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Baromètre SOWINE/SSI 2011 : présentation des résultats en avant-première à Vinexpo le 22 juin

SOWINE-VINEXPO-2011-internet

Comme à chaque édition, nous serons présents sur VINEXPO, le salon international du vin et des spiritueux, qui ouvre ses portes ce dimanche à Bordeaux.

J’aurai le plaisir, avec Philippe-Alexandre, d’y présenter en avant-première les résultats de l’édition 2011 du Baromètre SOWINE/SSI, la première étude sur l’influence des nouvelles technologies sur le comportement des consommateurs de vin en France.

L’occasion d’apporter des réponses aux questions que se pose le monde du vin : quel rapport le consommateur français de vin entretient-il avec le vin ? Quelles sont ses sources d’information et quel est le poids des nouvelles technologies dans son choix ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux et en quoi influencent-ils l’acte d’achat de vin ?

Pour avoir toutes les réponses, rendez-vous mercredi 22 à 10h dans l’amphitéâtre B du Palais des Congrès pour assister à la conférence, intitulée « Comment développer les ventes de vin sur internet : l’impact des réseaux sociaux » et organisée par l’International Wine & Spirits Institute.

Le baromètre SOWINE/SSI est la première étude consacrée à l’influence d’Internet et des nouvelles technologies sur le comportement des consommateurs de vin en France. Publiée pour la première fois en 2010, elle en est à sa deuxième édition.

Pour 2011, l’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1200 personnes, représentatif de la population française, entre le 1er et le 8 février 2011 par SURVEY SAMPLING INTERNATIONAL (SSI), premier fournisseur mondial de solutions d’échantillonnage à destination des professionnels du marketing. Dans plus de 50 pays dans le monde, SSI leur donne accès à plusieurs millions de répondants via Internet, téléphone et mobile, B2C ou B2B, pour leurs besoins d’études.

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LES AUTRES INTERVENANTS DE LA CONFÉRENCE :

> Xavier Court, Co-fondateur, Vente-privee.com
> Guillaume Chamaillard, Directeur et fondateur, Vivrelevin.com
> Michel Raymondat, Directeur Général, Vitisphere.fr & Vitijob.fr
> Gerard Spatafora, Directeur e-commerce, Millésima
> Marc Roisin, Directeur Général, Vinogusto.com
> Anne Victoire Monrozier, Fondatrice, Missvickywine.com

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Ventes aux enchères de vin : toujours plus haut, toujours plus fort

SOWINE_Veuve_Clicquot_Baltique Alors que la vente aux enchères des flacons de la Baltique -un flacon de Veuve Clicquot et un flacon de Juglar, retrouvés il y a bientôt un an au large de l’archipel d’Aland -lire mes notes à ce sujet ici, ici et ici-, aura lieu ce vendredi 3 juin et alors que les ventes aux enchères de vin suscitent systématiquement une véritable effervescence, je suis toujours intéressée de voir de quelle manière les marques saisissent ce type d’opportunité pour communiquer.

Parmi les exemples : ce flacon de 1774 adjugé 57.000 euros lors de la dernière édition de la Percée du Vin Jaune à Arbois -dont nous avions parlé ici-, ou encore le Perrier-Jouët 1874 devenu le champagne le plus cher du monde lors d’une vente aux enchères en 1888 -lire ici.

Plus récemment, le cognac Louis XIII a lui aussi fait l’objet d’une vente exceptionnelle, organisée à Singapour à l’initiative de DFS, leader mondial en duty free : la vente, organisée sur le thème Master of Spirit, regroupait des spiritueux parmi les plus prestigieux de la planète, dont une carafe Louis XIII Grande Champagne Très Vieille Age Inconnu, datant des années 1930, offerte par la Maison Rémy Martin, adjugée 50 000€.

Dans le cas de la vente des bouteilles de la Baltique, on peut imaginer que les prix vont eux aussi s’envoler, d’autant plus que la presse et l’opinion publique se sont largement fait l’écho, dans les semaines qui ont suivi le repêchage des bouteilles, de leur rareté et de leur préciosité : ces flacons, aujourd’hui propriété de l’Etat semi-autonome d’Aland, sont datées du début des années 1840.

Une vente aux enchères de vin est un sujet intéressant en soit, pour l’excitation qu’elle provoque mais aussi pour les questions qu’elle soulève et la part de mystère qu’elle renferme : qui est l’acheteur ? Jusqu’où aurais-je été prêt à enchérir ? Le vin sera-t-il bu, ou gardé comme objet de collection ? Quel goût a-t-il ? Comment ses caractéristiques organoleptiques ont-elles évolué ?

