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Mangas et succès du vin au Japon

Sowine_sommelierLes amateurs de mangas connaissent déjà SOMMELIER, version française d’un manga japonais qui raconte les aventures de Joe Satake, jeune et talentueux sommelier Japonais vivant en France.

Cette série -le sixième volume vient de paraître en France-, éditée en français dix ans après sa première publication au Japon, est le premier manga nippon consacré à l’univers du vin. D’autres parutions en bandes dessinées sur le vin et l’oenologie -dont une version féminine, Sommelière, ou encore la série Les Gouttes de Dieu- lui ont emboîté le pas, contribuant à la promotion du vin sur l’archipel, mais aussi dans d’autres pays d’Asie, en Corée du sud particulièrement.

Quand on connaît l’intérêt pour les mangas au Japon -qui concerne toutes classes d’âge et sociales- et la capacité des Japonais à s’intéresser à de nouvelles activités « en vogue », rien d’étonnant à ce que ces ouvrages, qui ont une réelle approche éducative, participent à l’intérêt des lecteurs pour le vin. L’un des trois auteurs du manga Sommelier, Ken-ichi Hori, est par ailleurs considéré comme l’un des meilleurs spécialistes japonais du vin.

De fait, le vin est depuis quelques années une boisson très appréciée au pays du Soleil Levant mais aussi plus généralement en Asie, avec une vraie volonté des consommateurs de bien connaître le produit -cours d’oenologie, écoles du vin, clubs de dégustation-, une offre très large -vins d’Europe et vins de tous les pays du « nouveau monde » référencés chez les cavistes et dans les supermarchés- et l’adaptation des lieux de consommation à la demande, bars et restaurants proposant systématiquement du vin au verre à leurs clients.

Sowine_japonSi le manga est un média pour le moins inhabituel pour lancer une tendance, il a en tous cas poussé une mode du vin qui perdure au Japon, principalement portée par les jeunes consommateurs et les femmes. Je précise également que le vin n’est pas la seule boisson alcoolisée au coeur de certains mangas : le whisky est également concerné, des marques comme Suntory allant jusqu’à s’associer à la parution d’épisodes. Richard Paterson, Master Blender de renom, est quant à lui devenu il y a quelques années le héro d’un manga consacré à la découverte du whisky. Kampaï !

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Marketing du vin : BuyersVine Beta Wine Search

Sowine_buyersvineDans le cadre de mon dossier Vin 2.0, voici un nouvel éclairage avec le moteur de recherche américain BuyersVine (en Beta) développé par l’éditeur Synapse Wine.

Ce site offre un service d’intermédiation et d’agrégation entre acheteurs et domaines vinicoles en proposant un menu de recherche intuitif et plutôt ludique.

L’internaute effectue un simple « drag-and-drop » des critères de sélection décrivant ses préférences et le site renvoie de façon dynamique vers les bouteilles les plus proches de ses desiderata, référencées dans la base de données.

Sowine_wineryLes catégories proposées sont aussi variées que la couleur, le type, le goût, le prix, l’accord mets/vins, la région et même des concepts « instants de dégustation » comme le sport, le jour de la semaine, la profession, l’occasion, l’audience, etc. Il s’agit donc d’une logique décomplexante et simple.

Les utilisateurs peuvent renvoyer ou sauvegarder les résultats sur leur PDA ou téléphone en exploitant les flux RSS proposés.

Ce service s’adresse principalement aux domaines vinicoles n’ayant pas la taille critique ou le budget média suffisant pour soutenir une approche e-commerce.

La démarche est intéressante dans la mesure où elle rapproche les consommateurs des producteurs avec une proposition prix attractive puisque les tarifs se calculent « départ de cave ». la pertinence tient bien sûr à l’exhaustivité de l’offre proposée, qui dépend du référencement volontaire des vignerons sur le site, et à la façon dont les ‘mots-clés’ (tags) sont attachés à chaque cuvée.

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Accords mets-vins dans les grands restaurants

Sowine_tetsuyaUne approche que je trouve particulièrement intéressante (et que j’apprécie vraiment) dans certains grands restaurants : lorsque le sommelier propose un menu dégustation de vins en parallèle du menu dégustation des plats. Des vins servis au verre, spécifiquement sélectionnés par le sommelier pour se marier idéalement avec chacun des mets créés par le Chef : cela permet de profiter pleinement du repas, et évite de devoir commander une bouteille unique pour l’ensemble du dîner -surtout quand on est deux.

