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Baromètre SOWINE/SSI 2015 : les Français, le vin, le champagne, les spiritueux et les nouvelles technologies…

COVER

Quels rapports les Français entretiennent-ils avec le vin ? Quels liens unissent le monde du vin et celui de la gastronomie ? Quels sont les comportements d’achat de vin en France ? Quelle place occupent les nouvelles technologies dans l’acte d’achat ? Comment les réseaux sociaux et les blogs orientent-ils la consommation de vin ? Quels sont les enjeux pour le vin et les nouvelles technologies ?

La 6ème édition du Baromètre SOWINE SSI/2015 lève le voile sur des comportements de plus en plus concernés et de plus en plus connectés.

 

LE RAPPORT DES FRANÇAIS AU VIN

Un véritable intérêt pour des Français majoritairement néophytes
S’ils sont encore nombreux (60%) à s’avouer néophytes en matière de vin et de champagne, 75% des Français témoignent d’un véritable intérêt pour cet univers. Ce que l’on pourrait appeler « le complexe français » est cependant toujours d’actualité : pour 65% des Français, il est nécessaire de connaître le vin pour mieux l’apprécier, et pour 70%, il est important de se renseigner avant d’acheter du vin.

Sources d’information et poids de la recommandation
Curieux et désireux d’approfondir leurs connaissances pour mieux apprécier le vin, les Français s’informent d’abord auprès de leur entourage (38%) -notamment via les réseaux sociaux- avant d’effectuer un achat. L’entourage supplante les professionnels (choisis à 23%) dans la recommandation d’un vin ou d’un champagne, alors que les sites Internet se classent en 3ème position des sources d’information consultées, avec 8% des réponses, ex aequo avec les guides spécialisés. Suivent les magazines et la presse (4%), puis les applications mobiles (2%).

Consommation de boissons alcoolisées : le vin en tête
À la question « quel type de boissons alcoolisées préférez-vous consommer ? », 34% des Français répondent privilégier le vin. Viennent ensuite les spiritueux et cocktails (22%), la bière (16%), puis le champagne et les vins effervescents (15%). En termes de catégories, les CSP+* consomment davantage de vins tranquilles que la moyenne (49%) ; les jeunes* déclarent quant à eux consommer autant de bière que de vin et de cocktails (respectivement 24%, 23% et 22%). Enfin, les femmes consomment 2 fois moins de spiritueux « sec » que les hommes, mais 2 fois plus de champagne et de vins effervescents (prosecco, cava…). A noter que 13% des Français ne consomment jamais de boissons alcoolisées !

LES LIENS ENTRE LE MONDE DU VIN ET CELUI DE LA GASTRONOMIE

Les Français, friands de gastronomie
Près de la moitié des Français (48%) se déclare intéressée par la gastronomie. Un intérêt qui se traduit, entre autres, par la fréquentation régulière de restaurants : 13% des personnes interrogées s’y rendent plus d’une fois par semaine (une donnée qui s’élève à 24% à Paris). Comme pour le vin, la recommandation de l’entourage est la première source consultée pour choisir un restaurant (59%). Les sites Internet et les applications mobiles sont force de recommandation pour 15% des Français, tandis que 8% privilégient les guides spécialisés.

Le vin indissociable de la gastronomie
Au palmarès des sujets les plus suivis sur les réseaux sociaux par les Français, la gastronomie gagne une place cette année et se situe en 2ème position, derrière la musique et loin devant le vin (13ème position). Cependant, le vin est considéré par les Français comme indissociable de la gastronomie : pour 75% d’entre eux, un bon repas se déguste forcément en compagnie d’une bouteille de vin. Une proportion qui atteint 90% chez les grands consommateurs* et une opinion que même les 18-25 ans partagent, à 68%.

Le choix du vin au restaurant
Pour choisir le vin au restaurant, 58% des Français se fient avant tout à leurs connaissances ou à celles de leur entourage, quel que soit leur niveau de connaissance. Ils font également confiance, pour 50% d’entre eux, aux conseils du restaurateur ou du sommelier, alors que 15% choisissent au hasard. Au moment de sélectionner le vin au restaurant, 6% des Français recherchent des informations via leur smartphone ; une proportion qui s’élève à 12% chez les jeunes.

L’INFLUENCE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES

L’importance des blogs
Si 26% des Français consultent des blogs une à plusieurs fois par semaine, ils sont 17% à consulter régulièrement des blogs spécialement dédiés au vin. Parmi eux, 82% accordent une très grande importance aux conseils qu’ils y trouvent : un intérêt qui se traduit d’ailleurs pour 27% d’entre eux par la transformation en acte d’achat de vins qui y sont recommandés.

Le rôle des réseaux sociaux
Pour les Français, les réseaux sociaux doivent avant tout fournir des informations complètes sur un produit en particulier (62%). Ils cherchent également à y découvrir de nouveaux produits (26%) et à pouvoir y partager un avis sur les vins dégustés (14%). En 2015, 37% des Français ont déjà consulté un réseau social dédié au vin, et 17% d’entre eux ont acheté un vin qui y était recommandé.