Une vente aux enchères est aussi une fantastique occasion de prise de parole et de communication pour la marque, qui peut mettre ainsi valoriser son histoire et ancrer son produit dans la rareté et la qualité.

SOWINE_Louis_XIIIChez Rémy Martin, la vente aux enchères de Singapour a été l’occasion de rappeler l’univers patrimonial de la Maison : marque de fabrique ancestrale, héritage des Maîtres de Chai successifs, luxe à la français, valeur du temps -« Cette carafe, numérotée 718, provient d’une série de flacons qui furent servis à l’occasion d’un banquet royal en 1938 au château de Versailles en présence du Roi Georges VI et de la Reine Elisabeth. Jamais, auparavant, la maison Rémy Martin n’avait dévoilé de la sorte son riche passé. La carafe est présentée dans un coffret unique en cuir d’autruche sans couture et en bois d’essence précieuse« . De quoi faire rêver le consommateur en lui ouvrant les portes d’un univers qui recèle une part de mystère.

Dans le cas de Veuve Clicquot, la vente aux enchères d’un des flacons repêchés dans la Baltique clos une jolie aventure débutée en juillet dernier, et permet à la Maison d’assortir à la valorisation de son travail de recherches historiques, une prise de parole supplémentaire en mode « bonne action » : les bénéfices de la vente aux enchères seront reversés par le gouvernement d’Aland à des oeuvres caritatives et environnementales. Des bénéfices auxquels s’ajouteront ceux d’un lot de rares bouteilles de grands millésimes du 20e siècle, appartenant à la Cave Privée Veuve Clicquot, et offertes par la Maison pour l’occasion. Ou comment concilier opportunité de communication et image de marque… et motiver les acheteurs ? A suivre !

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Signature aujourd’hui du Manifeste des 100 femmes du Vin

SOWINE_manifeste_vinetsociete C’est aujourd’hui qu’a été signé le Manifeste des 100 femmes du vin, sur une initiative de Vin & Société : véritable profession de foi contenant les engagements de la filière, accompagnée d’un programme d’actions concrètes, ce Manifeste est l’une des nombreuses initiatives proposées par Vin & Société, structure fédérant et représentant l’ensemble des acteurs de la filière viticole française.

Vin & Société, association loi de 1901 créée en 2007, promeut une consommation de vin « alliant plaisir et responsabilité ». Si vous ne connaissez pas encore la structure, je vous invite à visiter son nouveau site internet, véritable magazine en ligne proposant un regard neuf sur le vin, qui est particulèrement réussi, et à relire ma note à leur sujet ici : j’ai déjà eu l’occasion d’intervenir aux côtés de sa présidente Marie-Christine Tarby-Maire lors de conférences, sur le sujet de la loi Evin en particulier.

SOWINE_Manifeste_signatures Je fais bien entendu partie des signataires, aux côtés de propriétaires exploitantes, dirigeantes de maisons de vin, vigneronnes, oenologues, sommelières et autres blogueuses du vin -lire aussi mes notes ici et ici sur les blogueuses du vin dont la plupart étaient également présentes à la cérémonie de signature. Une initiative très pertinente dont j’espère qu’elle sera suivie par de nombreux autres signataires, femmes… et hommes !

Manifeste à lire ci-dessous et à découvrir ce jour en 4e de couverture du quotidien Le Monde daté du 25 mai. Et pour signer le Manifeste, c’est ici !

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Ces blogueuses qui aiment le vin : un an après

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Il y a tout juste un an, je publiais une note présentant « Ces blogueuses qui aiment le vin« . Un an après, et alors que, de manière générale, le constat est toujours le même : nombreux sont les blogs qui s’essoufflent ou disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés -lire aussi ma note Le blog est mort, vive le blog sur ce sujet-, il me semblait intéressant d’observer comment se porte la vinoblogosphère féminine française ou francophone. Et la réponse est… plutôt bien !

Eh oui, pour le plus grand plaisir des amateurs, les blogs vin tenus par la gent féminine suivent une tendance à la hausse : non seulement les blogs dont je parlais il y a un an existent toujours, mais de petits nouveaux -plus si nouveaux que cela, d’ailleurs- sont apparus dans le paysage vinoblogosphérique français.

