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Aberlour Hunting Club IV : ou comment célébrer avec justesse le savoir-faire artisanal et le goût de l’excellence

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Rares sont les soirées qui vous transportent dans une atmosphère particulière avec autant de véracité.

Pour la 4ème année consécutive, à l’occasion de la Saint-Hubert, le ABERLOUR HUNTING CLUB, restaurant éphémère, ouvre ses portes pour trois soirées exceptionnelles, les 5, 6 et 7 novembre prochain, dans un lieu unique et féérique.

Au cœur des Buttes Chaumont à Paris, le Pavillon du Lac se transforme, le temps de trois soirées, en cabinet de curiosités recelant d’objets d’arts cynégétiques. Niché dans le parc encore feuillu des Buttes Chaumont, le Pavillon du Lac devient pavillon de chasse aux couleurs de l’Ecosse accueillant les amateurs dans un cadre intime pour une dégustation en accord avec la haute gastronomie du gibier ses Single Malts d’exception.

L’environnement est plus vrai que nature, et l’atmosphère est véritablement celle d’un salon chaleureux où l’on aimerait volontiers allumer un feu en ces soirs frileux. Dans cette ambiance naturellement amicale, les artisans d’arts de la chasse à l’origine des objets rares du coffret ABERLOUR Signature présentent leur talent et leurs œuvres aux convives ravis…

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La dégustation des trois Single Malts 18 d’âge du coffret annuel se fait également en prologue du dîner. Cette année, c’est la Double Maturation en fûts de Sherry et de Bourbon que la distillerie met à l’honneur au travers de son coffret en édition limitée de 15 pièces seulement : ABERLOUR Signature.

Invitation à la rencontre de curiosités de l’univers de la chasse et de savoir-faire rares et uniques, cette édition est avant tout un rendez-vous avec la passion d’artisans d’excellence.

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Du travail minutieux et rigoureux du Master Distiller ABERLOUR s’exprimant dans les trois Single Malts du coffret dégustés en introduction au dîner, en passant par la patience et la précision des artisans d’arts créateurs des objets inédits du coffret ABERLOUR Signature, jusqu’à la haute maîtrise de la gastronomie d’Eric Pras chef triplement étoilé orchestrant ces trois dîners hors du commun, le ABERLOUR HUNTING CLUB célèbre cette année le savoir-faire artisanal forgé par le temps et l’expérience.

Sans aucun doute, ABERLOUR signe là l’une des plus belles éditions de son restaurant éphémère.

Aberlour Hunting Club restaurant éphémère, les 5, 6 et 7 novembre 2013 au Pavillon du Lac, Buttes Chaumont à Paris. 150 euros la place, réservations sur www.aberlour.com

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Créativité publicitaire dans les bières et alcools : le bilan du Cannes Lions Festival

Cette année encore, le Festival International de la Publicité de Cannes a décerné ses Lions et autres Grand Prix, une occasion pour nous de réaliser notre petite enquête annuelle (retrouvez ici l’édition 2012) sélectionnant les plus belles récompenses pour desceller les campagnes les plus créatives dans l’univers des alcools… Alors, toujours en berne l’inventivité des marques de vins & spiritueux ?

Pas tant que ça… pour les bières ! Sans grande surprise, les marques de cervoises rivalisent d’inventivité pour immerger toujours plus leur consommateur dans une expérience de marque.
Tendance qui se dessine depuis quelques années maintenant, l’implication des fans au cœur du système publicitaire est  à son comble cette année et apporte un véritable souffle de fraîcheur à une communication souvent déployée autour des mêmes poncifs de boisson virile et simple à consommer.

HEINEKEN, très bel exemple de ce marketing participatif, remporte ainsi le Grand Prix de ce Festival dans la catégorie « Creative Effectiveness » avec sa campagne intégrée « Legendary Journey ». Originale et décalée, l’opération multicanale replace le consommateur au centre des attentions : héros de sa propre vie, le consommateur HEINEKEN devient une Légende. L’idée créative est alors de déployer cet insight en montrant des démonstrations de sa « Legendary Behaviour ». Après un spot publicitaire présentant la « Legendary Date » d’un jeune homme, les fans de la page Facebook ont été invités, à leur tour, à faire preuve d’une « Legendary Attitude » en participant à l’opération #Serenade… Les fans devenant acteurs de la campagne ont pu faire leur demande de rendez-vous galant à travers une « Sérénade » écrite par eux et jouée en direct par le même orchestre du spot télévisuel sur un show de 8 heures diffusé sur Youtube.

