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Réseaux sociaux du vin : vive la rentrée avec L’Avis du Vin, la nouvelle source d’infos sur le vin

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La question des réseaux sociaux du vin, leur émergence -et leur déclin voire disparition pour certains d’entre eux-, est un sujet que nous suivons bien sûr attentivement à l’agence et sur ce blog. Il est d’ailleurs intéressant de noter les évolutions constatées depuis mars 2009 et même juin 2010. Pourtant, le mouvement de fond reste le même : positionner une offre de contenus et de services online permettant de servir et satisfaire la recherche d’informations émanant des consommateurs et amateurs de vin, une dynamique que met parfaitement en évidence le dernier baromètre SOWINE/SSI 2011.

En matière de plateforme sociale et communautaire, les enjeux sont toujours les mêmes : recherche de la taille critique, tant de membres que de base d’informations, utiles, pertinentes et qualifiées. Et rares sont les élus. A titre de best practice, l’américain CellarTracker compte plus de 162 000 membres, revendique plus de deux millions de notes de dégustations rédigées par ses utilisateurs -soit plus d »un million de vins référencés- assortis de nombreuses contributions de professionnels aggrégés, comme Jancis Robinson par exemple. De ce côté de l’atlantique, le belge Vinogusto -qui vient de s’associer avec Addega- reste le pilier européen en terme de trafic avec une base comptant plus de 223 000 vins, 32 000 producteurs et marchands référencés pour 166 000 contributions.

Dans ce sillage, voici donc un petit nouveau très prometteur : L’Avis du Vin (aka ‘La Vie du Vin’) lancé officiellement la semaine dernière par le groupe LE FIGARO. Un projet au long cours avec un ticket d’entrée qui n’est pas à la portée de toutes les start-ups puisque le groupe a déjà investi 2 millions d’euros dans ce développement au sein de son pôle ‘diversification’.

Un modèle économique qui s’appuie sur deux sources principales de revenus : l’affiliation (à venir) avec des commissions perçues sur les ventes réalisées auprès de partenaires marchands affiliés et les rentrées publicitaires via une régie dédiée : C’Pages. Avec bien sûr une démarche en écosystème autour de la thématique du vin pour promouvoir, en levier, les activités d’édition, les soirées dégustations et l’oenotourisme by Le Figaro (voir notamment les croisières oenologiques).

Au-delà de l’impact médiatique du groupe et de sa capacité présumée naturelle à recruter des membres sur sa base installée de lecteurs, cette marque bénéfie, selon moi, de trois excellents atoûts pour réussir à s’imposer dans le landerneau vin du web français :

1/ une vision ‘loisir’ du sujet vin sur un positionnement privilégiant l’accessibilité et l’éducation via des clés d’entrée naturelles ou intuitives, sans recherche d’exhaustivité mais tournée vers l’aide à la décision.

2/une démarche magazine et éditoriale centrée sur la qualité et la récurrence du contenu, bénéficiant de la caution d’experts reconnus comme Bernard Burtschy ou Enrico Bernardo, comme d’autres personnalités, et capitalisant sur le rich-média, notamment les vidéos.

3/ une dynamique communautaire, permettant de tenir la promesse d’échange et de partage, et surtout de servir la création de contenus, notamment les commentaires de dégustation, par les membres eux-mêmes.

Nous souhaitons donc à L’Avis du Vin tous nos voeux de succès ! C’est un beau bébé que nous ne renierions pas chez SOWINE.

A noter, entre autres, parmi les initiatives connexes en France qu’il convient de saluer ici : Obiwine (aka le portail de diffusion de contenus filmés ludo-éducatifs destiné aux Vinternautes), Vinomaniac (aka The Rendez-vous of French wine lovers and professionals), WebCaviste (échange de conseils entre amateurs et professionnels du vin), Mon Vigneron (aka La communauté du vin et de l’oenotourisme), Taste A Wine (ex-Findawine, communauté de dégustateurs),TweetAWine (syndicateur de tweets sur le vin), Vindicateur (aka le Guide gratuit des meilleurs vins de France), Tout le vin (portail vin élaboré par/pour Castel), Oenovino (aka la découverte de l’oenologie par la dégustation de vin à domicile), Ecce Vino (aka le comparateur de goûts), Intothewine (aka le vin comme vous ne l’avez jamais bu).

 

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The Cannes Lions Festival : créativité publicitaire dans les spiritueux et les bières

Alors que VINEXPO battait son plein, une autre grande messe se tenait, cette fois à Cannes : le festival international de la créativité publicitaire aka The Cannes Lions.