Et les applications dans tout cela ?
En 2015, le nombre d’applications dédiées au vin et à la gastronomie utilisées par les Français est relativement stable : 37% des Français en possèdent au moins une sur leur smartphone ou tablette. Une proportion largement supérieure parmi les grands acheteurs (71%) et chez les jeunes (54%). Les attentes des Français vis-à-vis de ces applications résident avant tout dans les conseils qu’ils y trouvent pour choisir le vin, ex aequo avec les accords mets-vins (12%). 28% des détenteurs de supports mobiles ont déjà acheté du vin par ce biais, un chiffre largement en hausse par rapport à l’an dernier (9%).

LES COMPORTEMENTS D’ACHAT DE VIN

Consommer le vin : chez soi ou hors domicile
Les Français préfèrent consommer du vin dans la sphère privée, chez eux ou en famille (73%), puis chez des amis (29%). La consommation de vin au restaurant arrive en troisième choix (18%), suivie par les bars (6%). Parmi ceux qui consomment du vin au restaurant, la majorité le commande à la bouteille (44%) : un choix qui a la préférence des Français devant la consommation de vin au verre (19%) et en pichet (18%).

L’achat de vin sur Internet
La grande distribution reste en 2015 le circuit privilégié des Français pour l’achat de vin (55%), suivie par les cavistes (29%) et l’achat direct auprès du producteur (10%). Internet arrive en 4ème position avec 6%. Cette année, les Français sont plus nombreux à avoir franchi le cap de l’achat de vin en ligne : 30% contre 24% en 2014. Si, pour 57%, l’achat de vin sur Internet n’a lieu que quelques fois par an, les grands acheteurs sont plus de 50% à s’approvisionner en ligne au moins une fois par semaine. En tête des freins à l’achat en ligne : la peur de la casse (17%) et le montant des frais de port (14%). À noter que 27% des Français n’ont jamais acheté de vin en ligne car… ils n’y ont tout simplement jamais pensé !

Où les Français achètent-ils leur vin en ligne ?
Au premier rang des e-commerçants de vin, on retrouve les sites de producteurs, choisis par 50% des acheteurs de vin en ligne, suivis des sites de la grande distribution ex aequo avec les cavistes en ligne (35%), puis les sites de ventes privées (32%). Les box vin et les sites d’enchères de vin sont chacun choisis par 15% des acheteurs.

Retrouvez toutes les infographies du Baromètre SOWINE/SSI 2015 sur www.sowine.com/barometre

Le Baromètre SOWINE/SSI est la première étude consacrée au rapport des Français avec le vin, aux sources d’information, à l’influence d’Internet et des nouvelles technologies sur le comportement des consommateurs en France. Publié pour la première fois en 2010, le Baromètre SOWINE/SSI en est à sa 6ème édition.
Cette enquête indépendante a été réalisée par Survey Sampling International en mai 2015 sur un échantillon de 1111 personnes représentatif de la population française, âgées entre 18 et 65 ans. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas, sur la base des critères du sexe et de l’âge, par questionnaire auto-administré en ligne.

Pour plus d’informations, plus de détails sur les perspectives, et pour obtenir d’autres résultats chiffrés, contactez :
Sylvain Dadé | sylvain@sowine.com |+33 (0)6 67 36 55 63
Marie Mascré | marie@sowine.com | +33 (0)6 99 34 73 51

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Classement mondial des marques d’alcool : The Power 100 – Edition 2015 (The World’s Most Powerful Spirits & Wine Brands)

The-Power-100

Pour la 10ème année consécutive, le classement mondial des marques d’alcool « The Power 100 » propose un classement des marques de vins et spiritueux les plus puissantes du monde. Mené par un panel de 8 experts, il passe en revue plus de 10 000 marques afin de dévoiler les 100 qui trustent les premières places.

De nombreux éléments sont pris en compte pour ce faire : part de marché, croissance de la marque, positionnement prix, portée de la marque, mais aussi d’autres éléments moins tangibles tels que la notoriété, la pertinence, l’héritage et la perception de la marque.

Comme presque chaque année –voir ici les classements 2014, 2012, 2011 et 2010), le Top 10 réserve peu de surprises et demeure presque inchangé. La nouveauté de cette édition, après dix années à classer les marques, c’est la nomination par les experts de la success story de la décennie. Une belle manière de mettre en lumière les évolutions subies par le secteur des vins et spiritueux en dix ans d’existence du Power 100.

Power 100

#1/ Johnnie Walker : Johnnie Walker reste premier du classement pour la 3ème année. La célèbre marque de Scotch a vécu une année difficile, voyant ses ventes chuter de manière significative. C’est notamment la fibre innovatrice qui a permis à la marque de préserver son sésame : le Johnnie Walker’s Gold Label Reserve Exclusive Traveller’s Edition a prouvé que l’uber-premium était encore compatible avec le marché des spiritueux. Une preuve de la capacité de la marque à savoir rester en haut même quand les temps sont difficiles.

#2/ Smirnoff : le groupe Diageo signe un doublé pour la quatrième année de suite en plaçant ses deux marques sur les plus hautes marches du podium. En un an, Smirnoff a conforté son emprise sur le marché de la vodka, notamment grâce à ses deux nouvelles variantes : l’Espresso vodka et l’Apple Bite. Une domination remarquable tant le marché de la vodka est saturé.