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Dans cette mouvance également, la marque de bière CARLSBERG ne manque pas d’imagination pour plonger son consommateur dans une véritable expérience. Avec son film viral « Poker », récompensé d’un Lion de Bronze, la marque réinjecte toujours plus de valeurs humaines dans sa communication en axant le message sur l’amitié. Le pitch ? Au milieu de la nuit, un groupe de jeunes passe un appel à leurs meilleurs amis respectifs pour venir les sortir d’une partie de poker qui a mal tourné. Leur requérant d’apporter 300 euros pour les sortir d’affaire, les meilleurs amis doivent alors passer l’étape d’une mise en scène des moins rassurantes pour venir aider leur ami en détresse. Arrivés au bout de leur peine et du défi lancé par leur camarade, le meilleur ami se voit alors surpris et récompensé d’une bière bien méritée… « Standing up for a Friend » apparait et signe cette expérience qui replace les instants partagés entre amis au cœur de la promesse de la marque.

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Implication et participation du consommateur se retrouvent également cette année dans le film de 90 minutes « The Movie Out Here » de la marque de bière la plus iconique du « Western Canada » KOKANEE. Lion d’Or dans la catégorie Brand Content et Entertainement, cette comédie produite par KOKANEE célèbre encore une fois le succès des marques empruntant leur codes aux supports de loisirs traditionnels. Ici, l’engagement des consommateurs est total : choisis sur casting par la marque pour devenir les acteurs de cette « buddy comedy » (rendant hommage au Western Canadien typique), les fans jouent et vont jusqu’à proposer leurs propres accessoires, voter pour le bar qui figurera dans le film et participer à la bande originale. Une campagne intégrée réellement réussie qui trouve ses relais sur tous les canaux de communication : au cinéma, à la télévision mais aussi à la radio, en retail, in-bar, online, sur les médias sociaux et à travers des opérations RP.

Pas de tendance particulière pour le film « Beer Chase » de la marque CARLTON & UNITED BREWERIES récompensée du Lion d’Or dans la catégorie Films Alcools mais un sourire aux lèvres qui nous fait l’évoquer ici. Fidèle à l’humour qui caractérise souvent les campagnes de marque de bières, CARLTON utilise le bon vieux ressort publicitaire de l’hyperbole pour nous vanter les mérites de sa boisson et nous amuse avec une course poursuite très eighties et des plus absurdes.

Autre alcool, autre style, autre Lion d’Or : ABSOLUT s’est encore une fois surpassé dans l’hyperpersonnalisation à travers son opération ABSOLUT UNIQUE primée cette année dans la catégorie Design. Habituée des innovations packagings avec des éditions limitées mythiques comme Absolut Disco, Absolut Rock ou encore Absolut Illusion, en 2012, la marque de vodka est allée plus loin encore dans la redéfinition de l’édition limitée. L’idée ? Créer 4 millions de bouteilles uniques faisant de chacune d’elles une véritable édition limitée en soi. Chacune d’elle a ses propres couleurs pop et son numéro : une manière d’offrir l’exclusivité à chaque consommateur. Revisitant la manière de produire ces flacons et de traiter la décoration de leur verre, la marque a su encore une fois rendre toujours plus iconique son packaging.

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Côté vin, sans grande surprise, la créativité n’est pas à son comble cette année encore, nous avons cependant relevé la communication globale originale et intéressante du domaine NINE SUNS de la famille Chang implantée dans la région de la Nappa Valley. En collaboration avec Landor Associates, la marque a développé une communication subtile et inattendue autour de l’héritage chinois de la famille. Dans un film institutionnel, l’histoire de NINE SUNS est déployée tout en poésie justifiant les choix graphiques choisis pour incarner la marque. Le storytelling onirique évoquant l’art et la science de l’élaboration d’un vin au prisme de la culture asiatique modernise les codes du vin et fait entrer les supports de communication du domaine NINE SUNS dans un design contemporain et disruptif. Une communication remarquable et surprenante qui a valu un Lion d’Or dans la catégorie Design Produits.