Comme chaque année, je vous propose donc un petit panorama de la créativité publicitaire dans les alcools à travers les campagnes réécompensées et les prix attribués (lire ma note sur l’édition 2010). Sans surprise, la tendance 2011 conforte et illustre de nouveau la primauté incontestable des bières, les spiritueux et les vins étant les grands absents du classement.

Dans la catégorie reine des films, et comme pronostiqué ici en janvier, HEINEKEN reçoit un Lion d’Or pour l’excellent THE ENTRANCE, suivi par le remarquable THE DATE (Lion de Bronze). Autre Lion d’Or amplement mérité : le film australien « SLO MO » pour la bière CARLTON DRAUGHT que je vous engage à (re-)découvir ici :

Fait notable, un champagne décroche un Lion de Bronze : NICOLAS FEUILLATTE pour sa campagne japonaise ‘Toast Men’ ou comment promouvoir du Champagne sur la résistance des flutes avec ce slogan : « May your life be blessed with many toasts« . Insolite et iconoclaste :

Au rayon Média, un Lion de Bronze pour la bière CARLSBERG et sa campagne belge ‘Probably the Best Ad in the World‘ reliée au site probablythebestadintheworld.be (vidéo vue +400K fois).

Côté Cyber, un Lion d’Or pour l’initiative HEINEKEN STARPLAYER, une application mobile multi-plateforme et intéractive autour des matchs de football Champions League UEFA. Un dispositif innovant associant les réseaux sociaux autour de cette logique « double-écran » : une première mondiale. Cyber Lion de Bronze pour le design et les illustrations du site BREW BY FEEL de la brasserie australienne CASCADE.

Un Lion de Bronze et ‘Best Integrated Campaign Led by Promotion and Activation‘ pour BUDWEISER ICE COLD et sa campagne BUD ICE COLD INDEX (voir détail ici).

En terme de Design, HEINEKEN est de nouveau saluée, cette fois d’un Lion d’Argent pour sa bouteille événementielle STR BOTTLE qui s’illumine la nuit pour révéler des motifs luminnescents conçus avec une encre UV spéciale.

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A noter, toujours au rayon palmarès, que l’enseigne Monoprix a été auréolée d’un Grand Prix Stratégies. C’est une récompense ultra méritée qui salue le parti-pris de l’audace et de l’innovation en communication (pour mémoire lire la note J’en ai rêvé, Monoprix l’a fait) – une campagne, qui pour reprendre les mots des membres du jury, donne « une claque à la grande distribution ».

Enfin, pour prendre un peu d’avance sur le prochain palmarès du Festival de Cannes en 2012, je vous propose de visionner cet excellent film du réalisateur Tom Kuntz pour la bière Hahn Super Dry sur le crédo : « Pioneering Beering« . Enjoy!

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Comment les marques haut de gamme intègrent Facebook à leur communication ?

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Je vous propose de mettre en perspective les résultats de l’étude publiée en juin par le Think Tank L2 aboutissant au classement des 100 marques de prestige les plus investies sur Facebook : The L2 Prestige 100®: Facebook IQ.

1 minute sur 8 passées sur Internet se tient sur Facebook. Son influence sur les consommateurs et son importance dans les stratégies de communication des marques n’est plus à démontrer.

Cette étude, première du genre, met donc sur un même plan différentes marques luxe/premium. L’objectif étant de mesurer leur aptitude à intégrer Facebook dans leurs dispositifs de communication selon quatre critères : la taille et l’animation de la communauté, le brand content développé par la marque, l’engagement et la participation des fans dans l’animation de la communauté et enfin l’intégration de Facebook aux autres campagnes de communication. Incontestablement, les quatre éléments clés d’une démarche bien construite.

A ce titre, au nombre des observations de l’étude, on notera un rapport parfois inversement proportionnel taille de la communauté vs son engagement. En effet, certaines de ces marques utilisent encore Facebook comme un canal de diffusion unidirectionnel descendant et non comme un réel espace d’échange avec les ‘consom-acteurs’. Voir notamment les exemples des communautés Burberry (6,960,420 fans à date), Gucci (5,009,955 fans à date) et Chanel (4,195,109 fans à date), qui pourraient presque laisser penser que plus la base de fans est importante moins les membres intéragissent.