La formule est proposée dans quelques très grands restaurants autour du monde -parmi ceux-ci, je vous conseille très vivement Tetsuya’s à Sydney, Charlie Trotter’s à Chicago, mais aussi Senderens à Paris.

Le coût du menu dégustation de vin est bien sûr en supplément, sans aucun regret jusqu’à aujourd’hui pour ma part. Il est d’ailleurs amusant de constater que le prix ne semble pas, dans ce cas, être un facteur agravant : selon Charlie Trotter, le nombre de ses convives qui choisissent cette option a augmenté de 10% depuis qu’il a agrémenté sa carte d’un deuxième menu dégustation vin « prestige », à 225 US$ (contre 100 US$ pour le premier). 30% des clients optaient pour la formule quand il n’y avait qu’un choix, ils sont 40% aujourd’hui, et la répartition est de 50/50…

Prochaine étape : je serais curieuse qu’on me propose un jour un menu gastronomique associant avec succès différents plats et différents alcools, champagne et vin mais aussi saké, bière ou whisky par exemple -en mode dégustation et petites quantités, bien sûr !

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L’art et le vin : inviter le visiteur à découvrir des oeuvres, et bientôt l’inviter à créer ?

Si vous aimez le vin et l’art, deux suggestions de balades dans des domaines qui concilient les deux.

Sowine_kawamataEn Champagne tout d’abord, signalons l’initiative assez remarquable de Paul-François Vranken qui sollicite depuis trois ans déjà des artistes contemporains et met en scène leurs sculptures dans les caves de la Maison Pommery (à Reims). Cette année, c’est Daniel Buren qui officie dans le rôle de commissaire d’exposition, et offre aux visiteurs le plaisir de découvrir des oeuvres dans un environnement tout à fait inhabituel : les grandioses caves du domaine, creusées dans la craie – un support plus original que la flacon ou l’étui pour concilier vin et art.

Sowine_hennessypicasso_2Autre grande maison qui présentait cette année dans ses murs une exposition de qualité : la Maison Hennessy à Cognac, avec une célébration des oeuvres de Picasso consacrées à la tauromachie. Après Savignac, Sempé ou encore Poliakoff, je trouve cependant dommage que l’exposition se soit terminée fin juin et ne dure pas tout l’été comme ce fût le cas les années précédentes.

Alors que certains domaines offrent au consommateur une part de rêve et un bel objet avec une oeuvre d’art reproduite sur les supports les plus accessibles (flacon, étui) -proposant, au demeurant, des collections marquantes, comme Mouton Cadet avec ses célèbres étiquettes (décorées par Cocteau, Miro, Kandinsky, Baselitz, Picasso, Niki de Saint Phalle, ou encore Haring pour n’en citer que quelques-uns parmi mes préférés) mais aussi Taittinger avec sa « Collection« , décorée depuis un quart de siècle par différents artistes contemporains comme Vasarely, Arman ou encore Roy Lichtenstein-, on assiste depuis quelques années à une nouvelle forme d’association entre le vin et l’art, entre le domaine et l’artiste, et à un glissement de l’oeuvre vers de nouveaux supports, moins évidents et à ce titre plus intéressants – voir aussi à ce sujet mon billet sur les barriques peintes de Château Puech-Haut.

Il ne s’agit plus seulement de faire venir l’art vers le consommateur, mais d’inviter ce dernier à se déplacer et à découvrir l’oeuvre dans un environnement surprenant, mettant en parallèle deux types de créations : la peinture (ou la sculpture) et l’élaboration du vin. Par ce biais, les domaines marquent le visiteur, créent de l’émotion et touchent une cible plus large de consommateurs.

Après avoir proposé au consommateur d’être collectionneur, puis lui avoir proposé de découvrir par lui-même les oeuvres, je trouverais pertinent que la prochaine étape voit des domaines proposer au consommateur de devenir lui-même acteur de l’oeuvre, à un niveau individuel ou collectif d’ailleurs. Une proposition déjà faite par certains domaines au niveau du vin -comme Crushpad, voir mon billet à ce sujet-. Pourquoi ne pas proposer maintenant au consommateur de traduire son inspiration et sa créativité en devenant artiste d’un jour, d’une cuvée ou d’un moment particulier ? Un moyen certes complexe à mettre en oeuvre (quoi que) mais encore plus efficace pour créer l’émotion et la fidélisation à une marque.