Parmi eux -parmi elles devrais-je dire-, j’ai envie de citer la pétillante et très professionnelle Ophélie Miss Glou Glou, qui manie l’humour vinique à la perfection ; la douce Pauline de Fly’n Wine, et sa plume toujours agréablement décalée sur le sujet « vin » ; Eva et son blog partagé Oenos, qui vous fera imanquablement tomber amoureux des vins de Loire ; ou encore l’autre Pauline et son blog Eyes Wine Open, qui sait comme nulle autre partager son énergie et son enthousiasme sur le sujet -en anglais s’il vous plaît.

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Est-ce un effet lié au caractère de la femme en général, plus assidues ou plus tenaces ? La gent féminine est-elle plus encline à écrire et à partager sa prose ? Est-ce un phénomène de mode qui perdure, lié aux encouragements particuliers que reçoivent les blogueuses féminines ? Ou bien un effet d’émulation des blogueuses entre elles, souvent par ailleurs copines dans la vraie vie ?

Force est de constater que la plume féminine remporte une adhésion particulière, et continue indéniablement d’apporter un vent de fraîcheur sur le monde du vin.

Une tendance à la féminisation du vin qui n’est pas nouvelle -j’écrivais déjà sur le sujet en 2007, à lire ici. Plus de femmes amatrices, plus de femmes productrices, plus de femmes qui parlent du vin… et plus de femmes qui le vendent aussi : la tendance aux femmes cavistes se développe en douceur mais sûrement -perso, mon caviste de quartier est devenu une caviste.

A ce titre, je vous invite aussi à (re)découvrir le caviste Divinidé, et son univers très féminin. Ou encore, si vous êtes dans le Nord, à rendre une petite visite à Aurélie, qui tient la jolie cave 1 vin 1 fille à Lille : une boutique de vin chic et tendance qui donne envie d’y faire son shopping et d’y retrouver ses copines. Mais pas que. Cheers !

Caviste Divinidé – Une autre idée du vin, 52 rue Montmartre, 75002 Paris

Wine Gallery 1vin1fille, 71 rue de l’Ancien Hôpital Militaire, 59000 Lille

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Floc de Gascogne et mixologie

SOWINE_Floc Présentation du nouveau positionnement du Floc de Gascogne il y a quelques jours, ce vin de liqueur du Sud-Ouest titulaire d’une AOC depuis 1990. Élaboré à partir de jus de raisins non fermenté et de jeune armagnac, le Floc, qui se décline en blanc (cépages indigènes locaux Colombard, Ugni Blanc et Gros Manseng) et en rouge (Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et Merlot) n’est produit que sur 780 hectares, à hauteur d’environ 1 million de bouteilles par année.

Sous l’impulsion de l’Interprofession, les quelques 120 producteurs de l’appellation cherchent plus que jamais à redynamiser leur image, notamment en proposant une dégustation en cocktail, mode de consommation qui s’éloigne du traditionnel accord avec le foie gras souvent associé à ce type de produit.

Les deux cocktails dégustés, réalisés par la créative Sandrine Houdré-Grégoire (ex-Murano et Édouard VII), ont le mérite d’être originaux et de faire la belle part au produit. Le Floc me Up, alliant Floc blanc, jus de citron vert et de kumbawa, concombre, kiwi et vodka a tout d’un excellent cocktail apéritif, alors que le Fée Rouge, combinant Floc rouge, sirop de figue, fraise, mangue et thé, se révèle particulièrement gourmand.

D’un point de vue marketing, le travail de repositionnement du produit me semble intéressant : nouveau packaging, nouveau discours, et ancrage du produit dans une forme de modernité -passant par de nouveaux modes de dégustation- propre à séduire de nouvelle cibles… Reste à savoir si ce mode de consommation arrivera à s’imposer, ce qui demeure somme toute incertain pour un produit dont 60% des volumes s’écoulent en vente directe à la propriété, où les producteurs n’ont pas toujours un kumbawa ou du sirop de figue sous la main pour vous initier à la mixologie.

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À produit singulier, fête hors du commun : la Percée du Vin Jaune à Arbois – Un flacon de 1774 adjugé 57 000 euros

Je participais ce week-end à un événement comme il s’en fait peu : la folklorique et populaire Percée du Vin Jaune, qui tenait sa quinzième édition à Arbois cette année.

SOWINE_percée_du_vin_jaune_2011

Le vin jaune est un produit typiquement jurassien, né d’une longue oxydation contrôlée en fûts, aux notes de curry, d’épices et de noix qui rappellent le xérès espagnol.