Du reste, dans cette même logique il est intéressant de relever que 20% des marques de luxe n’ont pas souhaité ouvrir leur mur (aka leur wall facebook). Mais fait majeur intéressant, les marques ayant opté pour cette stratégie vont devoir évoluer puisqu’à partir du 15 aout 2011, elles seront désormais tenues de laisser leur mur ouvert. Ces marques seront ainsi contraintes d’intégrer les prises de paroles de leurs fans. Autre remarque connexe : moins de 50% des marques intègrent un lien permanent vers leur page Facebook depuis leurs sites web et à peine un tiers des marques exploite le bouton « like ».

Aucune de ces marques n’exploite encore la brique F-commerce permettant de créer une boutique directement sur la fan page. Néanmoins, il se dit que certaines initiatives sont en cours et que cette technologie devrait être l’objet d’investissements importants l’année prochaine.

Les posts qui entrainent le plus de réactions de la part de la communauté concernent les produits. Les posts promotionnels (liés à un concours ou à une promotion) permettent d’augmenter la taille de la communauté de façon mécanique mais pas de façon qualitative puisque, en général, ces fans ne participent pas à l’activité de la page.

Autre dilemme, bien connu de ces grandes marques par ailleurs : la Globalocalisation, ou comment choisir entre une communication globale (mondiale) et une adaptation locale. Sans surprise, l’étude  démontre qu’il y a beaucoup plus d’intéractions lorsque la fan page est locale (par opposition à une page mondiale unique). A noter en best practice, la démarche entreprise par Johnnie Walker : la marque intègre une logique portail mondial regroupant ses 30 pages régionales. Johnnie Walker réussit ainsi le pari de faire participer activement ses fans sur les différentes pages régionales avec des niveaux d’intéraction records.

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S’agissant des résultats, même si le TOP 10 du palmarès est trusté par les marques de cosmétique et d’automobile, il y a tout de même deux marques d’alcools : #1 BMW, #2 Clinique, #3 Audi, #4 Lexus, #5 Bare Escentuals, #6 Benefit, #7 Bobbi Brown, #8 Johnnie Walker, #9 Belvedere, #10 Tory Burch.
Dans le reste du classement nous retrouvons : #21 Hennessy, #30 Rémy Martin, #34 Veuve Clicquot, #42 Cîroc, #56 Macallan, #62 Dewar’s, #62 Korbel, #68 Patron, #69 Ballantine’s, #76 Chivas Regal, #77 Louis Roederer, #89 Moët & Chandon, #92 Glenmorangie, #95 Krug, #97 Glenfiddich #100 Dom Pérignon.

Il y a donc 18 marques d’alcool dans le TOP 100 dont 5 marques de champagne, mais aucune marque de vin. Ce qui n’est pas très étonnant.

Si la sélection et le statut des marques haut de gamme sélectionnées, tout comme les motifs de gratification sont parfois discutables, cette étude a au moins le mérite de mettre en évidence certaines bonnes pratiques et les resistances constatées en matière de marketing conversationnel.

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Haute Cuisine Paris®, l’événement culinaire de ce début d’été, à ne pas manquer !

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C’est aujourd’hui que débute l’événement HAUTE CUISINE PARIS®, « théâtre évènementiel de curiosités culinaires », qui se tient jusqu’à dimanche dans les Jardins du Palais Royal.

Voilà une initiative intéressante : l’événement, parrainé par le Chef du Grand Véfour Guy Martin, se veut « voyage gastronomique international » et a l’ambition de rassembler tous ceux pour qui la cuisine est un plaisir, une fête, en les invitant à découvrir chaque prisme et spécificité de ce savoir-faire, et ce, concomitamment aux collections Haute Couture.

Création et design culinaire, arts de la table, édition, dégustations, conférences : avec des noms comme « food Victim », « la boîte noire du luxe français », « cuisine cousu-main » ou « la mariée dans tous ses éclats », le programme des festivités est plus qu’alléchant, à la rencontre de deux savoirs faire, celui de la Haute Cuisine et de la Haute Couture.

L’événement, qui rassemble les acteurs de la gastronomie française et internationale -notre « Artisan de la Pomme » préféré, Benoît Simottel, y présente ses délicieux cidres, jus, condiments et autres gourmandises Le Paulmier, lire aussi ici, ici et ici- est ouvert jeudi et vendredi aux professionnels au grand public durant tout le week-end.

Rendez-vous donc à partir d’aujourd’hui dans les Jardins du Palais Royal : je suis pour ma part toujours enthousiaste sur ce type de manifestation qui porte un regard différent sur un sujet pourtant vu et revu, et qui propose une vision créative et internationale sur tout ce qui a trait au patrimoine gastronomique dans son ensemble -lire aussi ma note à ce sujet ici.

