants et visiteurs. Une stratégie locale également embrassée en France par les salons régionaux, dont le plus connu est sans doute le Salon des Vins de Loire. Sans parler des salons parisiens, Salon de la RVF en tête, talonné depuis peu par le Wine Lab, le 2e salon de Bettane&Desseauve, petit frère du remarquable et remarqué Grand Tasting (celui-ci est ouvert au public).

Trop de salons tueraient-ils les salons ? La concurrence est rude : difficile de trouver les bonnes dates -il est ainsi souvent reproché à Vinexpo d’arriver tard dans l’année au regard de Prowein ; preuve en est aussi la concurrence d’agendas qui a vu enchaînement des salons Wine Lab et salon de la RVF la même semaine à Paris cette année. Difficile de trouver un positionnement accrocheur et qui attire à la fois exposants et visiteurs : à voir si le salon Bordeaux-Vinipro, lancé en 2014 et qui met l’accent sur les vins de Bordeaux et du Sud-Ouest qui n’ont pas forcément les moyens de sortir du lot sur Vinexpo, en s’appuyant sur un concept destiné à attirer la nouvelle génération de professionnels du secteur par une tonalité décalée, tiendra ses promesses dans les années à venir. Difficile –voire impossible- aussi pour les exposants comme pour les visiteurs de trouver les budgets, le temps et les équipes pour répondre à toutes les sollicitations.

Ce n’est pas d’avoir trop de salons qui tue les salons, mais probablement d’avoir des salons qui, pour fonctionner, doivent concilier taille critique nécessaire économiquement, et positionnement clair : les exposants comme les visiteurs, et en particulier les importateurs, cherchant aujourd’hui surtout la spécificité, la nouveauté, et l’efficacité.

Le salon Vinexpo tiendra-t-il ses promesses cette année ? Le travail entrepris depuis deux ans par la nouvelle direction, les réponses et les solutions apportées aux questions et reproches formulés, l’excellente stratégie de communication mise en place depuis plusieurs mois, ainsi que les nouveautés proposées cette année semble augurer d’une très belle édition 2015.

Rendez-vous à partir de dimanche pour le constater !

VINISUD 2015

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Anniversaires de marques : quand le patrimoine sert la stratégie marketing

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Un anniversaire, c’est une commémoration, une célébration, un événement qui se fête. Dans le monde des vins et spiritueux, l’année de fondation est un élément clé de l’identité de la marque : elle témoigne de l’ancienneté de la marque et l’ancre concrètement dans l’histoire. Communiquer sur son passé, c’est valoriser sa marque, son savoir-faire et ses produits. Depuis toujours, l’anniversaire est un prétexte pour communiquer et les marques de spiritueux ne font pas exception à cette règle lorsqu’elles articulent une prise de parole marquante sur toute une année, visant à renforcer leur légitimité par la célébration de leur longévité. La marque dispose d’une fenêtre de 365 jours, pas un de plus. Il s’agit donc pour elle de l’orchestrer savamment afin d’en tirer un maximum de retombées et de visibilité.

Ce qui est nouveau, c’est la palette des outils que les marques peuvent déployer pour communiquer sur leur anniversaire : print, digital, édition, événementiel, artistique, les cloisons tombent, et la célébration prend d’autant plus facilement une dimension internationale, quand elle se limitait auparavant à des événements presque privés et exclusifs.

Les dernières maisons en date à fêter leur anniversaire ne sont autres que le leader mondial du Cognac, Hennessy, qui souffle cette année ses 250 bougies et l’un de ses principaux concurrents, Martell, qui en souffle lui 300.