  

-Clémentine

 

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« Ce qui compte pour les femmes, c’est que l’étiquette soit jolie » (sic)

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(Petit souvenir rapporté de notre tour du monde des vignobles)

J’étais interviewée récemment par le magazine Formes de Luxe sur le thème de la féminisation des codes dans l’univers des vins et spiritueux. L’occasion de revenir sur un sujet déjà largement abordé sur ce blog : lire ici, ici et ici.

Comme chaque année à cette saison, on assiste à une déferlante de promotions de boissons à la fraîcheur, à la couleur et à la pétillance estivales. Les aromatisés sucrés et fruités n’ont jamais tant fleuri dans les rayons des grandes surfaces que ces deux dernières années. Et les packagings toujours plus féminisés ne sauraient mentir : la femme est bien la (nouvelle) cible privilégiée du secteur des vins & spiritueux. Logique, puisque 51% des consommateurs de vin et de champagne sont… des consommatrices.

Qu’ils se placent dans une forme de communication girly, romantique, haute-couture ou ciblant la citadine, les vins et spiritueux semblent vouloir épouser la silhouette et l’identité de leur cible pour mieux la séduire –à l’instar de la cuvée Lady Style du champagne Malard. Inexorablement, on observe un développement non seulement des alcools adaptés aux « goûts féminins » -rosés, effervescents, aromatisés, alcools sucrés & cocktails colorés- mais aussi une « accessoirisation » de leurs contenants pour cibler une clientèle de femmes a priori (!) davantage sensibles à des codes esthétiques qu’à la valeur intrinsèque des vins.

Fruité, sucré & féminité !
L’univers des cocktails fait figure de précurseur en la matière : les cocktails saveurs litchi, pomme, poire et pamplemousse font florès, avec des exemples parlant comme les cocktails pétillants Soho de la marque Pernod. Après le succès de Soho Gloss, déjà condensé de « girly-tude » avec sa teinte framboise vive, la marque au parfum d’Asie mise sur une communication pastelle et aquarelle pour lancer ses deux nouvelles références acidulées « Hanami » et « Misao ». Une image de douceur et de raffinement qui invite davantage à un pique-nique chic au soleil entre filles qu’à une ambiance de fête nocturne…
Autre invitation au soleil d’un apéro en terrasse : le tout nouveau 51 Rosé aux extraits de fruits rouges à savourer en piscine. Cette innovation de la marque d’anisé est très maligne : parfaitement tournée vers une cible féminine, elle lui donne, clé en main, les « styles de consommation », avec notamment des accords avec « un barbecue chic » ou des « sushis raffinés, simples et légers ».

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L’alcool, une tendance mode comme une autre ?
Qui l’eût cru ? Alors que les goûts deviennent plus « féminins » par leur fruité et leur sucrosité, la communication qui accompagne cette direction ne cesse de s’approcher d’une ligne éditoriale de presse féminine délivrant des « modes d’emploi » didactiques de consommation. En témoigne tous les « conseils pour déguster un apéritif » listés en neufs étapes par 51 Rosé, ces nouveaux alcools s’inscrivent totalement dans la tendance de recherche d’expérience avant tout. Ce qui semble être consommé dès lors, c’est la proposition d’un « instant » avec ses codes et ses « protocoles » plus ou moins élaborés. Un mode de communication particulièrement appétant pour la cible féminine dont l’univers serait a priori beaucoup plus onirique et enclin à aimer le récit, l’imaginaire.

Des codes hors des sentiers battus pour une promesse d’expérience de consommation inédite
On dégusterait ainsi un rosé pamplemousse comme on consomme un magazine ? Les femmes ne seraient-elles que des consommatrices frivoles sensibles à une jolie étiquette ? La réalité n’est évidemment ni aussi simple ni (heureusement) aussi misogyne –pour en débattre, je vous recommande chaudement l’interview de Sandrine Goeyvaerts par Antonin Iommi-Amunategui « Vin de femmes ? Mes couilles, oui ! ». Prenons plutôt le parti optimiste (et féministe ?) de dire que les femmes, plus enclines à apprécier l’esthétique apportée à la communication des vins & spiritueux, sont, tout au plus, davantage sensible à la modernité ! Les alcools cherchent alors l’agrément féminin en allant quérir des codes nouveaux hors de l’univers classique des spiritueux.

