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Penderyn, the smoothest wysgi on earth

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Parmi les voyages que j’ai eu la chance de faire depuis le début de l’année, l’un de ceux qui m’a le plus marquée est ma visite du Pays de Galles. Surprenant pour parler de spiritueux ? Pas tant que cela, puisque le Pays de Galles abrite une seule et unique distillerie, nichée au coeur du paysage magique des Brecon Beacons, parc national reconnu par l’UNESCO, devenu une destination touristique de choix pour ses paysages à couper le souffle.

SOWINE_Penderyn_MadeiraCette distillerie, c’est celle de PENDERYN, qui produit chaque jour un seul et unique fût d’un single malt exceptionnel : le processus de distillation très particulier, obtenu grâce à un alambic unique en son genre, spécialement conçu pour produire un alcool d’une grande complexité et d’une profondeur exceptionnelle, confère aux Single Malts PENDERYN leur caractère généreux, tout en douceur et en légèreté.

Si la visite de la distillerie et de son alambic très particulier valent à eux seuls le détour, le village de Penderyn mérite aussi qu’on s’y attarde. Typique de ces villages gallois, avec leurs maisons alignées et leur pub historique, il a été choisi par les fondateurs pour y faire renaître le whisky gallois car c’est le lieu parfait pour abriter une distillerie : la source d’eau y est pure et l’orge de toute première qualité.

La région quant à elle vaut aussi le déplacement : anciennes mines de charbon désaffectées et châteaux médiévaux, le Pays de Galles est un petit pays à forte personnalité. Il suffit de discuter avec ses habitants pour comprendre qu’ils sont fiers de leurs différences… ou d’assister à un match de rugby à Cardiff pour se rendre compte de leurs préférences !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce déplacement, c’est qu’il m’a prouvé une fois de plus à quel point les produits que nous avons la chance d’accompagner au quotidien nous font découvrir bien plus que leurs seules qualités à la dégustation : ils sont de véritables invitations au voyage et à découvrir l’histoire de leur région d’origine, la culture dont ils sont issus et la personnalité des hommes et des femmes qui les élaborent.

PENDERYN n’échappe pas à la règle et la dégustation des produits issus de la distillerie -PENDERYN Madeira, PENDERYN Sherrywood et PENDERYN Peated- traduit parfaitement l’atmosphère qui se dégage du lieu : à chaque gorgée, on a l’impression d’être transporté au Pays de Galles, dans une ambiance Gentleman’s Club dans le plus pur style gallois !

Parmi la gamme de wysgi* proposés par PENDERYN, je recommande particulièrement le Madeira Single Malt (46 % vol) : toute la saveur de l’ambiance au Pays de Galles y est réunie. Equilibre exceptionnel, notes de caramels à la crème et un soupçon de cuir neuf puis des notes finales de fruits tropicaux, de raisin et de vanille, longues en bouche, qui émergent avec force. Vous êtes à la recherche du cadeau idéal pour la fête des pères ? Vous venez de le trouver ! Llechyd da** !

NB : restez attentifs à la page Facebook de Penderyn France -pour devenir fan, cliquez ici- : mon petit doigt m’a dit qu’il s’y prépare un jeu concours avec de jolis cadeaux à gagner…

* Whisky en gallois
** Cheers en gallois

Prix public constaté de 41€ à 59€, en vente chez les meilleurs cavistes et sur www.whisky.fr

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Quand le cocktail devient moléculaire !

Chocolat noir fruit de la passion © Mathilde de L'Ecotais
Il ne vous reste plus que quelques jours pour courir voir l’exposition Quand les molécules se cuisinent…, présentée jusqu’au 10 juin 2012 au Palais de la découverte. Une belle occasion d’explorer les liens entre gastronomie, science, art… et cocktails !