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Hennessy a inauguré l’année de son deux-cent-cinquantenaire en janvier en présentant le Hennessy 250 Tour, à la fois exposition itinérante et festival culturel, véritable tour du monde fidèle à son identité reposant sur l’esprit de conquête. Faisant escale dans cinq villes emblématiques pour la marque (Guangzhou, Moscou, New-York, Johannesburg et Paris) le Hennessy 250 Tour met en avant des artistes contemporains majeurs dont les œuvres et installations d’art – à la fois réelles et virtuelles – évoquent l’héritage et l’expertise de la Maison. Une manière judicieuse d’affirmer encore le positionnement luxe de la marque en s’associant à des artistes de renommée internationale dont l’œuvre porte sur l’histoire même de la maison. Le tout en allant directement au contact des publics ciblés par la marque pour créer ou renforcer un lien puissant. Du côté de la communication, au-delà des moyens classiques du « faire-savoir », Hennessy est allé jusqu’à engager un photographe pour partager, via son compte Instagram, les clichés pris tout autour du monde et faire ainsi rêver les followers même les moins concernés.

Rappeler l’histoire par le biais de cette célébration, c’est aussi toucher la fibre nostalgique du consommateur. Chez Martell, l’histoire est au centre de la communication cette année, par le biais d’un film historique long format, tout en axant sa communication sur la transmission, l’héritage et le savoir dans une campagne publicitaire internationale où les flacons remplacent les livres dans une bibliothèque à l’allure feutrée.


Martell Cognac : La Maison a 300 ans

Cette vision du luxe et de l’excellence par l’histoire s’incarne souvent aussi par l’édition de livres à la mémoire de la marque. Des ouvrages de belle facture qui cristallisent l’univers de la marque et donnent au temps une véritable dimension culturelle. Ce que font à la fois Hennessy et Martell, disposant tous deux d’un fonds riche en archives et objets patrimoniaux.

Le ressort le plus évident de ce type de communication réside dans la symbolique incarnée par les événements de grande ampleur, dans les campagnes de publicité liées, et dans la commercialisation de spiritueux en série limitée. Pour ses 300 ans, Martell sort le grand jeu en invitant 300 – de l’importance de la symbolique et de la mise en scène– personnes pour une soirée inoubliable au Château de Versailles. Quel écrin plus prestigieux pour immortaliser l’aura d’une marque, son luxe et son excellence ?

Avec Hennessy, c’est au cours d’événements donnés tout autour du monde que clients, journalistes, blogueurs et consommateurs ont pu découvrir la « Coupe Hennessy 250 », une cuvée inédite élaborée par le Maître de Chai (le Maître Assembleur chez Hennessy) Yann Fillioux, à partir de la sélection depuis 2010 des eaux-de-vie les plus fines. Le calage des eaux de vie s’est fait dans des barriques de 250 litres, et le produit est comme il se doit commercialisé en édition limitée.

Chez Martell, le choix d’une égérie, en la personne de Diane Kruger, permet à la marque tricentenaire d’être incarnée et de s’inscrire de ce fait dans la modernité, avec une vraie forme d’élégance et une dimensions internationale incontestable.

Ces exemples prouvent bien la nouvelle dimension multiple qu’ont prise ces célébrations : elles peuvent profiter d’une stratégie 360° pour démultiplier leur communication sur tous les supports et tous les continents. Hennessy et Martell l’ont bien compris et ont saisit l’occasion pour renforcer leur notoriété et leur image dans un environnement historiquement riche, où il est parfois difficile de se démarquer.

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Où serez-vous lundi ?

Dégustations en Champagne, c’est reparti !

Comme chaque année depuis 7 ans, les vignerons champenois font découvrir leurs produits lors d’une semaine particulièrement active en Champagne : à partir de samedi et jusque mercredi 22, rendez-vous à Reims et dans le vignoble pour retrouver les différents groupes, chacun en un lieu différent mais toujours dans une ambiance conviviale et dynamique.  Terres & Vins de Champagne,  Les Artisans du Champagne, Origines Champagne… L’événement est devenu le rendez-vous à ne pas manquer pour tous les professionnels du vin. Lire aussi ici sur l’édition 2014.

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Insolent, Insolite #1

SOWINE vous propose, pour la première fois, sa sélection des lieux les plus insolites dédiés à l’univers vins, spiritueux et art de vivre. Jamais, même dans nos rêves les plus fous, n’aurions-nous pu dessiner les contours d’idées aussi saugrenues, farfelues, génialement drôles et surprenantes. Laissez-vous étonner par la première édition d’Insolent, Insolite.