Petit état des lieux
Depuis quelques années, les bouteilles s’inspirent du bijou – comme le gin Pink 47 dont la bouteille aux allures de pierre précieuse démultiplie les reflets roses de son étiquette ; de la haute couture – en atteste l’édition limitée du champagne Piper-Heidsieck par Jean-Paul Gaultier ; du flacon de parfum – à l’instar de l’audacieuse fiole rose de la « sparkling » liqueur Nuvo qui évoque davantage le packaging de la fragrance « Very Irrésistible » de Givenchy que celle d’une liqueur plus classique. Jusqu’à se travestir en accessoire de mode à l’image du « Shopping Bag LE KIR® » de la maison Lejay Lagoute qui, lancé cette année, assume totalement et avec réussite son envie de séduire en priorité ces demoiselles par son « look glamour ». Ou comment valoriser sa cible en lui proposant un produit idéal tant en termes de contenu que de contenant, en tirant clairement les codes de la catégorie vers le haut.

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Des exemples qui prouvent la réussite du mélange des genres auprès d’une cible féminine. Il me semble quand même qu’au-delà d’un plaisir esthétique effectif que ces approches procurent à ces dames, ces exemples en disent davantage sur les attentes du consommateur (postmoderne ?) en général que sur les seules attentes de la femme. En effet, comme autant de marqueurs d’une tendance qui se dessine dans notre société, ces alliances de codes d’univers différents soulignent toujours davantage la quête fondamentale d’expérience de la part des consommateurs modernes qui ne se satisfont plus uniquement du produit mais sont en recherche d’expériences, d’histoires, de moments uniques à partager. Autant de moyens de créer du lien. A ce titre, le lancement le 16 juin prochain lors du salon Vinexpo de Vinealove, le premier site de rencontres autour du vin, n’est peut-être pas si anecdotique…

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Classement des marques d’alcool : Interbrand « Best Global Brands 2012″

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Interbrand a publié fin 2012 son classement annuel des marques les plus performantes. Revenons donc avec un léger décalage temporel sur cette hiérarchie mondiale en écho aux notes parues sur ce blog en 2011 et en 2010.

Indétrônable Coca-Cola reste à la première place du classement. A noter dans le TOP 10, la surperformance des marques Apple (#2), et Samsung (#9) symboles de la bonne santé du secteur des technologies mobiles. Et bien sûr, en fait marquant, l’arrivée de Facebook (#69) pour la première fois dans ce palmarès.

S’agissant des marques d’alcool, voici les sept qui figurent toujours et depuis 3 années consécutives dans ce TOP 100. Pour rappel, le palmarès est préparé selon une métholologie privilégiant la valorisation financière.

Bud #31 BUDWEISER

(chute de deux places) : Budweiser a de quoi rester optimiste. Le nouveau design de sa canette reflète son positionnement contemporain et global, tout en s’éloignant de ses racines purement américaines. La marque sort de sa zone de confort (les états du centre du pays) pour toucher une cible plus urbaine grâce par exemple au festival « Budweiser Made in America » en association avec le rappeur et producteur Jay-Z. Si la marque sponsorise  la FA cup et  la coupe de monde de football 2014, elle innove aussi en digital avec la campagne » Track your Bud » qui permet au consommateur de retracer l’origine de sa bière via un QR code. Avec  44% de ses ventes hors des Etats-Unis, son marché global s’accroit, mais Budweiser connait des difficultés sur son marché national.  Ce qui soulève cette question : peut-elle devenir la première marque de bière mondiale si elle n’est plus leader sur son marché d’origine ?

Jack #81 JACK DANIEL’S

(chute de trois places) : la marque célèbre son 160éme anniversaire en continuant sa croissance. Le Tennessee Whiskey a plus d’amis sur Facebook (1,8 millions) que n’importe quelle autre marque d’alcool. Le site internet a été remanié et Twitter est habilement utilisé pour faire parler de la cuvée aromatisé  Tennessee Honey. Ses valeurs d’authenticité et d’intégrité s’expriment à différents niveaux. En interne les collaborateurs  intègrent l’héritage et les valeurs de la marque en participant au « Camp Jack » dans le Tennessee. Et Jack
Daniel’s est partenaire de l’université locale dans la sauvegarde d’arbres natifs de la région. Des valeurs citoyennes qui sont un atout pour la communication de la marque.