#3/ Bacardi : le rhum a le vent en poupe, et Bacardi en profite, confirmant son succès en s’accrochant pour la 4ème fois à la troisième marche du podium. Un grand changement à noter dans l’année pour Bacardi : le remaniement du logo qui marque un retour aux sources, plus épuré et retro. La marque creuse ainsi un peu plus son écart sur son premier poursuivant.

#4/ Jack Daniel’s : avec le lancement de Jack Daniel’s Honey, sa variante au goût de miel, la marque est parvenue à maintenir un rythme de croissance des ventes très élevé, confirmant une fois encore sa place bien ancrée dans ce Top 10. Côté notoriété et part de marché, les voyants sont au vert, et Jack Daniel’s a de beaux jours devant lui.

#5/ Hennessy : Hennessy A assez bien survécu à une année 2014 très rude pour le Cognac, frappé de plein fouet par la distance prise par le marché Chinois à leur égard. Si les ventes en volume ont souffert, Hennessy a saisi l’occasion de son 250ème anniversaire pour accroître encore plus son image de marque –lire notre note à ce sujet ici- : une stratégie efficace qui justifie le gain continu de notoriété de la marque.

#6/ Captain Morgan : la petite surprise du Top 10, c’est celle-ci. Captain Morgan gagne deux places et se rapproche dangereusement du Top 5. Bien aidé par des campagnes publicitaires toujours aussi pertinentes et soutenues, la marque gagne chaque année en notoriété et en image.

#7/ Absolut : la vodka iconique du groupe Pernod-Ricard ne manque pas à l’appel et stabilise sa 7ème place grâce notamment à une forte notoriété et à un héritage puissant. La récente campagne de communication intégrant des technologies créatives et engageantes pour les consommateurs s’est vue récompensée par des progrès auprès de la cible et une croissance soutenue. Absolut communique judicieusement auprès des jeunes consommateurs, notamment en s’associant avec de jeunes talents musicaux : un message qui très bien accueilli par la cible jeune.

#8/ Martini Vermouth : Martini Vermouth continue de descendre dans le classement. 4ème il y a deux ans, 6ème l’an passé, le célèbre apéritif perd encore deux places. Néanmoins, pas d’inquiétude à se faire tant la marque continue de dominer la catégorie des apéritifs légers et préserve une très forte notoriété, notamment grâce à sa grande utilisation dans les cocktails à base de vodka et de gin, très populaires aux Etats-Unis et en Europe.

#9/ Chivas Regal : comme toutes les marques de whisky, Chivas Regal a souffert du déclin du marché chinois amorcé l’année dernière. Toutefois, la marque de Pernod-Ricard a vu son nouveau produit, le Chivas Regal Mizunara, percer sur le marché japonais. La marque prouve ainsi être capable, grâce au lancement de produit très ciblés, d’animer ou de réanimer certains marchés lorsque d’autres subissent des secousses irrémédiables.

#10/ Jägermeister : après 9 années d’une croissance soutenue et continue, Jägermeister intègre enfin le Top 10 au grand dam de Ballantine’s qui s’en voit éjecté. Si les ventes en volume ont quelque peu chuté aux USA, la croissance en Europe maintient la marque sur la voie du succès. 2014 a été l’année de sa première campagne télévisée et a marqué le lancement de sa première variante, le Jägermeister Spice. Deux événements importants pour la marque, qui ont très largement contribué à l’immense gain de notoriété qu’a connu la célèbre liqueur aux herbes.

C’est d’ailleurs Jägermeister que le panel d’expert a choisi de nommer success story de la décennie, pour récompenser les efforts mis en œuvre et la fantastique croissance connue par la marque ces dix dernières années. Une croissance loin d’être terminée.

Cette année les marques en plus forte progression sont les suivantes : Kendall Jackson (+17), Lindeman’s (+13), Southern Comfort (+13), Black Box Wines (+12), Paul Masson Grande Amber Brandy (+12).

Au classement des marques de vin les plus puissantes, Concha y Toro poursuit son ascension et grimpe encore de 3 places (18ème), tandis que Barefoot Wine (E.&J. Gallo Winery, 23ème) fait une remontée fulgurante et repousse sa sœur Gallo (28ème) sur la troisième marche du podium vins. Robert Mondavi se voit éjecté de ce podium mais reste 30ème dans le classement toutes catégories confondues.

Côté champagne, on ne note aucun changement, chacun conforte sa place et la hiérarchie reste la même. Avec en tête de file Moët & Chandon (19ème) toujours pas inquiété par Veuve Clicquot (32ème), tandis que Dom Pérignon stabilise sa formidable remontée de l’an passé (69ème). Un podium 100% LVMH donc, rien d’étonnant… Vient ensuite le fleuron du groupe Pernod-Ricard, Mumm à la 89ème place qui creuse un peu son écart sur Nicolas Feuillatte (97ème). C’est Taittinger, enfin,  qui vient clore le classement avec une 100ème place pour la deuxième année consécutive.

Le rituel est immuable, la nation la plus représentée dans ce classement – au regard des origines historiques –, c’est l’Ecosse. Il semble qu’il fasse toujours bon d’élaborer du whisky pour percer dans le secteur des vins et spiritueux.