Cheesothérapie

La thérapie au goût du terroir

Lorsqu’un Anglais se représente un Français marchant dans la rue, il l’affuble d’un béret, l’apprête d’une marinière à la Jean-Paul Gautier, lui glisse une baguette tradition sous le bras et un camembert dans la main. Car oui, la France, c’est le pays aux 300 fromages.

C’est pour faire honneur à cette tradition laitière française que deux jeunes entrepreneuses du Larzac montées dans la ville lumière ont lancé le premier établissement de soins en « cheesothérapie ». Une hérésie ? Loin de là ! Les vertus du fromage sur la peau, vantées récemment par une enquête de l’Institut Français de Dermatologie, sont à considérer avec tout le sérieux qu’elles méritent. Masque au saint-nectaire, gommage au parmesan, détox au maroilles, soin anticernes au Chabichou, anti-aging à l’aide d’un élixir concocté à base de moisissures de roquefort affiné 8 mois : il y en a pour tous les goûts !

Le petit + : l’épilation au fromage à raclette (à quand l’épilation mayo ?!)
Le petit - : l’absence de pédicure

Adresse : 67, rue de l’Abbé-Germain 75017 PARIS

Helena Jacoba copy

Tout en 1

La devanture de cette petite boutique ne laisse rien présager, et pourtant, nous vous encourageons à franchir le pas de la porte et à commander le « Breakfastail ». Cette petite mixture ne paie pas de mine, mais elle bouleverse l’occasion de consommation du cocktail.

C’est inspiré par sa propre expérience que Christophe Trilou, jeune étudiant en mixologie à la prestigieuse école Ferrandi, s’est lancé dans la création du « Breakfastail. »
« Pressé par mon agenda très chargé lorsque j’étais étudiant, j’arrivais toujours à l’école l’estomac vide. Pas le temps de me préparer quoi que soit. Pourtant j’aime énormément les petits dej’ à l’anglaise : bacon, œufs brouillés, pain, le tout assorti d’un bon café et de confiture. C’est pourquoi j’ai mis mes talents de mixologiste à l’œuvre et j’ai composé un cocktail constitué de tous ces ingrédients. Ca change le moment de consommation du cocktail, et je trouve ça intéressant, c’est le premier cocktail à boire le matin, même avec la gueule de bois » nous confie-t-il.

Le succès est déjà au rendez-vous, et nombreux sont ceux qui se pressent dans sa boutique, où l’impressionnante affluence fait se sentir à l’étroit. Encouragé par cette réussite il se tourne désormais vers le futur et pense inaugurer le premier bar à cocktail ouvert exclusivement le matin de 6h30 à 10h30.

Le petit + : le cupcake céréales hybride au goût Frosties, Choco Pops, Golden Grahams, Muesli et Weetabix pour un accord met/cocktail au poil
Le petit - : l’amertume du café pas très bien équilibrée par le reste des ingrédients et une longueur en bouche un peu limitée

Adresse : 3, place du Général Farton 75005 PARIS

WineShaker

Grand Cru + Grand Cru = Super Grand Cru

Prenez votre Grand Cru de Bordeaux préféré, versez-le dans le Wine Shaker. Prenez un autre de vos grands crus préférés et faites la même chose. Remplissez le Wine Shaker de glaçons, remettez le couvercle du Wine Shaker et secouez du plus fort que vous pouvez. Dans un verre à cocktail, versez le mélange et dégustez un Super Grand Cru.

C’est le nouveau concept qui fait fureur dans le monde de la mixologie. Initié par Jean-Claude Birtyon, le SGC bar (comprenez SGC pour Super Grand Cru) qui vient d’ouvrir ses portes dans le 9ème arrondissement de Paris propose des cocktails 100% à base de vin. Mais pas n’importe quels vins !