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Classement mondial des marques d’alcool : The Power 100 – édition 2011

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Le palmarès ‘The Power 100‘ aka The World’s Most Powerful Spirits & Wine Brands 2011 vient de paraître.

Cette année qui s’inscrit dans la fin de la crise voit les entreprises renouer avec la croissance. Toujours bien trusté par les marques de vodka et de whisky (Cf. notre note 2010), le top 10 est quasi inchangé avec  :

Sowine-smirnoff #1 / Smirnoff : Toujours première malgré une baisse de 1% des ventes en volume et de 4 % en valeur. Smirnoff est victime de son positionnement à mi-chemin entre le haut de gamme (Absolut reprend 6 % des parts en volume) et le bas de gamme (Svedka connait une progression de presque 20 % en volume).

Sowine-bacardi #2 / Bacardi : De retour à la seconde place du classement. la marque profite de sa position privilégiée d’enfant chéri du groupe Bacardi Martini et réussit aussi à s’imposer comme base de cocktails en prescription off trade.

Sowine-johnnie-walker #3 / Johnnie Walker : Après un an à la deuxième place, retour sur la troisième marche du classement malgré une progression de près de 11 % en volume.

Sowine-martini #4 / Martini : Toujours 4ème, cette marque icône présente depuis 140 ans a encore une fois légitimé sa position avec des initiatives telles que le lancement de Gold Martini avec la marque italienne Dolce & Gabbana et leur campagne publicitaire avec l’actrice italienne Monica Belluci

Sowine-absolut #5 / Absolut : Le rachat par Pernod Ricard a, comme prévu, été bénéfique pour la marque puisqu’elle gagne 2 places en un an. Avec Smirnoff en léger déclin, Absolut reste un concurrent sérieux pour le haut du classement avec trois fois plus de volume que son suiveur Grey Goose.

Sowine-jack-daniels #6 / Jack Daniel’s : Avec comme marché principal les USA, Jack Daniel’s a connu une croissance modeste contrairement à ses concurrents directs mieux répartis géographiquement. C’est néanmoins une bonne année pour la marque et la suivante s’annonce prometteuse.

Sowine-hennessy #7 / Hennessy : Avec 10 % de croissance des ventes en volume, la marque continue de gagner du terrain  auprès des nouveaux consommateurs et de construire son positionnement premium. La segmentation du portfolio permet aux consommateurs de rester fidèles en montée de gamme selon leur âge et leur moyen. Avec la reprise de l’économie, les marques de spiritueux premium vont certainement redevenir à la mode et Hennessy est bien positionné sur ce créneau.

Sowine-chivas #8 / Chivas Regal : la marque a connu une bonne année avec une augmentation de ses ventes en valeur de 5 % (vs  1% en volume). La Chine est désormais le marché principal de Chivas qui, aux côtés d’autres marchés asiatiques, a contribué à propulser la marque vers l’avant. La campagne publicitaire avec la baseline « Live with Chivalry » relayée à l’international a contribué à construire sa réputation et à l’établir en leader sur le secteur des ultra-premium Scotch whisky.

Sowine-captain-morgan #9 / Captain Morgan : bien que deux fois plus petit que le leader de sa catégorie, Captain Morgan est toujours un acteur important du marché du Rhum. L’augmentation des dépenses marketing pour soutenir la campagne « Calling all Captains », l’initiative « Captain and Cola » et le lancement de « Captain Morgan Lime Bite » ont dopé de 4 points le score de la marque cette année.

Sowine-ballantines #10 / Ballantine’s : la forte implantation de la marque dans des marchés asiatiques de plus en plus riches comme la Chine et la Corée lui permet d’augmenter de 4 % ses ventes à la fois en valeur et en volume. La croissance de Ballantine’s a également été soutenue par des initiatives de parrainage de prestigieux tournois de golfs, le lancement de bouteilles en éditions spéciales assorti d’une forte progression sur le marché Duty Free.

Les 100 premiers acteurs représentent 70 % du business des alcools, le marché reste donc ouvert aux nouveaux acteurs et notamment aux marques locales qui ont fortement bénéficié de cette crise pour se développer. Les marques en plus forte progression cette année sont : Svedka (+17 places), Disaronno (+ 14 places), Bombay Sapphire (+ 11 places), Russian Standard (+ 10 places), The Glenlivet (+ 10 places), Grant’s (+ 9 places), Paul Masson (+ 8 places), William Lawson’s (+ 7 places), Eristoff (+ 7 places) et Clan Macgregor (+ 7 places).