Jw #83 JOHNNIE WALKER

(gain de 5 places) : Johnnie Walker, le leader des scotchs whisky continue de jouer la locomotive dans le portefeuille de Diageo et présente la plus forte progression du classement. Ayant vendu 18,9 millions de caisses, (site de diageo) Johnnie Walker reste le whisky le plus vendu en volume et en valeur, et malgré ces volumes, la marque reste sur un positionnement premium global. Sa campagne africaine « Walk with Giant », son partenariat avec le blogueur chinois Han Han (le plus lu au monde), ou son association avec le porte-parole latino DJ Alex sensation, renforcent sa position sur les marchés émergents, et permet de compenser  la stagnation des marchés européens. Les tournois de golf Johnnie Walker Classic en Asie et Johnnie Walker Championship at Gleneagles renforcent quand à eux sa visibilité et ses racines écossaises. Enfin le packaging simple et élégant de la gamme est toujours aussi différenciant et la marque est capable de toucher des consommateurs sur de nombreux segments de prix, ce qui est un bon présage pour le futur.

Corona #89 CORONA

(chute de trois places) : Une grosse chaleur ? Une Corona avec une tranche de citron. Le nectar préfèré de Jacques Chirac est aussi une des plus grosse vente de bière importée aux USA et en Australie ainsi que la plus forte croissance du brasseur Grupo Modelo’s en 2011. Même si la marque est positionnée différemment en fonction des pays, Corona a la même stratégie globale autour du monde du sport et d’un style de vie décomplexé, jeune et festif. Pendant l’été 2012, la campagne “Corona Beach Getaway” a par exemple démontré que la plage n’est pas nécessairement un endroit physique, mais plutôt un état d’esprit… avec à la clé un gros succes sur les réseaux sociaux. Les codes couleurs et le graphisme des nouveaux packaging pour Corona Extra et Corona Light contribuent a améliorer la compréhension de la marque. Mais  la marque est touchée par la hausse du chômage et la baisse du pouvoir d’achat aux Etats-Unis, et Corona doit continuer de cibler la communauté hispanique américaine qui représentera 23% de la population en âge de consommer de l’alcool à l’horizon 2030.

Smirnoff #90 SMIRNOFF

(chute d’une place) : Diageo décrit Smirnoff comme “l’alcool premium distillé le mieux vendu au monde ». Une croissance à deux chiffres en Afrique et Amérique Latine, des dépenses en marketing en hausse de 10% et deux nouveaux parfums : crème chantilly et marshmallow.  Dans la lignée du « Nighlife Exchange Project », Smirnoff a lancé le “Smirnoff Midnight Circus” en collaboration avec David LaChapelle, un tour du monde des expériences clubbing. Le site internet de la marque ne parle pas seulement de cocktails, mais propose aussi un « nightlife guide » mondial. Smirnoff fournit toutes les informations pour faire passer a ses consommateurs la nuit dont ils rêvent, partout dans le monde.

Heineken  #92 HEINEKEN

(chute d’une place) : Heineken reste sur le devant de la scène. Son rachat complet de la bière thaïlandaise Tiger renforce sa présence en Asie. Ses campagnes de publicités sont toujours aussi mémorables à l’image de  « Heineken Star Serve » qui s’adresse à la fois aux serveurs et aux consommateurs et qui traite de l’art du service de la pression parfaite. La marque a le pouvoir de créer des conversations mondiales et organise des événements marquants comme son « nightclub design concept » pendant la semaine du design à Milan. Ses 11 millions de fans sur Facebook sont la preuve que la marque connait un succès mondial en maintenant une image haut de gamme.

Moet  #98 MOËT & CHANDON

(chute de vingt-et-une places) : Succès et glamour depuis 1743, la marque continue son numéro de charme en témoigne sa participation à la création du boutique hôtel White 1921, remplaçant la maison blanche de Saint-Tropez. Un bar permettra de se relaxer en dégustant du Moët Imperial Vintage 1921. Moët a aussi lancé Lounge Series, un programme dédié à la cuvée Nectar Imperial rosé. La maison sera le champagne officiel de la prochaine coupe de l’America qui se déroulera en septembre prochain à San-Francisco. Enfin, l’embauche d’une nouvelle agence spécialisée dans le digital augure d’une présence plus prononcée sur le web et les réseaux sociaux.