Qu’est-ce exactement que la cuisine moléculaire, dont on entend beaucoup parler ? « Elle consiste à explorer la cuisine d’un point de vue chimique et scientifique afin de mieux la maîtriser et de créer des saveurs et textures inédites ». Selon son chef de file français Thierry Marx, « elle doit devenir la source d’un univers fantasmé ». C’est ce que Ferran Adrià, Chef du restaurant El Bulli, consacré 5 fois meilleur restaurant du monde avant sa fermeture, appelait la « cuisine techno-émotionnelle » : la technique mise au service de l’émotion. Jusqu’à l’élever parfois au rang d’art : c’est ce que narre la photographe plasticienne Mathilde de l’Ecotais, commissaire de l’exposition, lorsqu’elle ose dématérialiser les aliments dans ses photographies, ou l’enseignant-chercheur en chimie Raphaël Haumont, fréquent collaborateur de Thierry Marx, quand il décortique les aliments cellule par cellule, des mois durant, afin de trouver la recette exceptionnelle.

Fréquemment attaqué sur le côté parfois trop chimique, très technique et peu conventionnel de sa cuisine, Thierry Marx répond qu’il n’y a pas de conflit entre tradition et innovation. Toute cuisine est pour lui moléculaire, puisqu’elle repose sur la chimie – et l’alchimie – des aliments. Du point de vue marketing, la cuisine moléculaire pose pourtant problème : comment donner envie de se rendre au restaurant pour consommer ces plats très techniques ? La cuisine ne peut se contenter d’être une science pour susciter l’intérêt du consommateur.

« Ce n’est pas parce qu’on a faim que l’on rentre dans un restaurant, mais parce qu’on est à la recherche d’une émotion », affirme Thierry Marx. Le même constat peut être fait pour les bars et caves à vin : nous ne pouvons être réceptifs à ces nouvelles sensations que dans un cadre propice, qui permet d’établir une relation affective avec le produit grâce à l’histoire qui est racontée.

C’est ce que démontrent les bars à cocktails qui occupent aujourd’hui le devant de la scène parisienne. Le cadre y est aussi important que le contenu des verres : atmosphère intimiste au minuscule bar L’entrée des artistes, ambiance clandestine à l’Experimental Cocktail Club –qui rappelle les speakeasies de l’ère de la Prohibition–, parfum de secret chez Candelaria, qui se dissimule derrière une taqueria mexicaine… Les bartenders aussi se mettent en scène, théâtralisant leur prestation : l’improbable Italien tatoué qui règne sur le bar de Grazie suffira à vous en convaincre.

D’ailleurs, les techniques moléculaires ont aussi de l’avenir dans le domaine des spiritueux : il est désormais possible d’exalter des arômes grâce au procédé de cryo-concentration (concentration par le froid), ou de créer des textures inédites : Raphaël Haumont imagine un Kir moléculaire qui associerait à un grand champagne des billes de cassis encapsulées dans des pellicules extra-fines.

A l’instar de ce qu’Auguste Escoffier prédisait dès 1907 pour la cuisine, on peut donc affirmer que la préparation des cocktails et spiritueux, « sans cesser d’être un art, deviendra scientifique » !

Quand les molécules se cuisinent : démonstration pour le grand public jusqu’au 10 juin 2012 au Palais de la Découverte, avenue Franklin Roosevelt Paris 8.

Marie C. et Hortense
Photos Mathilde de l’Ecotais, DR.

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Les rendez-vous spiritueux à ne pas manquer cette semaine

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Après le Salon de la Revue du Vin de France qui se tenait le week-end dernier au Palais Brongniart à Paris, je recommande vivement une visite du salon -professionnel cette fois- Cocktails Spirits qui se tient jusqu’à ce soir à la Maison Rouge dans le 12e arrondissement de Paris. Ce « Salon Européen des Nouvelles Tendances » confirme chaque année sa très belle qualité.

Autre rendez-vous incontournable pour tous les professionels du bar : la première édition du Salon du Bar et des Barmen, qui se tient depuis aujourd’hui et jusqu’à mercredi à la Halle Freyssinet (Paris 13e). Une autre occasion de découvrir et d’échanger sur le monde des spiritueux !

A vos shakers !

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De retour du Japon : vin, saké et whisky japonais

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Tout juste rentrés de trois jours au Japon, avec quelques spécialités. Dégustation avec la SOWINE Team prévue en fin d’après-midi. Kampai!