À cet égard, petite parenthèse sur une théorie intéressante entendue ce week-end quant aux origines du produit : la Franche-Comté, qui a été sous le contrôle de Charles Quint au Moyen-Âge -Victor Hugo disait lui-même de Besançon qu’elle était « une vieille ville espagnole »-, aurait gardé dans ses gènes vinicoles une certaine influence andalouse, manifeste encore aujourd’hui dans le « goût de jaune » que l’on retrouve dans certains de ses vins les plus emblématiques… A une époque où le story telling est roi, je suis encore plus preneur de History telling, un levier particulièrement efficace pour ancrer une communication originale et intrinsèquement liée aux caractéristiques propres du produit, dans ce cas précis, à son histoire et à l’Histoire avec un grand H. À noter aussi, la belle récupération de l’image de Louis Pasteur, héros local dont les expériences sur la fermentation faites donnent une saveur historique particulière aux vins d’Arbois…

La filière se donne aujourd’hui rendez-vous tous les mois de février pour présenter au public son nouveau millésime dans le cadre d’une fête populaire dans tous les sens du terme : plus de 50 000 participants cette année à Arbois (pop. 3 500 habitants !), mêlant jeunes et moins jeunes, amateurs néophytes et dégustateurs confirmés… Moustachus férus de dégustation et jeunes à dreadlocks cohabitaient ce week-end à Arbois, pour le plus grand plaisir des organisateurs.

Derrière les inévitables dérives isolées qu’une telle fête peut provoquer, on ne peut que constater l’existence d’un intérêt authentique et d’un engouement manifeste pour les produits d’un terroir unique et séculaire, comme en témoigne le record battu cette année lors de la traditionnelle vente aux enchères. Pour la coquette somme de 57 000 euros, un collectionneur suisse a acquis un flacon de vin jaune de 1774… avec la ferme intention de le boire ! Certes gonflé par un certain envol spéculatif, ce record de prix a au moins le mérite de positionner les vins du Jura comme des vins que l’on achète pour boire et pas uniquement pour frimer ou boursicoter !

Autre constat enthousiasmant : à l’instar des vignerons de Napa (voir la note Napa Valley : California Dreaming ici), les organisateurs jurassiens de la Percée savent depuis maintenant une quinzaine d’années fédérer la filière toute entière autour de son produit unique et emblématique, tout en évitant l’écueil des guerres de clocher fratricides qui minent parfois les initiatives communes. Vivement la prochaine édition !

Philippe-Alexandre

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Elle a pris une cuite, la dinde.

J’ai déjà parlé des initiatives du gouvernement québécois en matière de prévention vis-à-vis de la consommation d’alcool, qui cherche à éduquer le consommateur avant de le réprimer -lire ma note « La loi Evin à l’heure de l’internet… et du réalisme ?« .

Philippe-Alexandre nous a rapporté de ses vacances au Québec ces deux cartes postale humoristiques éditées par le même programme Educ’alcool : deux illustration de la manière de consommer de l’alcool en temps de fête, le tout rendu de façon humoristique et non moralisatrice. Dixit Educ’alcool, « c’est ce qui fait le succès de ces campagnes : faire rire et en même temps réfléchir ». Plutôt efficace, non ?

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Le Grand Tasting…

Comme chaque année depuis 5 ans, nous étions hier sur le Grand Tasting, le « rendez-vous incontournable des vins » signé Bettane et Desseauve. Comme chaque année, ce salon là remporte la palme du chic et de la convivialité. C’est aussi, comme chaque année, l’occasion de déguster d’excellents produits, de revoir la plupart de nos amis de la sphère vin, et de participer à certains des Master Class proposés. Un conseil, donc : rendez-vous au Caroussel du Louvre cet après-midi encore, pour profiter de ce salon pas comme les autres -n’a-t-il d’ailleurs pas été renommé « festival » par les organisateurs cette année ?

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« Pourquoi les vins français perdent-ils des parts de marché à l’étranger » ? Table Ronde au CELSA

SOWINE_Jacobs_Creek Je participais ce matin au CELSA à une table ronde sur la question du succès des vins étrangers face aux vins français. Vaste question qui se pose depuis déjà pas mal d’années, avec de multiples réponses évidemment. Parmi les autres participants à cette table ronde : Lionel Breton, PDG de Martell Mumm Perrier-Jouët ; Hervé Henrotte, chef du département vins et spiritueux d’Ubifrance ; Aurélie Labruyère, responsable du pôle éducation et culture au sein de Vindême, ainsi que Francisco de la Vega, Conseiller du commerce extérieur de la France et PDG de Pernod Ricard Suisse, en modérateur.