Enfin, au titre des enseignements transversaux, et cela n’étonnera personne, le rapport souligne dans la duynamque des marques gagnantes que les dispositifs et stratégies digitales gagnent encore en importance pendant que le sponsoring de grands événements semble toujours attirer les faveurs des leaders de l’industrie.

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Aberlour Hunting Club – Restaurant Ephémère : une troisième édition placée sous le signe de la transmission des savoirs

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Très bonne nouvelle : les réservations pour le restaurant éphémère Aberlour Hunting Club sont ouvertes !

Devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de gibier et de single malts, organisé chaque année à l’occasion de la Saint-Hubert, saint patron des chasseurs, l’édition 2012 du restaurant éphémère Aberlour Hunting Club est placée cette année sous le signe de la transmission des savoirs :

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Créativité publicitaire dans les alcools : le baromètre annuel du Festival International de la Publicité

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Comme chaque année, le Festival International de la Publicité de Cannes a decerné ses Lions. Nous vous proposons un tour d’horizon de la créativité publicitaire dans l’univers des alcools à travers les plus belles récompenses, classées par catégories, avec deux nouvelles venues : les sections Mobile et Branded Entertainment.

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Penderyn, the smoothest wysgi on earth

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Parmi les voyages que j’ai eu la chance de faire depuis le début de l’année, l’un de ceux qui m’a le plus marquée est ma visite du Pays de Galles. Surprenant pour parler de spiritueux ? Pas tant que cela, puisque le Pays de Galles abrite une seule et unique distillerie, nichée au coeur du paysage magique des Brecon Beacons, parc national reconnu par l’UNESCO, devenu une destination touristique de choix pour ses paysages à couper le souffle.

SOWINE_Penderyn_MadeiraCette distillerie, c’est celle de PENDERYN, qui produit chaque jour un seul et unique fût d’un single malt exceptionnel : le processus de distillation très particulier, obtenu grâce à un alambic unique en son genre, spécialement conçu pour produire un alcool d’une grande complexité et d’une profondeur exceptionnelle, confère aux Single Malts PENDERYN leur caractère généreux, tout en douceur et en légèreté.

Si la visite de la distillerie et de son alambic très particulier valent à eux seuls le détour, le village de Penderyn mérite aussi qu’on s’y attarde. Typique de ces villages gallois, avec leurs maisons alignées et leur pub historique, il a été choisi par les fondateurs pour y faire renaître le whisky gallois car c’est le lieu parfait pour abriter une distillerie : la source d’eau y est pure et l’orge de toute première qualité.

La région quant à elle vaut aussi le déplacement : anciennes mines de charbon désaffectées et châteaux médiévaux, le Pays de Galles est un petit pays à forte personnalité. Il suffit de discuter avec ses habitants pour comprendre qu’ils sont fiers de leurs différences… ou d’assister à un match de rugby à Cardiff pour se rendre compte de leurs préférences !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce déplacement, c’est qu’il m’a prouvé une fois de plus à quel point les produits que nous avons la chance d’accompagner au quotidien nous font découvrir bien plus que leurs seules qualités à la dégustation : ils sont de véritables invitations au voyage et à découvrir l’histoire de leur région d’origine, la culture dont ils sont issus et la personnalité des hommes et des femmes qui les élaborent.

PENDERYN n’échappe pas à la règle et la dégustation des produits issus de la distillerie -PENDERYN Madeira, PENDERYN Sherrywood et PENDERYN Peated- traduit parfaitement l’atmosphère qui se dégage du lieu : à chaque gorgée, on a l’impression d’être transporté au Pays de Galles, dans une ambiance Gentleman’s Club dans le plus pur style gallois !

Parmi la gamme de wysgi* proposés par PENDERYN, je recommande particulièrement le Madeira Single Malt (46 % vol) : toute la saveur de l’ambiance au Pays de Galles y est réunie. Equilibre exceptionnel, notes de caramels à la crème et un soupçon de cuir neuf puis des notes finales de fruits tropicaux, de raisin et de vanille, longues en bouche, qui émergent avec force. Vous êtes à la recherche du cadeau idéal pour la fête des pères ? Vous venez de le trouver ! Llechyd da** !