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L’art du cocktail

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Alors que la première édition du Paris Cocktail Festival vient de s’achever -une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que l’art de la mixologie a définitivement pris son envol en France -lire ma note à ce sujet ici-, je ne saurais trop vous conseiller, si vous aimez les cocktails, de rendre une petite visite à un caviste parisien d’un nouveau genre, spécialiste du genre : notre ami Paul-Eric chez Sipeasy.

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James Bond : le nouvel homme fort de Heineken

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Nous avons déjà eu l’occasion de traiter sur ce blog la question du « placement produits » dans les stratégies de communication des marques d’alcool, de champagne et spiritueux en particulier (revoir Rémy Martin V avec Kelly Rowland ou Moët & Chandon aux Golden Globes).

Les placements produits dans les séries ou les films, en particulier les gros blockbusters sont l’enjeu d’intenses tractations, et bien sûr un excellent moyen -en France- de cohabiter avec les contraintes de la Loi Evin.

S’il est un personnage cinématographique ‘alcoocompatible’, plus délicat mais tout aussi assidu et séducteur que Don Draper dans Mad Men, c’est bien l’iconique James Bond, amateur d’excellent champagne et de martinis bien dosés, incarnant l’élégance, le style et le bon goût. C’est donc sans surprise que la sortie en fin d’année 2012 du nouvel opus SKYFALL attise les convoitises des marques d’alcool.

Et dans ce jeu de la séduction, il semble que la marque Heineken, bien connue pour sa créativité publicitaire (voir notre note The Cannes Lions Festival : créativité publicitaire dans les spiritueux et les bières) entend optimiser au maximum un investissement qui s’annonce sans précédent, toujours en soutien de sa plateforme d’activation « Open Your World ». Comme le rapporte Marketing Week, la campagne aka « The biggest activation of 007 ever » – dans laquelle Daniel Craig semble cette fois appelé à jouer un rôle- sera globale, relayée dans plus de 170 pays et multi-canale, avec un effort très significatif porté sur le digital et les réseaux sociaux.

A ce titre, il est intéressant de noter que la marque déclare vouloir faire rentrer James Bond dans leur plateforme et la promesse ‘Man of the World’ plutôt que d’injecter du Heineken dans 007, considérant que le personnage est parfaitement en phase avec leur motto.

Gageons que le film et la campagne proposés seront à l’image de la saga ‘The Entrance’ (lire note Heineken revient en force avec une nouvelle campagne publicitaire) plutôt que de ce dernier opus un peu fade pour Casino Royale avec Eva Green mais sans Daniel Craig :

Connexe à cette stratégie de placement produits, le développement des égéries publicitaires, souvent acteur et actrices. Sur ce thème, je vous engage à relire ces notes toujours actuelles sur la démarche :

Luxe et égéries : l’art de créer la légende

Les marques et leurs égéries : incarnation, impact et mémorisation

Création publicitaire, différenciation et attribution : Martini et George Clooney

Cointreau et Dita von Teese : deux années de strip tease

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Jim Beam revisite la part des anges avec un soupçon d’audace…

Dans notre note L’audace comme valeur de marque, je vous présentais la très belle campagne Bold Choices pour la marque de de bourbon Jim Beam  avec l’acteur Willem Dafoe. Je vous propose de découvrir ici le nouvel opus, avec le même crédo, revisant cette fois le concept de la part des anges…

Destiné à accompagner la montée en gamme de la marque, ce spot publicitaire annonce le lancement de Jim Beam® Devil’s Cut™ (lire article complet de Marketing Daily : Jim Beam Devil’s Cut Spot: Another ‘Bold Choice’). A noter bien sûr : l’approche intégrée du dispositif et en particulier la démarche d’engagement “Unsuspecting Guys” sur Twitter.

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Classement des marques d’alcool : Interbrand « Best Global Brands 2011″

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Interbrand a publié son nouveau classsement 2011 des marques les plus performantes.

Les américains trustent toujours les dix premières places de ce palmarès avec une emprise toujours forte des valeurs technologiques : IBM (#2), Microsoft (#3), Google (#4), Intel (#7), Apple (#8) et HP (#10), même si Coca-Cola conserve sa première place.

S’agissant des marques d’alcool, voici les sept qui figurent dans ce TOP 100 (à comparer avec le classement de l’an dernier), le palmarès étant préparé selon une métholologie privilégiant la valorisation financière.