La première marque de champagne, Moët & Chandon, n’apparait qu’en 15ème position du classement mais gagne trois places par rapport à 2010 suivie par Veuve Clicquot 26ème (avec une progression de 2 places), Mumm (85ème avec une perte de 8 places), Laurent Perrier (86ème en gagnant une place) et Piper Heidsiek (95ème en perdant 3 places).

La première marque de vin, Gallo, arrive en 16ème position du palmares qui compte tout de même quinze marques de vin.

Le monde a changé depuis la récession avec une balance du pouvoir qui se déplace de plus en plus à l’Est (Cf. aussi VINEXPO cette année). Aucune marque chinoise ou asiatique n’a rejoint le Top 100 mais avec la présence accrue de grands groupes sur la région, ce n’est certainement plus qu’une question de temps… !

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Ventes aux enchères de vin : toujours plus haut, toujours plus fort

SOWINE_Veuve_Clicquot_Baltique Alors que la vente aux enchères des flacons de la Baltique -un flacon de Veuve Clicquot et un flacon de Juglar, retrouvés il y a bientôt un an au large de l’archipel d’Aland -lire mes notes à ce sujet ici, ici et ici-, aura lieu ce vendredi 3 juin et alors que les ventes aux enchères de vin suscitent systématiquement une véritable effervescence, je suis toujours intéressée de voir de quelle manière les marques saisissent ce type d’opportunité pour communiquer.

Parmi les exemples : ce flacon de 1774 adjugé 57.000 euros lors de la dernière édition de la Percée du Vin Jaune à Arbois -dont nous avions parlé ici-, ou encore le Perrier-Jouët 1874 devenu le champagne le plus cher du monde lors d’une vente aux enchères en 1888 -lire ici.

Plus récemment, le cognac Louis XIII a lui aussi fait l’objet d’une vente exceptionnelle, organisée à Singapour à l’initiative de DFS, leader mondial en duty free : la vente, organisée sur le thème Master of Spirit, regroupait des spiritueux parmi les plus prestigieux de la planète, dont une carafe Louis XIII Grande Champagne Très Vieille Age Inconnu, datant des années 1930, offerte par la Maison Rémy Martin, adjugée 50 000€.

Dans le cas de la vente des bouteilles de la Baltique, on peut imaginer que les prix vont eux aussi s’envoler, d’autant plus que la presse et l’opinion publique se sont largement fait l’écho, dans les semaines qui ont suivi le repêchage des bouteilles, de leur rareté et de leur préciosité : ces flacons, aujourd’hui propriété de l’Etat semi-autonome d’Aland, sont datées du début des années 1840.

Une vente aux enchères de vin est un sujet intéressant en soit, pour l’excitation qu’elle provoque mais aussi pour les questions qu’elle soulève et la part de mystère qu’elle renferme : qui est l’acheteur ? Jusqu’où aurais-je été prêt à enchérir ? Le vin sera-t-il bu, ou gardé comme objet de collection ? Quel goût a-t-il ? Comment ses caractéristiques organoleptiques ont-elles évolué ?

Une vente aux enchères est aussi une fantastique occasion de prise de parole et de communication pour la marque, qui peut mettre ainsi valoriser son histoire et ancrer son produit dans la rareté et la qualité.

SOWINE_Louis_XIIIChez Rémy Martin, la vente aux enchères de Singapour a été l’occasion de rappeler l’univers patrimonial de la Maison : marque de fabrique ancestrale, héritage des Maîtres de Chai successifs, luxe à la français, valeur du temps -« Cette carafe, numérotée 718, provient d’une série de flacons qui furent servis à l’occasion d’un banquet royal en 1938 au château de Versailles en présence du Roi Georges VI et de la Reine Elisabeth. Jamais, auparavant, la maison Rémy Martin n’avait dévoilé de la sorte son riche passé. La carafe est présentée dans un coffret unique en cuir d’autruche sans couture et en bois d’essence précieuse« . De quoi faire rêver le consommateur en lui ouvrant les portes d’un univers qui recèle une part de mystère.

