Déplier/replier le menu
Vin et Internet : cours de dégustation virtuels

Sowine_bbrJe faisais récemment allusion dans une de mes notes à la très particulière boutique Berry Brothers & Rudd à Londres, marchand de vin depuis 1698 -la boutique vaut vraiment le coup d’oeil, elle n’a quasiment pas changé depuis cette époque.

Depuis cet été, l’internaute se voit proposer, sur le site de la boutique, des cours virtuels de dégustation sous forme de vidéos téléchargeables. Les cours sont présentés par Rebecca Lamont, responsable de l’école de dégustation de BBR et ont pour ambition d’expliquer de manière simple à l’internaute éclairé ou averti comment déguster et apprécier un vin sous l’angle des cépages, en présentant des cuvées de différents pays producteurs – une vision anglo-saxone comme je les aime, éducative et ouverte sur l’international.

Même si la réalisation aurait vraiment mérité de sortir des codes habituels de l’univers du vin (les clips sont tournés dans la cave de la boutique) et si la dimension technique laisse à désirer, j’apprécie l’inititative, didactique et décomplexée.

Dans la même veine et depuis déjà plus d’un an, la Maison de champagne Veuve Clicquot propose sur son site un mini cours (section Be Clicquot / Trucs et Astuces) très bien fait sur la dégustation de champagne, en quatre étapes : ou comment rafraîchir, ouvrir, déguster et conserver son champagne, expliqué par Cyril Brun, l’un des oenologues de la Maison. Pour le coup, la réalisation est moderne et les aspects techniques bien mieux pensés pour un résultat très agréable. Voir aussi les explications spécifiques données par Jacques Péters, Chef de Caves, sur la cuvée Veuve Clicquot Rosé (section La Collection / Veuve Clicquot Rosé).

Sowine_veuveclicquot_2

Par ailleurs, dans une approche très spontanée et souvent humoristique, retrouvez les sympathiques vidéos du sommelier français Olivier Magny qui cherche ainsi à désacraliser l’accès aux vins et dont la profession de foi résume bien le parti-pris : « Wine Snobs highjacked the world of wine… Ô Chateau is my response to them« .

Gageons que le développement de la diffusion de vidéos sur Internet porté par la convergence de technologies, de services de distribution (YouTube, Dailymotion) et de bande passante va permettre aux professionnels comme aux amateurs de partager de plus en plus leurs sensations autour de la dégustation sur le web.

LIRE LA SUITE
Votre barman virtuel à domicile

Sowine_digitalfountainJe vous présentais il y a quelques semaines (voir ma note ici) le concept original développé par Enomatic : ces machines qui distribuent du vin au verre, mises en place dans un certain nombre de lieux de dégustation « branchés » de la planète, de Londres à Tokyo en passant par les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Dans le même style, voici l’appareil qui crée pour vous les cocktails de votre choix. Le « Virtual Bartender » MyFountain vous propose, moyennant un prix d’achat fixé à 2500 US$, de goûter aux cocktails pré-enregistrés dans la machine, ou bien d’y programmer vous-mêmes vos recettes préférées -l’appareil accepte jusqu’à 16 ingrédients différents.

Contrairement à l’appareil d’Enomatic autour du vin, cette invention de la société américaine Digital Beverages me paraît destinée à un public amateur plutôt que professionnel -surfant en particulier sur le succès phénoménal remporté, depuis quelques années, par les machines à expresso adaptées à l’usage domestique. Une proposition à la fois ludique et technologique tout à fait dans la veine des concepts novateurs qui invitent à la désacralisation de la dégustation, ajoutant la dimension découverte au plaisir du goût.

LIRE LA SUITE
Marketing du vin : BuyersVine Beta Wine Search

Sowine_buyersvineDans le cadre de mon dossier Vin 2.0, voici un nouvel éclairage avec le moteur de recherche américain BuyersVine (en Beta) développé par l’éditeur Synapse Wine.

Ce site offre un service d’intermédiation et d’agrégation entre acheteurs et domaines vinicoles en proposant un menu de recherche intuitif et plutôt ludique.

L’internaute effectue un simple « drag-and-drop » des critères de sélection décrivant ses préférences et le site renvoie de façon dynamique vers les bouteilles les plus proches de ses desiderata, référencées dans la base de données.