SOWINE_budweiser #29 BUDWEISER (gain d’une place) : les consommateurs continuent de voir Budweiser comme la bière par excellence, en particulier aux USA. Et pourtant, la concurrence a rendu l’exercice de différenciation plus difficile. Pour revitaliser la marque et lui permettre de renouer avec ses consommateurs, Budweiser a refondu son logo, sa canette et son packaging en 2011. Un QR-Code a été placé sur le pack pour une communication directe avec le client. Si sa croissance au Brésil s’est ralentie, la marque poursuit son développement en Amérique Latine et en Chine, deux relais de croissance très importants. Sur son marché domestique, Budweiser s’est concentrée sur Bud Light. Sponsor exclusif de la NFL et une pression promotionnelle forte servent à renforcer la relation entre la bière et les fans de sport.

SOWINE_moet_chandon #77 MOËT & CHANDON (gain de deux places) : la maison de champagne continue de mettre à profit son positionnement sur l’axe glamour / célébrités / qualité sur l’ensemble des points de contact. La campagne 2011 avec Scarlett Johansson (lire ma note à ce sujet) a été relayée sur tous les médias (print, outdoor et online). Le choix du lieu, le Trianon, fait écho au patrimoine de Moët & Chandon, et renforce ainsi son statut de marque de luxe. Sponsor de l’US Open, de grands festivals de cinéma et de lieux prestigieux où il fait bon être vu, la marque maintient une forte visibilité.

SOWINE_jackdaniels #78 JACK DANIEL’S (reste à iso) : Les consommateurs continuent de considérer Jack Daniel’s comme une marque patrimoniale avec un héritage porteur. Cette année encore, la gamme des spiritueux Jack Daniel’s enregistre de bons résultats. Les extensions de marques, tel le « Jack Daniel’s Tenessee Honey », ont été bien accueillies, et de grands lancements produits sont anticipés en 2012, utilisant à la fois la publicité traditionnelle et les réseaux sociaux, dont Twitter et des vidéos ciblées sur Facebook. Jack Daniel’s est donc en développement au niveau mondial, particulièrement en Europe occidentale et dans les régions à forte croissance, comme le Mexique et la Turquie.

SOWINE_corona #86 CORONA (chute d’une place) : la marque continue à asseoir un positionnement unique basé sur sa philosophie « vivre dans l’instant ». Le numéro un de la bière au Mexique, et numéro un de la bière importée en Australie et en Amérique du Nord, est associé à un style de vie décontracté, aux vacances, à la relaxation à travers ses symboles emblématiques, telles la tranche de citron vert et la plage. Ces symboles sont repris à chaque point de contact, aussi bien au niveau des réseaux sociaux qu’au niveau de la publicité traditionnelle. La marque a néanmoins su faire évoluer ses messages, en invitant même ses fans, dans ses récentes campagnes, à trouver « leur propre plage ». Cette année, Corona a annoncé sa plus grande promotion encore jamais organisée, offrant une chance pour ses clients de gagner l’un des 100 voyages au Mexique mis en jeu.

SOWINE_johnniewalker.gif #88 JOHNNIE WALKER (gain de 4 places) : la marque se développe au niveau international. La stratégie consistant à aller au-delà de la distribution de whisky et de faire appel à une classe moyenne émergente commence à être rentable dans des régions comme l’Amérique Latine et la Chine. Aux Etats-Unis, les offres sur les produits premiums de la marque ont obtenu de bons résultats, et Johnnie Walker s’est concentré sur la communication, ce qui a d’autant plus élevé le statut de la marque. En Chine, particulièrement, on commence à voir se développer plus de fidélité à la marque. Une ambitieuse campagne basée sur les réseaux sociaux, « Mots du voyage », qui raconte l’histoire de 12 pionniers chinois, a grandement stimulé sa visibilité dans la région, et a rendu la marque plus accessible. De plus, une stratégie « go-to-market » améliorée en Inde a aidé la marque, où elle détient un statut iconique.