Du côté du classement des groupes détenant plusieurs marques, Diageo reste l’indélogeable et incontesté leader malgré une légère baisse de régime alors que son dauphin le français Pernod-Ricard a vécu une année sous le signe de la croissance et vient lui grappiller quelques points. Bacardi Martini suit à distance. La seule surprise – qui n’en est pas une puisque nous l’annoncions déjà l’année dernière – est le ravissement par Beam Suntory, nouveau né issu de la fusion du japonais Suntory et du groupe Beam Inc, de la 4ème place à LVMH.

Que retenir de ces dix dernières années ? La mondialisation a joué un rôle très important dans le développement international de certaines marques régionales. Grey Goose et Jägermeister en sont les exemples les plus marquants. Ces dix dernières années ont aussi vu l’apparition de super groupes, issus de fusions. Ainsi Pernod-Ricard est-il devenu un groupe surpuissant disposant d’une immense force de frappe avec dans son porte-feuille des marques couvrant toutes les catégories de vins et spiritueux. Sans oublier Beam Suntory, promis à un bel avenir. Enfin, la crise de 2008 a frappé le secteur aussi fort que l’économie du monde et de nombreuses marques en ont pâti, mais nombreuses sont celles qui sont parvenues à s’en sortir grâce à l’innovation et au report sur d’autres marchés. Le secteur des vins et spiritueux prouve être une référence en matière d’innovation tant les marques n’ont de cesse d’user de leur créativité pour se développer et poursuivre leur croissance. Pourvu que cela dure !

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Anniversaires de marques : quand le patrimoine sert la stratégie marketing

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Un anniversaire, c’est une commémoration, une célébration, un événement qui se fête. Dans le monde des vins et spiritueux, l’année de fondation est un élément clé de l’identité de la marque : elle témoigne de l’ancienneté de la marque et l’ancre concrètement dans l’histoire. Communiquer sur son passé, c’est valoriser sa marque, son savoir-faire et ses produits. Depuis toujours, l’anniversaire est un prétexte pour communiquer et les marques de spiritueux ne font pas exception à cette règle lorsqu’elles articulent une prise de parole marquante sur toute une année, visant à renforcer leur légitimité par la célébration de leur longévité. La marque dispose d’une fenêtre de 365 jours, pas un de plus. Il s’agit donc pour elle de l’orchestrer savamment afin d’en tirer un maximum de retombées et de visibilité.

Ce qui est nouveau, c’est la palette des outils que les marques peuvent déployer pour communiquer sur leur anniversaire : print, digital, édition, événementiel, artistique, les cloisons tombent, et la célébration prend d’autant plus facilement une dimension internationale, quand elle se limitait auparavant à des événements presque privés et exclusifs.

Les dernières maisons en date à fêter leur anniversaire ne sont autres que le leader mondial du Cognac, Hennessy, qui souffle cette année ses 250 bougies et l’un de ses principaux concurrents, Martell, qui en souffle lui 300.

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Hennessy a inauguré l’année de son deux-cent-cinquantenaire en janvier en présentant le Hennessy 250 Tour, à la fois exposition itinérante et festival culturel, véritable tour du monde fidèle à son identité reposant sur l’esprit de conquête. Faisant escale dans cinq villes emblématiques pour la marque (Guangzhou, Moscou, New-York, Johannesburg et Paris) le Hennessy 250 Tour met en avant des artistes contemporains majeurs dont les œuvres et installations d’art – à la fois réelles et virtuelles – évoquent l’héritage et l’expertise de la Maison. Une manière judicieuse d’affirmer encore le positionnement luxe de la marque en s’associant à des artistes de renommée internationale dont l’œuvre porte sur l’histoire même de la maison. Le tout en allant directement au contact des publics ciblés par la marque pour créer ou renforcer un lien puissant. Du côté de la communication, au-delà des moyens classiques du « faire-savoir », Hennessy est allé jusqu’à engager un photographe pour partager, via son compte Instagram, les clichés pris tout autour du monde et faire ainsi rêver les followers même les moins concernés.

Rappeler l’histoire par le biais de cette célébration, c’est aussi toucher la fibre nostalgique du consommateur. Chez Martell, l’histoire est au centre de la communication cette année, par le biais d’un film historique long format, tout en axant sa communication sur la transmission, l’héritage et le savoir dans une campagne publicitaire internationale où les flacons remplacent les livres dans une bibliothèque à l’allure feutrée.


Martell Cognac : La Maison a 300 ans

Cette vision du luxe et de l’excellence par l’histoire s’incarne souvent aussi par l’édition de livres à la mémoire de la marque. Des ouvrages de belle facture qui cristallisent l’univers de la marque et donnent au temps une véritable dimension culturelle. Ce que font à la fois Hennessy et Martell, disposant tous deux d’un fonds riche en archives et objets patrimoniaux.

Le ressort le plus évident de ce type de communication réside dans la symbolique incarnée par les événements de grande ampleur, dans les campagnes de publicité liées, et dans la commercialisation de spiritueux en série limitée. Pour ses 300 ans, Martell sort le grand jeu en invitant 300 – de l’importance de la symbolique et de la mise en scène– personnes pour une soirée inoubliable au Château de Versailles. Quel écrin plus prestigieux pour immortaliser l’aura d’une marque, son luxe et son excellence ?