Dans le cas de Veuve Clicquot, la vente aux enchères d’un des flacons repêchés dans la Baltique clos une jolie aventure débutée en juillet dernier, et permet à la Maison d’assortir à la valorisation de son travail de recherches historiques, une prise de parole supplémentaire en mode « bonne action » : les bénéfices de la vente aux enchères seront reversés par le gouvernement d’Aland à des oeuvres caritatives et environnementales. Des bénéfices auxquels s’ajouteront ceux d’un lot de rares bouteilles de grands millésimes du 20e siècle, appartenant à la Cave Privée Veuve Clicquot, et offertes par la Maison pour l’occasion. Ou comment concilier opportunité de communication et image de marque… et motiver les acheteurs ? A suivre !

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Tendances Spirits 2011 by La Maison du Whisky

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La Maison du Whisky organisait il y a quelques jours au très prestigieux hôtel Royal Monceau à Paris -le même qui avait avait été l’objet de la géniale « Demolition Party » il y a presque trois ans- un événement sobrement intitulé « Tendances Spirits 2011 ». Au programme ? Dévoilement des nouvelles tendances, des modes de consommation et des nouveautés de l’univers des Fine Spirits, dégustés uniquement « à l’état pur ».

Outre mon désir de découvrir les dessous d’un édifice redécoré par Starck, c’est ma curiosité à observer le rôle de prescripteur de La Maison du Whisky, dans un univers comprenant aussi bien les alcools bruns que les blancs, qui m’a conduite jusqu’au 37 avenue Hoche.

A la manière d’un parcours initiatique, j’ai d’abord été dirigée dans la pièce principale, enchantée de la diversité des alcools qu’il m’était offert de déguster -whisky, cognac, mezcal, mais aussi rhum, tequila, vodka, sotol…-, des marques représentées, et de l’enthousiasme des ambassadeurs présents, depuis le producteur et le brand ambassador, parfois venus pour l’occasion depuis le pays producteur.

Mais le meilleur était gardé pour la fin… En effet, le prénommé ‘parcours initiatique et sensoriel’ se prolongeait jusque dans les chambres du Royal Monceau, aménagées en salons intimistes pour l’occasion. Une initiative propice aussi bien au dialogue avec les ambassadeurs qu’à la mise en valeur des bouteilles dégustées puisque certaines marques telles que Saint-Germain – lire la note à ce sujet ici- j’ai particulièrement aimé la baignoire remplie de glace comme seau géant pour rafraîchir les produits !

A noter, l’enthousiasme de l’ambassadeur de la chambre N°121, représentant la téquila, qui m’a clairement donné envie de tout quitter pour aller cultiver l’agave au Mexique ! En dehors de son discours enivrant, il a su redonner ses lettres de noblesse à cette boisson, victime de son succès, en évoquant l’histoire et les modes de consommation et de production de la téquila ainsi que ses accords gastronomiques.

Une initiative de La Maison du Whisky qui m’a plus que conquise, mettant à la disposition des amateurs un large panel des différents fine spirits, et faisant la part belle aux différentes nationalités productrices de spiritueux, du Japon au Mexique, en passant par l’Europe Centrale, le tout dans les coulisses d’un lieu unique et enchanteur…

Inès

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Ces blogueuses qui aiment le vin : un an après

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Il y a tout juste un an, je publiais une note présentant « Ces blogueuses qui aiment le vin« . Un an après, et alors que, de manière générale, le constat est toujours le même : nombreux sont les blogs qui s’essoufflent ou disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés -lire aussi ma note Le blog est mort, vive le blog sur ce sujet-, il me semblait intéressant d’observer comment se porte la vinoblogosphère féminine française ou francophone. Et la réponse est… plutôt bien !

Eh oui, pour le plus grand plaisir des amateurs, les blogs vin tenus par la gent féminine suivent une tendance à la hausse : non seulement les blogs dont je parlais il y a un an existent toujours, mais de petits nouveaux -plus si nouveaux que cela, d’ailleurs- sont apparus dans le paysage vinoblogosphérique français.

Parmi eux -parmi elles devrais-je dire-, j’ai envie de citer la pétillante et très professionnelle Ophélie Miss Glou Glou, qui manie l’humour vinique à la perfection ; la douce Pauline de Fly’n Wine, et sa plume toujours agréablement décalée sur le sujet « vin » ; Eva et son blog partagé Oenos, qui vous fera imanquablement tomber amoureux des vins de Loire ; ou encore l’autre Pauline et son blog Eyes Wine Open, qui sait comme nulle autre partager son énergie et son enthousiasme sur le sujet -en anglais s’il vous plaît.