SOWINE_smirnoff#89 SMIRNOFF (reste à iso) : bien que le marché de la vodka soit ultra concurrentiel, Smirnoff obtient de bons résultats. Des dispositifs excitants, telle la campagne ‘I choose‘, et l’émission de téléréalité « Master of the Mix », ont continué à renforcer la part de voix de la marque. Tout en restant le leader du marché américain, Smirnoff se développe sur les marchés émergents, où le développement des classes moyennes sont en pleine expansion. La marque continue de mener une stratégie très visible de soutien par des célébrités. Elle a annoncé récemment un partenariat avec Madonna dans le prochain épisode de la Smirnoff « NightLife Exchange », et a établi un partenariat avec Pharell Williams pour sa campagne « Start Pure ».

SOWINE_heineken #91 HEINEKEN (gain de 2 places) : les acquisitions sur les marchés émergents se poursuivent cette année, après l’achat en 2010 de Femsa Cerveza, qui rééquilibre le portefeuille sur une base européenne en baisse constante. La marque s’est intéressée à l’Afrique cette année, gagnant en capacité de production au Nigeria, et en entrant sur le marché du Sud Soudan via le rachat deux brasseries éthiopiennes. Par ailleurs stable au Brésil, où elle est fort présente depuis de nombreuses années, la marque continue d’expérimenter l’utilisation des médias sociaux. Heineken est actuellement en discussion avec Facebook concernant un accord publicitaire de plusieurs millions de dollars, a obtenu plus tôt dans l’année un accord avec Google sur une campagne, et se concentre sur la diffusion de clips sur Youtube dans le but de toucher l’importante cible des vingtenaires. En outre, son engagement sur la Ligue des Champions UEFA continue de construire la présence mondiale de la marque. Heineken accroit également ses efforts au niveau éco-responsabilité avec son programme sur 10 ans : « Brewing a Better Future ».

Au delà des débats sur la méthodologie employée pour les classifier et le caractère très US-centric de l’étude, je note que de nombreux commentaires explicatifs font écho aux stratégies d’activation de ces marques sur les réseaux sociaux, laissant à penser que la stratégie sociale est aujourd’ui déterminante de leurs succès respectifs et que l’interaction avec les fans et les communautés concernés impacte directement leur valorisation (voir aussi l’importance des campagnes sociales en publicité ici et ici).

Corona continue à asseoir un positionnement unique basé sur sa philosophie « vivre dans l’instant ».

Le numéro un de la bière au Mexique, et numéro un de la bière importée en Australie et en Amérique du Nord, est associé à un style de vie décontracté, aux vacances, et à la relaxation à travers ses symboles emblématiques, telles la tranche de citron vert et la plage.

Ces symboles sont repris à chaque point de contact, aussi bien au niveau des réseaux sociaux qu’à celui de la publicité plus traditionnelle.

La marque a su faire évoluer ce message, en invitant même ses fans, dans ses récentes campagnes, à trouver « leur propre plage ».

Cette année,  Corona a annoncé sa plus grande promotion de loterie au détail encore jamais organisée, offrant une chance pour ses clients de gagner l’un des 100 voyages au Mexique mis en jeu.

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Courvoisier Rosé : une liqueur pour les femmes

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En écho à notre note sur Rémy Martin V, je vous propose de découvrir aujourd’hui un nouveau « produit dérivé » du cognac lancé par une grande maison, cette fois destiné à la cible féminine : Courvoisier Rosé.

Annoncée en juin et lancée sur le marché américain, cette innovation consiste en un mélange de cognacs jeunes et de vin rouge. Cette liqueur à la robe de couleur rose vif titre à 18% pour un goût revendiqué de « pêches, fraises, framboises et abricots ». Le produit est destiné à une consommation en cocktails et n’est pas recommandé ‘straight’.

Empruntant quelques codes au cognac, Courvoisier Rosé est valorisé dans la bouteille classique Joséphine, qui rappelle que Napoléon était connu pour favoriser les cognacs d’Emmanuel Courvoisier. En l’espèce, ce Courvoisier Rosé est plus pensé pour Madame…

Je suis curieux de voir le succès que rencontrera cette innovation spécialement markétée pour les femmes. A l’évidence, Courvoisier cherche comme d’autres maisons de Cognac -à l’heure du brand stretching- à se développer sur de nouvelles cibles et autour d’instants de consommation mixologie et cocktails que le Cognac originel peine à satisfaire.