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Gouter le vin avant de l’acheter

Sowine_winetastesC’est à Queenstown, en Central Otago, région néo-zélandaise bien connue pour son vin (et plus particulièrement son Pinot Noir) que j’ai découvert il y a quelques années via Winetastes le concept de boutique-caviste-bar de dégustation, qui propose au visiteur, client et consommateur de goûter une large sélection de vins (plus de cent) pour pouvoir faire son choix avant d’acheter. Le concept, qui se développe également depuis peu sur le marché américain mais aussi dans de nombreuses villes d’Europe est maintenant aussi présent à Londres, ville amatrice de vin par excellence et marché phare ouvert aux nouveautés.

Le principe de ces boutiques est simple : une large sélection de vins est proposée à la dégustation via un système en self service. Les bouteilles sont présentées dans des machines (marque italienne Enomatic) qui les conservent à température optimale de dégustation et permettent le remplissage des verres via un tube verseur – un robinet à vin à débit contrôlé, en somme. On remplit (modérément) son verre après avoir introduit sa wine card dans la machine – wine card qui aura été créditée en caisse à l’arrivée dans la boutique. Le système garantit une bonne conservation des vins branchés sur la machine car ils sont protégés de l’air et donc de tout risque d’oxydation.

Sowine_winetastes2Le concept, en plus d’être ultra éducatif, est vraiment intelligent -au moins, on est sûr d’aimer le vin qu’on va rapporter à la maison-, ludique -quel bonheur de comparer des vins de cépages identiques mais de régions différentes !- et il permet de déguster des vins d’exception aussi bien que des vins d’entrée de gamme – le prix de l’échantillon varie selon les vins bien sûr.

Je ne connais pas la boutique de Londres, mais elle m’a tout l’air, d’après les photos (voir article dans Decanter de Août 2007 sur The Sampler), d’être tout aussi agréable que sa grande soeur de Queenstown : un lieu accueillant, chaleureux, organisé simplement, qui propose dans un espace unique toute l’éducation autour du vin : dégustation, librairie, explications sur les régions, les cépages ou les caractéristiques olfactives…

Et le concept s’ouvre à d’autres lieux ou instants de dégustation : les domaines, comme la Winery de Innocent Bystander en Australie (lire mon billet ici), certains restaurants de Tokyo, comme Bassanella dans le complexe de Roppongi Hills ou Bisty’s dans le très chic centre commercial Omotesando Hills et même au Tower Club de Singapour.

Avec cette approche, on touche clairement à la problématique -souvent absente de l’univers des vins français- de simplification de l’offre : on décomplexe le visiteur, on lui donne les clés pour comprendre ce qu’il déguste et choisir en connaissance de cause, et on ne craint pas de lui proposer des produits d’exception, en libre service. Une approche très anglo-saxonne mais vraiment agréable… et une nouvelle façon de découvrir le vin !

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Blue Ocean, Yellow Tail et le Cirque du Soleil

Sowine_blueoceanCet été, si vous voulez prendre un livre de stratégie sur la plage, je vous conseille la lecture de Blue Ocean Strategy (disponible aussi en français).

Le livre décrit la stratégie « Blue Ocean« , un modèle de réflexion privilégiant l’innovation de rupture dans les environnements concurrentiels saturés. Un moyen de mettre en oeuvre les idées jaunes de Mark en somme… et quand les idées jaunes créent des océans bleus, alors on obtient… des dollars (?!?)

Rédigé par des professeurs de l’INSEAD (Kim Chan et Renée Mauborgne), l’ouvrage décrit aussi les problèmes de résistances aux changements rencontrés par les entreprises.

Le point intéressant avec ce livre, c’est qu’il cite de nombreux exemples et études de cas pour illustrer ces sauts de valeur, cette approche permettant d’identifier de nouveaux marchés en développant des services et produits en disruption.

Un des modèles de stratégie « Océan Bleu » pris en exemple est la réussite formidable de la marque de vin australienne Yellow Tail lancée en 2000 par la société Casella Wines (12 millions de caisses) et qui connait un succès retentissant aux Etats-Unis.