Grâce aux relations qu’il a su tisser avec les négociants bordelais les plus influents, cet entrepreneur landais, qui a fait ses armes chez un des courtiers les plus réputés de la Place de Bordeaux, dispose d’une gamme de Grands Crus sans égale à Paris. Seulement, soucieux de démocratiser la consommation de ces grands vins, il a décidé de créer Super Grand Cru.

Résultat ? Des mélanges dont on rêvait depuis longtemps ! Courez vite goûter le « Haut-Brigaux », le « Château Laftour », le « Cheval-Angélus » ou encore le « Péquem », savant mélange d’un fameux pomerol et d’un sauternes précédé par sa réputation internationale…

Le petit + : une ambiance feutrée en accord avec le prestige et l’excellence incarnés par les vins qui meublent les étagères auxquelles le barman montre le dos
Le petit - : le secret des recettes préservé aussi chèrement que fièrement par le barman et le Wine Shaker qui est en rupture de stock

Adresse : 37, impasse Paul Pistoule 75002 PARIS

GDB

Night & Day

C’est le nouveau lieu branché de Paris. L’idée risque de vous choquer et vous paraître saugrenue, mais elle part d’une bonne intention : rendre plus agréables vos lendemains de soirée.
Découvrez le G.D.B. Paris. Si le « Breakfastail » ne suffit plus à vous relever après une soirée mouvementée entre amis, direction ce « temple de la gueule de bois ». Accompagné de vos compagnons d’infortune (ou de fortune, question de point de vue), profitez de cette oasis de la décuve : bassines pour 3 personnes, fontaines de Coca et de chocolat chaud, diffusion sur grand écran des meilleurs feel-good movies et autres comédies romantiques en continu, distribution de combi-pyjamas larges en velours, buffet de pâtes à volonté et autres réjouissances sont au programme.

Plus on est de fous, plus on rit : si vous aimez vous amuser avec vos amis, vous pouvez désormais bénéficier d’un lieu dédié pour vous remettre des émois de la veille grâce au G.D.B., idéalement situé en plein cœur du Paris hype… PiPi (pile à Pigalle) un peu plus au nord du fameux SoPi (South Pigalle). Bref, le C.D.B. c’est the place to be !

Le petit + : la distribution gratuite de « câlins de la réconfortance » par l’équipe du G.D.B.
Le petit - : le nombre limité de places disponibles (quand on connaît l’animation nocturne parisienne on ne peut que prévoir l’ouverture de nouveaux sanctuaires diurnes pour tous les fêtards qui se réveillent en ayant mal aux cheveux !)

Adresse : 90, rue des Plantes 75018 PARIS

Alain Gavillet

Donnez-moi de l’éphémère !

Dans notre société de masse où tout va toujours plus vite, où l’instantané prime sur le long-terme, Paris voit fleurir les bars et restaurants éphémères. L’innovation n’arrête pas puisqu’un nouveau concept complètement déjanté vient de voir le jour : le train éphémère.

Vous êtes las de ces trains qui restent à quai dans une seule ville, et préférez vivre à la Serge Lama « d’aventures en aventures, de trains en trains, de ports en ports » ? Cette nouvelle invention ne vous garantit ni les aventures, ni les ports – cela ne dépend que de vous – mais elle vous invite à vous installer sur la banquette de ces trains qui voyagent de ville en ville à la rencontre de tous les amoureux de voyages qui se plaisent à voir défiler sous leurs yeux des paysages variés à couper le souffle !

Le petit + : certains trains disposent même d’un « wagon-bar » pour ceux qui souffriraient d’hypoglycémie ou seraient tout simplement désireux de se sustenter le temps du trajet
Le petit - : des petits problèmes de ponctualité…

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Festival Omnivore 2015 : quand la mixologie entre en scène

Omnivore

Il n’y a qu’un seul endroit en France où vous pouvez vous gaver de pâté en croûte en écoutant Beyoncé sans rougir, un seul endroit où une marmite de tripes mijote tranquillement à côté d’un jus de mandarine, un seul endroit où le beurre revêt des allures de caviar et où un cocktail se boit et se lit comme une œuvre de Jackson Pollock : le Festival OMNIVORE !