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Est-ce un effet lié au caractère de la femme en général, plus assidues ou plus tenaces ? La gent féminine est-elle plus encline à écrire et à partager sa prose ? Est-ce un phénomène de mode qui perdure, lié aux encouragements particuliers que reçoivent les blogueuses féminines ? Ou bien un effet d’émulation des blogueuses entre elles, souvent par ailleurs copines dans la vraie vie ?

Force est de constater que la plume féminine remporte une adhésion particulière, et continue indéniablement d’apporter un vent de fraîcheur sur le monde du vin.

Une tendance à la féminisation du vin qui n’est pas nouvelle -j’écrivais déjà sur le sujet en 2007, à lire ici. Plus de femmes amatrices, plus de femmes productrices, plus de femmes qui parlent du vin… et plus de femmes qui le vendent aussi : la tendance aux femmes cavistes se développe en douceur mais sûrement -perso, mon caviste de quartier est devenu une caviste.

A ce titre, je vous invite aussi à (re)découvrir le caviste Divinidé, et son univers très féminin. Ou encore, si vous êtes dans le Nord, à rendre une petite visite à Aurélie, qui tient la jolie cave 1 vin 1 fille à Lille : une boutique de vin chic et tendance qui donne envie d’y faire son shopping et d’y retrouver ses copines. Mais pas que. Cheers !

Caviste Divinidé – Une autre idée du vin, 52 rue Montmartre, 75002 Paris

Wine Gallery 1vin1fille, 71 rue de l’Ancien Hôpital Militaire, 59000 Lille

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Mode des cocktails : new twists on old classics

Même si elle a encore beaucoup à envier à ses cousines new-yorkaise ou londonienne, il semblerait que la scène cocktailistique parisienne parvienne enfin à prendre son envol, elle qui propose de plus en plus de concepts et de lieux franchement intéressants où l’on peut boire autre chose qu’un énième mojito, cocktail dont je sens qu’il sera le prochain has been des bars branchés en ce début de saison estivale…

Quelque part entre roaring twenties et époque de la Prohibition, la mode du rétro et du vintage, apparue il y a quelques temps déjà, perdure et trouve certainement de quoi assurer son essor sur la planète cocktail. Petite revue des tendances à surveiller dans les mois à venir, toutes passablement inspirées d’un passé plus ou moins éloigné…

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Créer du buzz et de la rareté autour d’un lieu qui n’a pas pignon sur rue

Il y a de ces bars géniaux dont on se demande toujours s’il ne vaudrait pas mieux en taire le nom et l’adresse, histoire de les garder pour soi et d’éviter qu’ils deviennent les prochains lieux branchouilles envahis par les bobos… La tendance aux bars cachés, voire clandestins, sortes de speakeasies des temps modernes, a déjà fait un carton chez les Anglo-Saxons, comme en témoignent certains établissements. Je pense ici notamment au PDT (Please Don’t Tell), bar new-yorkais auquel on ne peut accéder qu’en passant au travers d’une cabine téléphonique vintage située dans un restaurant de hot dogs !

À défaut de vous faire sentir comme Clark Kent se changeant en Superman, le Candeleria, petite taqueria de la rue de Saintonge dans le Marais, a le mérite de cacher derrière sa minuscule salle à manger l’un des bars à cocktails les plus hypes de Paris. Les mixologistes, anciens du Curio Parlor et de l’Experimental Cocktail Club, font la belle part au mezcal et autres téquilas et savent même accommoder les groupes avec des bols géants de punch, capables de régaler les papilles et de rafraichir toute une tablée.

Élaborer soi-même des ingrédients « faits maison » originaux

Lorsqu’on a l’esprit aventurier en matière de cocktail, on est rarement aussi bien servi que par soi-même… Les barmen experts l’ont bien compris et se sont mis à créer eux-mêmes, à partir de produits du commerce, des alcools originaux qui servent à singulariser leurs créations.

De la vodka infusée au bacon – à quand une version Frenchie infusée au foie gras ? – au cognac XO imprégné des arômes d’une truffe noire laissée à macérer entière dans la bouteille : ces produits définissent aujourd’hui les cocktails signatures de plusieurs établissements réputés.

Autres outils efficaces pour marquer le profil organoleptique d’un cocktail : les bitters maisons, parfumés, par exemple, à la lavande ou encore au pamplemousse rose. Quelques gouttes de ces amers aromatiques et on arrive à créer une différence remarquable et à faire d’un cocktail simple un véritable ambassadeur de son auteur ou de son lieu de création.