Un autre modèle de réussite explicité concerne le Cirque du Soleil. A ce titre, j’assistais justement hier soir à la représentation du spectacle Alegría qui se joue en ce moment à Paris/St-Denis.

Je vous recommande vivement ce spectacle visuel, entre ballet, théâtre et cirque. Un univers très onirique, palpitant et poétique. Ne tardez pas, la dernière se tient le 15 juillet 2007. Bon plan : vous pouvez achetez et réserver vos billet sur TickeTac.com.

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Du vin par SMS

Wine_zap_sowine Pour résoudre nos problèmes de mémorisation des étiquettes et satisfaire notre besoin irrépressible d’instantanéité (avoir accès ici et maintenant à l’information – lire le rapport Infolust éloquent à ce sujet), des services innovants se développent sur les technologies mobiles.

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Vodkas Premium : des concepts pour tous les goûts

Je vous présentais il y a quelques jours la KALASHNIKOV VODKA, ou comment créer un produit détonnant dans le secteur ultra dynamique de la vodka.

Dans la série « concept vodkas », d’autres marques se sont lancées depuis quelques années à l’assaut d’un marché en pleine effervescence, en particulier sur le segment des vodkas super et ultra premium (plus de trente euros). Des produits qui ne sont plus exclusivement originaires de Russie, de Pologne ou de Scandinavie.

Hangarone_sowineParmi elles, quel serait votre choix entre les françaises GREY GOOSE (à noter le site web immersif particulièrement réussi), CÎROC (« la seule vodka au monde élaborée exclusivement à base de grains de raisin du sud-ouest de la France ») ou IDÔL (à base de raisins Pinot Noir et Chardonnay), les américaines 44°NORTH (vodka naturelle élaborée en Idaho), ROTH et HANGAR ONE (« vodka artisanale, naturelle et sérieuse »), l’islandaise REIKA (encore une mention spéciale au site web), la canadienne PEARL (« the world’s best tasting flavored vodka »), l’écossaise VALT (« Single Malt Scottish Vodka »), la hollandaise KETEL ONE ou encore la suisse XELLENT ?

A moins que vous ne préfériez découvrir les arômes de litchi de KAI VODKA, élaborée au Vietnam, ou encore WOKKA SAKI, un mélange de vodka anglaise et de saké importé du Japon.

Vous pourriez aussi vous laisser tenter par SIKÜ, élaborée à base d’eau de glacier du Groenland, SQUARE ONE, première vodka américaine 100% organique, PINKY ou « l’art du vin appliqué à la science des spiritueux » (également auto déclarée « the world’s most beautiful vodka » – et spécifiquement dédiée aux femmes), ou encore la vodka MODERN SPIRITS qui propose une large gamme, aromatisée à la truffe, au miel, au gingembre, à la lavande, au chocolat… ou sur-mesure, selon votre envie ?

Vodka_sowineLa liste est longue et pourrait être complétée, mais pour toutes ces vodkas, la question reste quand même de savoir comment concilier des concepts forts, souvent liés aux qualité gustatives du produit – donc à une dégustation « pure » pour pouvoir l’apprécier – et ce qui faisait jusque là l’essence même – et le succès – des vodkas : leur dégustation en cocktail, déclinable à l’envi.

Justement, il est amusant d’observer qu’au delà du luxe et de la qualité, toutes ces vodkas originales et sophistiquées communiquent et insistent sur leur authenticité et leurs origines : des valeurs indispensables pour se positionner dans la gamme des super et ultra premiums, alors que la tendance actuelle de la consommation « branchée » va vers une découverte du produit dans sa plus pure expression.

Un retour aux sources largement revendiqué – et de manière plus légitime – par les dernières nées russes, KALACHNIKOV mais également SPUTNIK, une vodka premium qui décline à merveille authenticité (en communiquant sur l’histoire et les origines de la vodka en Russie au IXe siècle), goût et originalité (la version pure se décline également en versions aromatisées, à la rose, au raifort et au basilic) et communication décalée, au travers de partenariats en particulier. A découvrir, le site web, moins percutant que celui de sa consoeur Kalachnikov, mais tout aussi imprégné de culture soviétique.

Sputnik_sowine

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