Le Festival Omnivore vient de fêter ses 10 ans : 10 ans de découvertes culinaires toujours plus pointues, 10 ans de curiosités gastronomiques, 10 ans de jeune cuisine internationale et audacieuse. Le festival Omnivore joue brillamment son rôle de prescripteur en matière de tendances gastronomiques contemporaines, en invitant à chacune de ses éditions un parterre de chefs, de bartenders, d’artisans toujours plus inventifs et habités par leur passion. Cette année encore, Omnivore a fait bouger les frontières de la cuisine et a servi, pendant trois jours, matière à manger et à penser pour les mois à venir.

Parmi les tendances observées : une scène Cocktail qui bouillonne toujours autant d’idées et de mélanges improbables (relire Quand le cocktail devient moléculaire !), reflétant les initiatives en matière de mixologie venant de New York, Paris, Londres ou Shanghai (relire Mode des cocktails : new twists on old classics). Des accords mets-cocktails et la tendance des ‘foodtails’, créations spirituo-gastronomiques (cocktails à base d’ingrédients normalement utilisés en cuisine) qui ont encore de beaux jours devant eux. Enfin, le mélange des cultures et l’ouverture d’esprit comme maître-mots pour ces acteurs des tendances culinaires : c’est le restaurant Dersou à Paris qui s’est vu attribuer le prix de l’Ouverture, là même où ses accords venus d’ailleurs ont parfois suscité des réactions méfiantes, comme en témoigne son chef Taku Sekine lors de la remise de son prix sur scène.

Tout comme la jeune scène Street Food, la scène Cocktail donne la parole à des acteurs qui contribuent à casser les codes de leur propre secteur, mais aussi à déconstruire les habitudes de consommation. On pourrait citer ici le Marclee qui propose à ses clients d’associer le Saké à des mets japonais et The Beast qui met en avant l’accord mets-whisky, un accord initié il y a six ans déjà par les Single Malts Aberlour avec le Aberlour Hunting Club.

En attendant avec impatience la tendance du Spritz (voir cette excellente note du blog) au petit déjeuner, on a hâte d’entamer une nouvelle décennie 100% Jeune Cuisine.

Elise

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En 2015, Château Roc de Calon vous invite à… inviter !

Lundi 9 mars 2015, Château Roc de Calon lance la première édition ouverte au public de ses Rendez-Vous parisiens : un dîner en petit comité, où chaque convive est invité à… inviter la personne de son choix. Une date, un lieu de rendez-vous, pour un dîner limité à 14 personnes, qui se retrouvent pour un cours de cuisine puis un repas partagé : les Rendez-Vous Roc de Calon sont une occasion originale de se retrouver le temps d’une soirée, de rencontrer d’autres amateurs de vin, et de profiter d’un moment convivial aux côtés de la famille Laydis, propriétaire du Château.

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Inviter la personne de son choix
Pour la première fois, Château Roc de Calon propose aux amateurs de vin, de cuisine et de convivialité à se rencontrer, le temps d’une soirée, pour un moment ludique, pour un moment unique, pour un moment gastronomique. Les Rendez-Vous Roc de Calon sont une façon originale de découvrir les vins : ouverts au public, sur réservation uniquement, et proposés au prix de 140 euros pour 2 personnes, ils sont l’occasion pour les amateurs de faire plaisir à la personne de leur choix : sous l’œil avisé du chef résident, les convives préparent un menu sur mesure, qu’ils dégustent ensuite tous ensemble, accompagnés des vins de Château Roc de Calon.

Trois Rendez-Vous par an
Lancés à l’automne 2014 avec un premier dîner test qui s’est joué à guichets fermés, « Les Rendez-vous de Roc de Calon » ont déjà trouvé leur public. La première édition 2015 aura lieu le 9 mars, la suivante le 22 juin : en y participant, et en invitant ainsi la personne de leur choix, les convives s’autorisent un moment hors du temps, en toute simplicité. Un moment de partage avec celui ou celle qu’ils connaissent si bien, et avec d’autres personnes qui, comme elles, aiment la convivialité et les souvenirs partagés. Le vin ne possède-t-il pas la puissance de créer d’heureux souvenirs chez ceux qui le partagent ?