Rapprocher des univers connexes avec des mariages inusités

SOWINE_COINTREAU_CUISINE Les mélanges gastronomie / mixologie sont de plus en plus fréquents : du ketchup maison parfumé au Laphroaig du Prescription Cocktail Club au nouveau Cointreau Cuisine en spray utilisé par des chefs comme Williams Caussimon, les spiritueux occupent de plus en plus de place dans les assiettes. Plus que jamais, la frontière entre les deux univers est poreuse et plusieurs mariages révèlent l’intérêt de tenter des accords inusités. Oser le cocktail au Nutella ou la vinaigrette au Pastis, c’est l’occasion pour les marques ou les bars de marquer leur différence et de l’ancrer de manière durable dans l’esprit des consommateurs.

Inventer de nouveaux modes de préparation et rituels de consommation

Les cocktails vieillis en fût sont la nouvelle tendance à la mode chez les mixologistes américains… Pourquoi commander un simple Manhattan fait minute quand on peut boire un cocktail préparé il y a 6 semaines et vieilli en fût depuis ? Invoquant la recherche de cocktails plus harmonieux et de saveurs fondues et mieux intégrées, un petit nombre d’établissements ont su créer l’intérêt des consommateurs en leur proposant, pour quelques dollars de plus, de découvrir une version améliorée de leur cocktail favori.

Autre méthode efficace : les glaçons ou les verres simplement rincés avec un alcool de qualité afin de donner un petit supplément d’âme à un cocktail fatigué. La mise en avant de lieux inattendus, de nouveaux ingrédients originaux, de mariages entre univers connexes et de nouvelles techniques d’élaboration inusitées a certainement le mérite de donner de donner un nouveau twist à de vieux classiques.

Lesquelles de ces tendances sauront survivre et s’imposer au-delà de l’été ? Rendez-vous à la rentrée pour le savoir !

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THE BASIL BLITZ
4 cl rhum blanc
2 cl LEJAY cassis
2 cl sucre
6 feuilles de basilic
1/2 citron vert
3 mûres fraiches

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FROM PARIS WITH LOVE
4 cl vodka
2 cl LEJAY cassis
3 cl jus de passion
2 cl sucre
3 mûres fraiches
1/2citron vert

SOWINE_tendance-bar

LEJAY BLACK CALVADOS
4 cl Tequila Silver
2 cl LEJAY cassis
2 cl de miel
1/2 citron vert
Des fruits rouges

Cocktails créés par Yann – BLACK CALVADOS (BLITZ TEQUILA BAR)
Photos SOWINE – Tous Droits Réservés

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Floc de Gascogne et mixologie

SOWINE_Floc Présentation du nouveau positionnement du Floc de Gascogne il y a quelques jours, ce vin de liqueur du Sud-Ouest titulaire d’une AOC depuis 1990. Élaboré à partir de jus de raisins non fermenté et de jeune armagnac, le Floc, qui se décline en blanc (cépages indigènes locaux Colombard, Ugni Blanc et Gros Manseng) et en rouge (Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon et Merlot) n’est produit que sur 780 hectares, à hauteur d’environ 1 million de bouteilles par année.

Sous l’impulsion de l’Interprofession, les quelques 120 producteurs de l’appellation cherchent plus que jamais à redynamiser leur image, notamment en proposant une dégustation en cocktail, mode de consommation qui s’éloigne du traditionnel accord avec le foie gras souvent associé à ce type de produit.

Les deux cocktails dégustés, réalisés par la créative Sandrine Houdré-Grégoire (ex-Murano et Édouard VII), ont le mérite d’être originaux et de faire la belle part au produit. Le Floc me Up, alliant Floc blanc, jus de citron vert et de kumbawa, concombre, kiwi et vodka a tout d’un excellent cocktail apéritif, alors que le Fée Rouge, combinant Floc rouge, sirop de figue, fraise, mangue et thé, se révèle particulièrement gourmand.

D’un point de vue marketing, le travail de repositionnement du produit me semble intéressant : nouveau packaging, nouveau discours, et ancrage du produit dans une forme de modernité -passant par de nouveaux modes de dégustation- propre à séduire de nouvelle cibles… Reste à savoir si ce mode de consommation arrivera à s’imposer, ce qui demeure somme toute incertain pour un produit dont 60% des volumes s’écoulent en vente directe à la propriété, où les producteurs n’ont pas toujours un kumbawa ou du sirop de figue sous la main pour vous initier à la mixologie.

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