Sowine_wineryLes catégories proposées sont aussi variées que la couleur, le type, le goût, le prix, l’accord mets/vins, la région et même des concepts « instants de dégustation » comme le sport, le jour de la semaine, la profession, l’occasion, l’audience, etc. Il s’agit donc d’une logique décomplexante et simple.

Les utilisateurs peuvent renvoyer ou sauvegarder les résultats sur leur PDA ou téléphone en exploitant les flux RSS proposés.

Ce service s’adresse principalement aux domaines vinicoles n’ayant pas la taille critique ou le budget média suffisant pour soutenir une approche e-commerce.

La démarche est intéressante dans la mesure où elle rapproche les consommateurs des producteurs avec une proposition prix attractive puisque les tarifs se calculent « départ de cave ». la pertinence tient bien sûr à l’exhaustivité de l’offre proposée, qui dépend du référencement volontaire des vignerons sur le site, et à la façon dont les ‘mots-clés’ (tags) sont attachés à chaque cuvée.

LIRE LA SUITE
Réseau social et marketing du vin

Réseau social et marketing

Pour nourrir mon dossier vin 2.0, voici un éclairage sur deux initiatives américaines à la pointe de l’usage des nouvelles technologies et privilégiant des approches fédératrices :

- Communauté et vin 2.0 : The Capozzi Winery

Installé dans la Russian River en Californie, Josh Hermsmeyer est le propriétaire d’un domaine familial : The Capozzi Winery.

Depuis 2005, c’est également un agitateur aguerri via son blog Pinotblogger, où Josh traite de sujets variés sur le vin et son commerce.

Dans l’objectif de poursuivre et approfondir l’échange, Josh vient d’investir les terres de Second Life en créant son vignoble virtuel : la Capozzi Winery Island, alias SimVineyard (blog / SLURL), île paradisiaque qui revêt d’ailleurs certains des atouts de Waiheke Island en Nouvelle-Zélande.

Et l’auteur n’est pas en reste puisqu’il s’est d’ores et déjà attaqué au « micro blogging » via Twitter (voir sa note sur le partage de note de dégustation en temps réel).

Sowine_simvineyardLa démarche d’échange et de réseau social poursuivie par Josh est certes encore très exploratoire – faute d’un retour sur expérience suffisant – et on peut s’interroger sur les bénéfices à court terme en matière de marketing. Quoiqu‘il en soit, en plus d’une éventuelle prime au premier entrant, il fait parler de lui (lire le billet de Stéphane dans la SL Business Review et dans le magazine Réussir Vigne à paraître).

- Personnalisation et vin 2.0 : Crushpad

En Californie toujours, l’entreprise Crushpad [your luxury wine making facility] qui vient de lever US$3.5 million, propose depuis deux ans aux passionnés agrégés dans ce projet d’élaborer leur propre vin.

Une façon ingénieuse de satisfaire le besoin de personnalisation et d’appropriation d’aficionados, prêt à s’investir dans un projet de mutualisation des coûts donnant accès à des vins conçus intuitu personae.

Dans ses locaux ultra-modernes de San Francisco, la société met à disposition des amateurs enthousiastes le raisin, les équipements, des barriques et le savoir-faire nécessaire à l’élaboration de vins ultra-premiums issus de raisins de vignobles de la Napa Valley.

Les clients peuvent se rendre facilement dans la Winery en centre-ville mais également piloter à distance via internet la conception des vins.

Fort de la réussite du projet, le « City Chateau” étend maintenant son offre avec l’ouverture d’un programme, Crushpad Commerce, permettant aux membres d’aller au bout de l’exercice en créant leurs propres marques de vin, et ce en minimisant les barrières à l’entrée pour l’amateur éclairé et pas forcément fortuné.

La société a associé de nombreux services d’accompagnement via sa communauté Crushnet : des forums de discussion sur l’élaboration du vin, des services de blogs individuels, des services de messagerie, une base de connaissance partagée en mode wiki (Enowiki) et même une bourse d’échanges de bouteilles entre membres.