Avec Hennessy, c’est au cours d’événements donnés tout autour du monde que clients, journalistes, blogueurs et consommateurs ont pu découvrir la « Coupe Hennessy 250 », une cuvée inédite élaborée par le Maître de Chai (le Maître Assembleur chez Hennessy) Yann Fillioux, à partir de la sélection depuis 2010 des eaux-de-vie les plus fines. Le calage des eaux de vie s’est fait dans des barriques de 250 litres, et le produit est comme il se doit commercialisé en édition limitée.

Chez Martell, le choix d’une égérie, en la personne de Diane Kruger, permet à la marque tricentenaire d’être incarnée et de s’inscrire de ce fait dans la modernité, avec une vraie forme d’élégance et une dimensions internationale incontestable.

Ces exemples prouvent bien la nouvelle dimension multiple qu’ont prise ces célébrations : elles peuvent profiter d’une stratégie 360° pour démultiplier leur communication sur tous les supports et tous les continents. Hennessy et Martell l’ont bien compris et ont saisit l’occasion pour renforcer leur notoriété et leur image dans un environnement historiquement riche, où il est parfois difficile de se démarquer.

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Festival Omnivore 2015 : quand la mixologie entre en scène

Omnivore

Il n’y a qu’un seul endroit en France où vous pouvez vous gaver de pâté en croûte en écoutant Beyoncé sans rougir, un seul endroit où une marmite de tripes mijote tranquillement à côté d’un jus de mandarine, un seul endroit où le beurre revêt des allures de caviar et où un cocktail se boit et se lit comme une œuvre de Jackson Pollock : le Festival OMNIVORE !

Le Festival Omnivore vient de fêter ses 10 ans : 10 ans de découvertes culinaires toujours plus pointues, 10 ans de curiosités gastronomiques, 10 ans de jeune cuisine internationale et audacieuse. Le festival Omnivore joue brillamment son rôle de prescripteur en matière de tendances gastronomiques contemporaines, en invitant à chacune de ses éditions un parterre de chefs, de bartenders, d’artisans toujours plus inventifs et habités par leur passion. Cette année encore, Omnivore a fait bouger les frontières de la cuisine et a servi, pendant trois jours, matière à manger et à penser pour les mois à venir.

Parmi les tendances observées : une scène Cocktail qui bouillonne toujours autant d’idées et de mélanges improbables (relire Quand le cocktail devient moléculaire !), reflétant les initiatives en matière de mixologie venant de New York, Paris, Londres ou Shanghai (relire Mode des cocktails : new twists on old classics). Des accords mets-cocktails et la tendance des ‘foodtails’, créations spirituo-gastronomiques (cocktails à base d’ingrédients normalement utilisés en cuisine) qui ont encore de beaux jours devant eux. Enfin, le mélange des cultures et l’ouverture d’esprit comme maître-mots pour ces acteurs des tendances culinaires : c’est le restaurant Dersou à Paris qui s’est vu attribuer le prix de l’Ouverture, là même où ses accords venus d’ailleurs ont parfois suscité des réactions méfiantes, comme en témoigne son chef Taku Sekine lors de la remise de son prix sur scène.

Tout comme la jeune scène Street Food, la scène Cocktail donne la parole à des acteurs qui contribuent à casser les codes de leur propre secteur, mais aussi à déconstruire les habitudes de consommation. On pourrait citer ici le Marclee qui propose à ses clients d’associer le Saké à des mets japonais et The Beast qui met en avant l’accord mets-whisky, un accord initié il y a six ans déjà par les Single Malts Aberlour avec le Aberlour Hunting Club.

En attendant avec impatience la tendance du Spritz (voir cette excellente note du blog) au petit déjeuner, on a hâte d’entamer une nouvelle décennie 100% Jeune Cuisine.

Elise

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L’Aperol Spritz à la conquête du marché français

Encore inconnu il y a quelques années par la majorité des français, le cocktail d’origine vénitienne appelé ‘Spritz’ se fait de plus en plus populaire à l’heure de l’apéritif mais également, et depuis peu, dans nos rayons de supermarchés.

BLOG_SpritzBien qu’en Italie du Nord, chaque barman possède sa recette secrète savamment dosée, le Spritz se compose généralement de la façon suivante : beaucoup de glaçons et une tranche d’orange puis 2/3 de vin blanc sec ou de Prosecco (vin effervescent italien), 1 trait d’eau gazeuse ou de soda et enfin, 1/3 de ‘bitter’ – liqueur amère à base d’écorce d’orange. L’Apérol, plus sucré que son cousin ‘Campari’, est souvent plébiscité pour donner au Spritz ses belles couleurs orangées et son amertume caractéristique, non sans rappeler l’Americano, cocktail davantage reconnu en France.

Frais, original et facile à réaliser, le Spritz a définitivement le vent en poupe dans l’hexagone grâce notamment à la stratégie de communication d’Aperol (au Groupe Campari depuis 2003 et distribué par RFD en France) qui a su associer sa consommation à celle du cocktail vénitien, en plongeant le consommateur dans un univers de consommation qui lui est propre. Au même titre que la marque Havana Club qui tend depuis peu à associer la consommation du cocktail cubain « Mojito » à l’une de ses références (Havana Club 3 ans #purementcubain), Aperol consacre une grande partie de sa communication à la promotion d’un seul et unique mode de consommation – l’Aperol Spritz – et non du produit en lui-même. En effet, les caractéristiques organoleptiques du produit, son processus d’élaboration et son histoire s’effacent au profit de messages à caractère aspirationnel.