Une famille atypique
Dans la famille Laydis, le vin se vit comme une passion. Chacun mène sa vie professionnelle de son côté, pourtant tous sont liés par la meilleure des raisons de se retrouver : le vin, la vigne et l’amour du domaine familial, situé au cœur de Montagne Saint-Emilion. Pour Bernard et Sylvie les parents, Thomas et Marie leurs enfants, le vin est une histoire de partage : il sait rapprocher des personnalités différentes en scellant un attachement solide autour de moments forts. Aujourd’hui, avec « Les Rendez-vous Roc de Calon », la famille Laydis ouvre sa table à tous ceux qui, comme eux, savent que le vin crée du lien et de la convivialité.

« Les Rendez-vous Roc de Calon »
Offrez-vous un dîner, Roc de Calon invite la personne avec qui vous souhaitez le partager.
Prochain rendez-vous le lundi 9 mars 2015 de 19h à 23h
Sur inscription uniquement
Dîner à 140 euros par personne invitante, comprenant : le cours de cuisine en compagnie du chef, le dîner (entrée, plat, dessert), la dégustation des vins, et le dîner pour votre invité(e)
Limité à 14 personnes par soirée
En plein cœur de Paris, dans un lieu chaleureux et dédié, dévoilé lors de la réservation
Réservations via www.weezevent.com/les-rendez-vous-roc-de-calon
Conciergerie : 06 87 26 90 91

Retrouvez toute l’actualité de Roc de Calon sur www.rocdecalon.com
Facebook www.facebook.com/chateaurocdecalon
et Twitter @rocdecalon

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En 2015, toute la SOWINE Team se mobilise !

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L’Aperol Spritz à la conquête du marché français

Encore inconnu il y a quelques années par la majorité des français, le cocktail d’origine vénitienne appelé ‘Spritz’ se fait de plus en plus populaire à l’heure de l’apéritif mais également, et depuis peu, dans nos rayons de supermarchés.

BLOG_SpritzBien qu’en Italie du Nord, chaque barman possède sa recette secrète savamment dosée, le Spritz se compose généralement de la façon suivante : beaucoup de glaçons et une tranche d’orange puis 2/3 de vin blanc sec ou de Prosecco (vin effervescent italien), 1 trait d’eau gazeuse ou de soda et enfin, 1/3 de ‘bitter’ – liqueur amère à base d’écorce d’orange. L’Apérol, plus sucré que son cousin ‘Campari’, est souvent plébiscité pour donner au Spritz ses belles couleurs orangées et son amertume caractéristique, non sans rappeler l’Americano, cocktail davantage reconnu en France.

Frais, original et facile à réaliser, le Spritz a définitivement le vent en poupe dans l’hexagone grâce notamment à la stratégie de communication d’Aperol (au Groupe Campari depuis 2003 et distribué par RFD en France) qui a su associer sa consommation à celle du cocktail vénitien, en plongeant le consommateur dans un univers de consommation qui lui est propre. Au même titre que la marque Havana Club qui tend depuis peu à associer la consommation du cocktail cubain « Mojito » à l’une de ses références (Havana Club 3 ans #purementcubain), Aperol consacre une grande partie de sa communication à la promotion d’un seul et unique mode de consommation – l’Aperol Spritz – et non du produit en lui-même. En effet, les caractéristiques organoleptiques du produit, son processus d’élaboration et son histoire s’effacent au profit de messages à caractère aspirationnel.