Exploiter les nouvelles technologies participatives à des fins d’agrégation et d’échange sur le sujet du vin peut sans doute paraître abscons de prime abord mais la démarche permet effectivement de rapprocher les consommateurs des producteurs comme le montrent tous les jours les blogs de vignerons.

LIRE LA SUITE
Baromètre des meilleurs sites Internet de vente de vin

baormetre_sowine

Ce matin, à l’occasion de Vinexpo, et après un suspens insoutenable, le voile a été levé sur le palmarès international des meilleurs sites Internet de vente de vin.

LIRE LA SUITE
Vin 2.0 : du neuf dans le marketing du vin

web 20._sowine De nombreuses et vibrantes initiatives, d’abord américaines mais aussi françaises, visent à proposer une nouvelle façon de partager et d’échanger sur le vin.

LIRE LA SUITE
Du vin par SMS

Wine_zap_sowine Pour résoudre nos problèmes de mémorisation des étiquettes et satisfaire notre besoin irrépressible d’instantanéité (avoir accès ici et maintenant à l’information – lire le rapport Infolust éloquent à ce sujet), des services innovants se développent sur les technologies mobiles.

LIRE LA SUITE
wine.com : vin et e-commerce aux Etats-Unis

wine_com_sowinePour la troisième année consécutive, le site wine.com est classé premier cybermarchand de vin sur le marché américain (source Internet Retailer Magazine)

LIRE LA SUITE
Vin et e-commerce : quelle place pour le low-cost ?

VinmalinsowineCes dernières semaines, nous avons vu fleurir sur les bus et dans le métro parisien une campagne d’affichage aux couleurs d’un nouveau cybermarchand français : Vin Malin. La jeune société se jette donc, comme sa consoeur Easywine4U (lancée en février), sur le modèle économique « vin petits prix sur Internet ».

Comme l’explique bien l’article paru dans le JDN, les deux sites Easywine4U (approche producteur-distributeur => vente sans intermédiaires) et Vin Malin (approche volume/coût de structure) visent donc à remettre en question l’idée que seul un positionnement moyen et haut de gamme est économiquement viable dans le secteur (1855, Chateauonline, iDealWine, Lavinia, Rouge-Blanc, Savour Club, Wine and Co).

A noter que les pure-players historiques rencontrent structurellement certaines difficultés à faire la preuve d’un modèle économique rentable en mode online uniquement sans conjuguer une dimension offline (Cf. ChateauOnline et Repaire de Bacchus – lire article ici ). Seul 1855 semble tenir la barre avec une volonté affichée de bâtir « l’Hermès » du vin, ce qui semble du reste un peu contradictoire avec un portfolio de 15.000 références… A lire, par ailleurs, leur document d’introduction sur le marché Alternext d’Euronext explicitant leur business model.

Sur le positionnement low-cost (bouteilles à moins de 5 euros), les deux nouveaux entrants se retrouvent donc, sur une consommation ‘vin de soif’ / vin de table, en concurrence frontale avec les grandes surfaces dans le offline, voire avec leurs sites marchands dans le online, notamment Houra (Cora) qui propose un catalogue de 1000 références mais également les rayons vin de Auchandirect, Telemarket ou de ooshop (Carrefour).

Ils se placent également en concurrence avec les vins d’entrée de gamme comme Petites Récoltes ou Grains de Cépage (mention spéciale au design des étiquettes) d’un Nicolas ou les marques distributeurs comme ‘une note de’ d’un Monoprix.

Ce que je trouve assez frappant avec ces deux sites, c’est la qualité contestable de l’esthétique développée, tant sur l’ergonomie que sur le design général du site, que je trouve vraiment moins-disante et peu innovante.

A noter, des initiatives ‘Club’ dans le domaine du vin sur Internet privilégiant l’approche conseil : Le Vin Le Club, le Club des Gourmets (LaSer / groupe Lafayette) le Club Vintegraal ou le Ze Addicted Club.

Finalement, sur un marché avec pléthore d’offres et complexité naturelle dans la lisibilité des étiquettes, plus que l’incidence prix (vs profil des internautes), l’enjeu sur internet n’est-il pas plutôt dans l’accessibilité et l’accès décomplexé au bon vin, goûté et approuvé (le web 2.0 du vin en quelque sorte) ?

LIRE LA SUITE