En 2011, le groupe lance l’Aperol Spritz « Ready to Serve » (et non Ready to drink !), en bouteilles individuelles, invitant ainsi les consommateurs au partage et à la convivialité chers à l’ADN de cette boisson. En 2012, Aperol organise Piazza San Marco à Venise, berceau du Spritz, le plus grand « Aperol Spritz toast » jamais organisé et rentre ainsi dans le Guinness Book des records au côté du cocktail fétiche : 2,657 se sont réunies pour trinquer dans une atmosphère festive, mettant ainsi en exergue le caractère fédérateur de la fameuse boisson. En mettant en pratique une stratégie propre au marketing tribal, Aperol a ainsi réussi à se réapproprier les codes de la communauté cible avec brio : le besoin de communion, le goût pour la fête et l’importance de la notion de performance.

Sur le site francophone d’Aperol , une catégorie entière est dédiée à l’Aperol Spritz proposant des contenus plutôt attractifs (vidéo, recette) mais peu nombreux. C’est sur la page Aperol Spritz France que la stratégie de communication digitale se déploie largement à travers des contenus parfaitement adaptés à sa cible : jeux concours, applications dédiées à la géolocalisation des points de vente, accords mets/Spritz, photos mettant en scène diverses occasions de dégustations, contenus de type conversationnel pour favoriser l’interaction avec la communauté, contenus liés à l’art de vivre italien et le sentiment d’évasion que procure le voyage, et bien sûr des contenus particulièrement attrayants, comme une vidéo-tutoriel dans laquelle Aperol nous apprend comment réaliser un véritable Aperol Spritz. Si les taux d’engagements semblent étonnamment bas au regard d’une communauté importante (800 000 fans) et que ce ‘DIY Spritz’ est loin d’atteindre le joli score de « Comment faire un mojito cubain ? » d’Havana Club sur Youtube (près de 500 000 vues), force est de constater une réelle volonté de prise de parole sur les réseaux sociaux pour s’adresser et conquérir un public jeune et amateur de cocktails.

Au vu des chiffres qui traduisent cette tendance de façon significative, l’Aperol a amorcé son ascension du réseau CHR puisqu’entre 2013 et 2014, les ventes ont doublé dans cette catégorie . Outre une force de vente particulièrement active, on pourrait également expliquer cet engouement par le fait que «Le cocktail est synonyme de voyage pour les consommateurs et répond à une demande d’évasion et d’expérience organoleptique» selon Benjamin Kuentz, Directeur de CGA-Nielsen en France. « Il rejoint ainsi la jeunesse actuelle, très globe-trotter, et qui aime retrouver en France, à son retour, le goût de ses pérégrinations » . L’invitation au voyage, le partage, les références à l’Italie se situent au cœur de la stratégie de contenus d’Aperol sur sa page Facebook France, qui, pour se différencier de ses concurrents, a su recréer un véritable univers de communication Made in Italy en reprenant les codes d’une communauté au sein de laquelle la marque veut s’inscrire durablement.

Il reste donc à Aperol de belles perspectives considérant la part croissante des jeunes qui déclarent réaliser des cocktails à domicile : 72% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude sur la consommation des cocktails en France menées par CGA et Nielsen. Une percée significative du réseau CHR français, des centaines d’opérations locales de promotion au cœur de son réseau de distribution, la société de distribution RFD voit encore plus loin en prévoyant notamment de lancer une campagne de communication par voie d’affichage dans le métro parisien, les gares et les centres commerciaux pour s’adresser à une cible large et urbaine .

Elise

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Aberlour Hunting Club édition 2014

Aberlour Hunting Club – Restaurant éphémère : plus que quelques jours avant d’entrer… au cœur du bois

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Les amoureux des bonnes et belles choses ne seront pas déçus : pour la 5ème année consécutive, ABERLOUR donne le ton de l’automne en proposant un dîner exceptionnel, dans un cadre unique, sous le signe de l’impérissable lien qui unit la gastronomie et la chasse.

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Classement mondial des marques d’alcool : The Power 100 – Edition 2014 (The World’s Most Powerful Spirits & Wine Brands)

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Chaque année, le Power 100, étude menée par un panel de 9 experts et couvrant près de 10 000 marques différentes, propose un classement des marques d’alcool les plus puissantes.

Pour ce faire, l’étude tient compte de plusieurs éléments comme la part de marché, la croissance de la marque, son positionnement prix, la portée de la marque. Mais aussi la notoriété, la pertinence, l’héritage et la perception de la marque.

Une fois n’est pas coutume, le Top 10 reste quasi-inchangé (seul Jack Daniel’s gagne 2 places, au détriment de Martini Vermouth) et met à l’honneur les whiskies, les rhums et les vodkas.

#1/ Johnnie Walker : le célèbre Blended Scotch, fleuron du groupe Diageo, confirme sa suprématie et conforte un peu plus sa première place pour la deuxième année consécutive, grâce notamment à une croissance de 7% en volume. Il en profite pour creuser l’écart avec Smirnoff son plus proche concurrent au classement.