En 2011, le groupe lance l’Aperol Spritz « Ready to Serve » (et non Ready to drink !), en bouteilles individuelles, invitant ainsi les consommateurs au partage et à la convivialité chers à l’ADN de cette boisson. En 2012, Aperol organise Piazza San Marco à Venise, berceau du Spritz, le plus grand « Aperol Spritz toast » jamais organisé et rentre ainsi dans le Guinness Book des records au côté du cocktail fétiche : 2,657 se sont réunies pour trinquer dans une atmosphère festive, mettant ainsi en exergue le caractère fédérateur de la fameuse boisson. En mettant en pratique une stratégie propre au marketing tribal, Aperol a ainsi réussi à se réapproprier les codes de la communauté cible avec brio : le besoin de communion, le goût pour la fête et l’importance de la notion de performance.

Sur le site francophone d’Aperol , une catégorie entière est dédiée à l’Aperol Spritz proposant des contenus plutôt attractifs (vidéo, recette) mais peu nombreux. C’est sur la page Aperol Spritz France que la stratégie de communication digitale se déploie largement à travers des contenus parfaitement adaptés à sa cible : jeux concours, applications dédiées à la géolocalisation des points de vente, accords mets/Spritz, photos mettant en scène diverses occasions de dégustations, contenus de type conversationnel pour favoriser l’interaction avec la communauté, contenus liés à l’art de vivre italien et le sentiment d’évasion que procure le voyage, et bien sûr des contenus particulièrement attrayants, comme une vidéo-tutoriel dans laquelle Aperol nous apprend comment réaliser un véritable Aperol Spritz. Si les taux d’engagements semblent étonnamment bas au regard d’une communauté importante (800 000 fans) et que ce ‘DIY Spritz’ est loin d’atteindre le joli score de « Comment faire un mojito cubain ? » d’Havana Club sur Youtube (près de 500 000 vues), force est de constater une réelle volonté de prise de parole sur les réseaux sociaux pour s’adresser et conquérir un public jeune et amateur de cocktails.

Au vu des chiffres qui traduisent cette tendance de façon significative, l’Aperol a amorcé son ascension du réseau CHR puisqu’entre 2013 et 2014, les ventes ont doublé dans cette catégorie . Outre une force de vente particulièrement active, on pourrait également expliquer cet engouement par le fait que «Le cocktail est synonyme de voyage pour les consommateurs et répond à une demande d’évasion et d’expérience organoleptique» selon Benjamin Kuentz, Directeur de CGA-Nielsen en France. « Il rejoint ainsi la jeunesse actuelle, très globe-trotter, et qui aime retrouver en France, à son retour, le goût de ses pérégrinations » . L’invitation au voyage, le partage, les références à l’Italie se situent au cœur de la stratégie de contenus d’Aperol sur sa page Facebook France, qui, pour se différencier de ses concurrents, a su recréer un véritable univers de communication Made in Italy en reprenant les codes d’une communauté au sein de laquelle la marque veut s’inscrire durablement.

Il reste donc à Aperol de belles perspectives considérant la part croissante des jeunes qui déclarent réaliser des cocktails à domicile : 72% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude sur la consommation des cocktails en France menées par CGA et Nielsen. Une percée significative du réseau CHR français, des centaines d’opérations locales de promotion au cœur de son réseau de distribution, la société de distribution RFD voit encore plus loin en prévoyant notamment de lancer une campagne de communication par voie d’affichage dans le métro parisien, les gares et les centres commerciaux pour s’adresser à une cible large et urbaine .

Elise

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Aberlour Hunting Club édition 2014

Aberlour Hunting Club – Restaurant éphémère : plus que quelques jours avant d’entrer… au cœur du bois

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Les amoureux des bonnes et belles choses ne seront pas déçus : pour la 5ème année consécutive, ABERLOUR donne le ton de l’automne en proposant un dîner exceptionnel, dans un cadre unique, sous le signe de l’impérissable lien qui unit la gastronomie et la chasse.

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Baromètre SOWINE/SSI 2014 : les Français, le vin et le web

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Quel rapport les Français entretiennent-ils avec le vin ? Quelles sont leurs sources d’information, et quelle place y occupent les nouvelles technologies ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux, et en quoi influencent-ils l’acte d’achat de vin ? La 5ème édition du baromètre SOWINE/SSI met en évidence une évolution des comportements qui progresse à toute vitesse.

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