A cette question, l’exemple du succès du cognac et du champagne apporte un certain nombre de réponses : gérer la rareté, créer des mythes, monter en gamme, magnifier le produit et viser l’excellence… A ces facteurs clé de succès, il faut selon moi ajouter deux éléments : la capacité qu’ont eu (et qu’ont toujours) les acteurs de ces deux régions à développer des marques -et à mettre en place de véritables stratégies marketing-, et la capacité qu’ils ont eu (et ont toujours) à s’unir pour défendre leur appellation -en la matière, le BNIC et le CIVC jouent un rôle primordial.

Par ailleurs, je trouve particulièrement amusant de constater :

  • que généralement, on se pose la question de savoir pourquoi les vins français perdent des parts de marché, plutôt que de se demander comment faire pour en gagner -question de formulation !
  • que pour beaucoup d’acteurs du vin en France, il faudrait suivre à la lettre l’exemple des vins étrangers pour gagner à nouveau des parts de marché, là où je crois fondamentalement en la nécessité pour les vins français au contraire d’assumer pleinement leur identité
  • à quel point la définition même de marque diffère selon les acteurs du secteur, a fortiori selon que l’on parle de champagne, de spiritueux ou de vin. La notion de marque est-elle compatible avec la vision du vin français ? Je ne suis pas certaine, mais l’exemple de certaines best practices en la matière à l’étranger -le vin australien Yellow Tail pour ne citer que lui, lire ici- donne clairement à réfléchir. A ce titre, je vous invite également à relire ma note d’hier sur la notion de marque dans le vin en France.

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La notion de « marque » dans le vin en France

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Des marques pour se démarquer : la notion de marque dans le vin en France peut-elle s’étendre à autre chose qu’une conception purement commerciale ?

Intéressante table ronde il y a quelques jours à l’OIV sur le sujet des marques de vin en France. Au cœur de la rencontre animée par Bernard Burstchy, des producteurs, des journalistes et un public de professionnels qui ont cherché à savoir si la notion de marque était compatible avec la vision française du vin.

Le débat a été lancé sur une définition certes valable mais tout de même un peu étriquée de la notion de marque. Si les critères de volume, de notoriété, de régularité de la qualité et d’investissements conséquents en marketing / communication peuvent effectivement servir à définir ce qu’est une marque de vin, il m’a semblé un peu dommage que le débat ne se soit pas étendu plus amplement sur la capacité de certains acteurs de la filière, ceux qui en ont souvent le plus cruellement besoin, à penser la communication autour de leurs AOC – voire de leurs cépages – comme le font les responsables de grandes marques commerciales.

Ce qui me pousse à réfléchir à un sujet connexe : la notion de marque dans le monde du vin devrait-elle se résumer aux seules marques commerciales de type Roche Mazet et Vieux Papes ou ses attributs ne sont-ils pas extensible aux sacro-saintes notions de terroir et de cépage ?

Que les terroirs et les cépages soient de propriété publique, comme le soulignait à juste titre Yves Bénard lors de la table ronde, tout le monde en conviendra : laissons à l’INAO, un organisme public, le soin de statuer sur les notions de typicité, de volume et de régularité de la qualité qui définissent les AOC et leurs assemblages, avec les quelques ratés et dérives que cela peut comporter. Mais ne revient-il pas aussi aux producteurs, aux ODG et autres interprofessions, des organisations relevant au moins en partie du  domaine privé, quelle que soit leur taille, de veiller à accroître la notoriété de leurs particularités et de leurs terroirs respectifs ?

Ce travail passe forcément par une utilisation judicieuse des mêmes techniques qui ont servi à construire le succès commercial des marques, à savoir une communication bien pensée qui sait quels leviers actionner pour faire passer son message de façon efficace auprès des consommateurs et qui se donne les moyens – financiers et autres – de ses ambitions.

Peut-être cette incapacité à voir dans l’approche propre à la marque un possible vecteur de communication efficace pour autre chose qu’une société commerciale de grand volume est-elle révélatrice d’un mal proprement hexagonal ? Les vignerons du Nouveau Monde, et quelques rares exceptions françaises, ont à ce titre plus d’une leçon à donner aux Français sur la possibilité de développer une approche de marque qui n’atteint en rien la légitime raison d’être des cépages -lire la note sur le malbec à Cahors- ou des terroirs – lire la note sur Napa Vintners

Philippe-Alexandre

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