#2/ Smirnoff : Diageo signe donc un nouveau doublé avec Smirnoff, en trustant les deux premières places du podium. Alors que la plupart des marques ont réduit leurs prix pour préserver des volumes satisfaisants, la marque de vodka premium a enregistré une hausse nette des ventes en valeur de 3%. Smirnoff a bien géré l’enjeu des nouveaux marchés, et particulièrement celui des vodkas aromatisées, pour toucher de nouvelles cibles.

#3/ Bacardi : en se maintenant à la 3ème place du classement, Bacardi a déjoué les pronostics qui annonçaient sa dégringolade en même temps qu’un marché du rhum blanc à bout de souffle. Mais c’était sans compter sur une part de marché majoritaire, un héritage toujours aussi fort et une croissance des volumes soutenue, qui permettent à cette marque familiale de continuer à donner le ton sur son marché et à affirmer la présence du rhum blanc dans l’esprit des consommateurs.

#4/ Jack Daniel’s : les années se suivent et se ressemblent pour Jack Daniel’s, qui continue d’asseoir la notoriété de sa marque, enregistre ainsi la seule montée du Top 10 en gagnant deux places, et talonne désormais Bacardi de très près. La réussite de la marque a été de savoir plaire à la cible des jeunes Chinois, qui semblent avoir définitivement adopté ce whisky premium.

#5/ Hennessy : c’est la seule apparition d’une marque estampillée LVMH dans le Top 10. Les volumes ont continué de croître, et rien ne semble pouvoir faire vaciller la force de son héritage et de sa notoriété über-premium. Une des raisons de son succès réside dans sa capacité réaffirmée à séduire les amateurs chinois de Cognacs d’exception, bien que l’essoufflement du marché du don – pilier de la réussite du Cognac en Chine – n’augure pas d’évolution positive pour les années à venir.

#6/ Martini Vermouth : Martini Vermouth perd deux places mais ce leader incontesté du marché des apéritifs qui relègue très loin la concurrence, n’en demeure pas moins une marque fortement ancrée dans le Top 10. L’apéritif italien devra, pour ne pas voir ce précieux sésame menacé, répondre aux enjeux que posent les marchés de l’Asie du Nord-Est.

#7/ Absolut : le marché de la vodka a été, une fois de plus, marqué par l’arrivée de nombreux nouveaux concurrents, et face à cette compétition plus rude, Absolut accuse le coup et a dû, pour maintenir ses volumes, pratiquer une stratégie de rabais à foison. Le résultat : une belle pénétration sur le marché Nord-Américain qui se fait au détriment d’une image de marque dont l’aspect premium se délite encore un peu.

#8/ Captain Morgan : Diageo, encore et toujours… Le rhum Captain Morgan a vu ses volumes croître de manière impressionnante (+5%), pour un résultat net en hausse lui aussi de 7%. Ce développement est en partie dû à sa percée sur des marchés nouveaux pour la marque tels que l’Australie et la France, le tout combiné à une notoriété et une image de marque toujours aussi forte.

#9/ Chivas Regal : La fameuse marque de whisky a beaucoup souffert de l’effondrement du marché du don en Chine, et ne doit sa place dans le top 10 qu’à ses volumes toujours satisfaisants et son héritage toujours aussi prégnant. Cette érosion du marché chinois nous porte à nous interroger sur la capacité de Pernod Ricard à innover pour pénétrer de nouveaux marchés plus ciblés.

#10/ Ballantine’s : Pour Ballantine’s, autre fierté du groupe Pernod Ricard, le contexte est le même, et la marque de Scotch a souffert d’un marché européen en crise, que les percées dans les marchés Coréen et Japonais compensent à peine. A l’affût à la 11ème place, Jim Beam pourrait profiter du regain d’intérêt pour les bourbons pour éjecter Ballantine’s hors du Top 10.

Les marques en plus forte progression cette année sont : Fernet-Branca (+13), Bushmills (+13), Clan Campbell (+12), Pastis 51 (+9), Concha y Toro (+8), Maker’s Mark (+8), Dom Pérignon (+8), Stolichnaya (+8), Beringer (+7), The Macallan (+7).

Au classement des marques de vins les plus puissantes, c’est Concha y Toro (21ème au classement général) qui tire son épingle du jeu et vient souffler la première place à Gallo (27ème), suivi de très près par le géant californien Robert Mondavi (28ème).

Pas de surprises en Champagne où Moët & Chandon (19ème) tient son rang et creuse un peu plus l’écart avec son principal concurrent Veuve Clicquot, tandis que Dom Pérignon (62ème) qui avait déjà gagné 36 places l’an passé poursuit sa formidable ascension et se rapproche de ses deux camarades de chez LVMH. A noter, la discrète entrée dans le classement à la 100ème place de Taittinger qui talonne Nicolas Feuillatte (98ème) de très près. Pour Mumm (92ème), le jeu de yoyo se poursuit avec une chute de 13 places après en avoir gagné 14 lors de l’édition précédente.

En ces temps difficiles, vous l’aurez remarqué, il fait bon de vendre du whisky, de la vodka ou du rhum. Les Ecossais s’en frottent les mains et sont, de loin, la nation la plus représentée et la plus puissante dans ce classement.