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A noter par ailleurs que ce développement sur la cible féminine est un objectif annoncé du groupe Beam -propriétaire de Courvoisier- en particulier sur le segment des Tequilas [Sauza et Hornitos], qui s’appuie également sur ces initiatives : Jim Beam Red Stag, un bourbon aux infusions de cerises noires ; Skinnygirl Cocktails, marque rachetée en mars 2011 proposant des cocktails en premix, prêt-à-servir et à faible teneur en calories (cosmo, margarita et sangria) ; Pucker Vodka, des premix vraiment très girly dans un packaging assez saisissant…

 

Enfin, s’agissant de la stratégie de développement de la marque Courvoisier, il est intéressant de relever que la maison s’est lancée sur un nouveau parti-pris: communiquer, à la manière des whiskies, sur l’âge de ses cognacs, en lançant récemment, en Amérique du Nord, The Connoisseur Collection composée d’un 12 ans et d’un 21 ans. Avec cette initiative rendue possible par un investissement effectué depuis plus de deux décennies en matière de traçabilité, Courvoisier fait le pari que les consommateurs de malts, habitiués aux classifications d’âge plutôt que de ‘qualité’ (comme VSOP ou XO) verront plus de transparence et d’attrait dans cette approche. Là aussi, il s’agira d’analyser, avec un peu de recul, si ce scénario s’est avéré payant et s’il a permis de recruter de nouveaux consommateurs.

BLOG_Courvoisier

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Gimme some V ! par Rémy Martin

SOWINE-Remy-VLa nouvelle avait fait grand bruit (relire Rémy Martin V sème te rouble) : en septembre 2010, la maison de cognac Rémy Martin annonçait le lancement sur le marché américain de Remy V (prononcer ‘vie’).

Se rattachant à la catégorie « non aged distilled grape spirit », ce spiritueux obtenu en filtrant à froid les raisins d’automne de la Petite et de la Grande Champagne, passé par des tonneaux en cuivre sans vieillissement, ne tombe pas dans la catégorie d’un Cognac.

Lancé avec les codes cognac de la marque au centaure, ce flacon blanc (même bouteille que celle du cognac VSOP en ultra-blanc) porte fièrement l’emblème du V et n’est donc pas un cognac blanc.

Testé auprès des consommateurs américains sur quelques états, déployé plus largement depuis, il se destine à la mixologie et aux barmen pour élaborer des cocktails ! Voir la page Facebook de cette : Clearly Interesting.

Je vous propose de découvrir ici le clip mui caliente « Lay it on me »de la reine du R’n’B Kelly Rowland – l’un des gros cartons de l’année. Dans cette vidéo vue plus de 9 millions de fois sur internet, Remy V fait une très belle apparition à 2’55. D’après La Charente Libre, ce placement de produit rappelle que les blacks américains et le monde du hip-hop restent une clientèle chouchoutée par les grands du cognac.

Je m’interroge sur la perception des Afro-Américains d’un produit ultra-white qui serait marketé spécialement pour eux. Cela me rappelle une autre histoire mais ici, nous ne sommes plus en cognac, mais en « eau de V ». Tout est dans le message !

De mon côté, j’attends la version cocktail avec Jus de Tomate en co-branding avec True Blood. Gimme some V !!!

The new Remy V spirit masterfully blends the savoir faire and the aromatic richness of the Rémy Martin House with the smoothness and mixability of a clear spirit. The finest grapes found in the heart of Rémy Martin’s vineyard are hand-selected and harvested only once a year, at the beginning of each fall. Small batches are slowly distilled in traditional copper pot stills throughout the winter, then ice-cold filtered. The eaux-de-vie is left to rest all spring in order to bring out full aromas and flavors. The finished product, the exclusively crafted Rémy Martin V, is not a cognac. Rather than aged in oak barrels – the final step in the cognac making process – the liquid goes through a proprietary 14F (-10C) ice cold filtration process, giving it is brilliant transparent color, unique aroma and subtle taste with hints of pear and fresh mint.

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