NB : restez attentifs à la page Facebook de Penderyn France -pour devenir fan, cliquez ici- : mon petit doigt m’a dit qu’il s’y prépare un jeu concours avec de jolis cadeaux à gagner…

* Whisky en gallois
** Cheers en gallois

Prix public constaté de 41€ à 59€, en vente chez les meilleurs cavistes et sur www.whisky.fr

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Quand le cocktail devient moléculaire !

Chocolat noir fruit de la passion © Mathilde de L'Ecotais
Il ne vous reste plus que quelques jours pour courir voir l’exposition Quand les molécules se cuisinent…, présentée jusqu’au 10 juin 2012 au Palais de la découverte. Une belle occasion d’explorer les liens entre gastronomie, science, art… et cocktails !

Qu’est-ce exactement que la cuisine moléculaire, dont on entend beaucoup parler ? « Elle consiste à explorer la cuisine d’un point de vue chimique et scientifique afin de mieux la maîtriser et de créer des saveurs et textures inédites ». Selon son chef de file français Thierry Marx, « elle doit devenir la source d’un univers fantasmé ». C’est ce que Ferran Adrià, Chef du restaurant El Bulli, consacré 5 fois meilleur restaurant du monde avant sa fermeture, appelait la « cuisine techno-émotionnelle » : la technique mise au service de l’émotion. Jusqu’à l’élever parfois au rang d’art : c’est ce que narre la photographe plasticienne Mathilde de l’Ecotais, commissaire de l’exposition, lorsqu’elle ose dématérialiser les aliments dans ses photographies, ou l’enseignant-chercheur en chimie Raphaël Haumont, fréquent collaborateur de Thierry Marx, quand il décortique les aliments cellule par cellule, des mois durant, afin de trouver la recette exceptionnelle.

Fréquemment attaqué sur le côté parfois trop chimique, très technique et peu conventionnel de sa cuisine, Thierry Marx répond qu’il n’y a pas de conflit entre tradition et innovation. Toute cuisine est pour lui moléculaire, puisqu’elle repose sur la chimie – et l’alchimie – des aliments. Du point de vue marketing, la cuisine moléculaire pose pourtant problème : comment donner envie de se rendre au restaurant pour consommer ces plats très techniques ? La cuisine ne peut se contenter d’être une science pour susciter l’intérêt du consommateur.

« Ce n’est pas parce qu’on a faim que l’on rentre dans un restaurant, mais parce qu’on est à la recherche d’une émotion », affirme Thierry Marx. Le même constat peut être fait pour les bars et caves à vin : nous ne pouvons être réceptifs à ces nouvelles sensations que dans un cadre propice, qui permet d’établir une relation affective avec le produit grâce à l’histoire qui est racontée.

C’est ce que démontrent les bars à cocktails qui occupent aujourd’hui le devant de la scène parisienne. Le cadre y est aussi important que le contenu des verres : atmosphère intimiste au minuscule bar L’entrée des artistes, ambiance clandestine à l’Experimental Cocktail Club –qui rappelle les speakeasies de l’ère de la Prohibition–, parfum de secret chez Candelaria, qui se dissimule derrière une taqueria mexicaine… Les bartenders aussi se mettent en scène, théâtralisant leur prestation : l’improbable Italien tatoué qui règne sur le bar de Grazie suffira à vous en convaincre.

D’ailleurs, les techniques moléculaires ont aussi de l’avenir dans le domaine des spiritueux : il est désormais possible d’exalter des arômes grâce au procédé de cryo-concentration (concentration par le froid), ou de créer des textures inédites : Raphaël Haumont imagine un Kir moléculaire qui associerait à un grand champagne des billes de cassis encapsulées dans des pellicules extra-fines.

A l’instar de ce qu’Auguste Escoffier prédisait dès 1907 pour la cuisine, on peut donc affirmer que la préparation des cocktails et spiritueux, « sans cesser d’être un art, deviendra scientifique » !

Quand les molécules se cuisinent : démonstration pour le grand public jusqu’au 10 juin 2012 au Palais de la Découverte, avenue Franklin Roosevelt Paris 8.

Marie C. et Hortense
Photos Mathilde de l’Ecotais, DR.

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