On notera également l’entrée fracassante, à la 14ème place, du whisky japonais Suntory, qui en acquérant Beam Inc, 6ème groupe, devrait rapidement venir concurrencer frontalement LVMH pour la 4ème place au classement des groupes propriétaires de marques d’alcool. Diageo seul au sommet, Pernod-Ricard et Bacardi-Martini semblent encore hors de portée à court terme. Néanmoins, comme nous vous l’annoncions en 2011, ce n’était qu’une question de temps avant qu’une marque asiatique ne vienne faire son apparition dans le classement. Et quelle apparition ! A suivre…

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« Le Bar Project » by Ballantine’s : parlez-vous start-up ?

Depuis le 3 février dernier, la marque de whisky Ballantine’s (groupe Pernod) propose à chacun de réveiller son esprit entrepreneurial pour imaginer son concept de bar idéal. À chacun ? En réalité, ce sont surtout les jeunes entrepreneurs qui sont la cible de cette opération de brand content ingénieuse.

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Du marketing de la provenance à l’humanisation des marques : l’exemple de la success story Clan Campbell

Clan Campbell, c’est l’histoire d’un Blended Scotch Whisky distillé et vieilli dans les Highlands, en Écosse. Propriété du groupe Pernod Ricard, il s’agit aujourd’hui de la marque de whisky la plus vendue en France (source : LSA).  Mais, Clan Campbell, c’est surtout un univers fort et rugueux, qui se veut à l’image des terres où est élaboré le whisky. Depuis plus de quinze ans, la marque n’a de cesse de mettre en valeur ses origines (lire notre note ici), notamment au travers de sagas publicitaires évoquant, dans une ambiance sombre et mystique, les terres du Clan Campbell.

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Saga « Vous êtes sur les terres du Clan Campbell » – 1998

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Saga « Vous entrez sur les terres du Clan Campbell » – 2000

Manœuvre habile, qui permet non seulement de respecter les dispositions de la Loi Evin, mais aussi de créer un imaginaire de marque distinctif et désirable. D’autant plus que depuis dix ans, le marketing de la provenance a le vent en poupe… Traçabilité, transparence, « made in », autant de mécanismes qui participent de la réassurance du consommateur quant à la fiabilité et la crédibilité des produits, et contribuent à ancrer ces derniers dans un univers synonyme d’authenticité.

Mais voilà, dans Clan Campbell il y a… « clan » ! Car oui, lorsque l’on achète le whisky des Campbell, on entre dans le clan. Un beau moyen pour la marque de stimuler le sentiment d’exclusivité (toute relative au vu des chiffres de ventes…) et d’appartenance du consommateur, en l’invitant à pénétrer dans un cercle d’initiés. Quoi de plus naturel, dès lors, que le développement du potentiel d’humanisation de la marque, permise au premier chef par son nom ?

C’est tout l’objet de la nouvelle campagne, lancée en novembre 2013 et baptisée « Ici, pour le clan, le Clan Campbell ». Ce sont donc les hommes, le clan, que ces trois dyptiques, en noir et blanc (eh bien oui, le noir et blanc mais aussi le sépia ont tendance à connoter l’authenticité…) mettent à l’honneur. Ou, plus précisément, le savoir-faire avec lequel les hommes du clan tirent profit des « ingrédients », nécessaires à la fabrication du whisky, qui leur sont offerts par les terres écossaises.

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Saga « Ici, pour le clan, le Clan Campbell » – 2013

Une belle réussite, d’autant que cette campagne inscrit la marque dans un processus d’humanisation et d’enracinement, grâce à la représentation des hommes à l’origine de la fabrication du whisky (dont on peut inférer, en vertu de la Loi Evin, qu’ils sont objectivement rattachés à la marque, i.e. a minima collaborateurs Clan Campbell). Une stratégie payante en termes de crédibilisation du produit et de mise en valeur de la qualité de ses ingrédients, qui pourrait presque faire oublier que Clan Campbell est avant tout commercialisé en GMS et dans les boîtes de nuit. Un whisky loin d’être destiné aux seuls connoisseurs donc…

La nature au service de la culture, la complémentarité de la terre et du savoir-faire… une idée qui n’est pas née de la dernière pluie mais dont l’essence est, au final, traduite avec brio, dans une saga publicitaire autant esthétique que riche de sens.

-Laëtitia

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L2 Digital IQ Index® – Spirits APAC : spiritueux, cap sur le digital à l’Est !

On n’a de cesse de le constater : l’épicentre de la croissance dans l’industrie des spiritueux s’est déplacé vers l’Est ! L’étude « L2 Digital IQ Index®: Spirits APAC » – dont l’objectif est d’évaluer la puissance digitale de 57 marques de spiritueux en Chine, au Japon et à Taïwan -, a ainsi dévoilé en mai dernier que la croissance globale de l’industrie des boissons s’élevait à 2,4% en 2012, versus 5,2% au sein de la zone Asie Pacifique. L’accroissement des ventes de spiritueux premiums dans la région représente, en outre, le double de celui de spiritueux standards… De quoi faire rêver les marques d’alcool, qu’elles soient locales ou globales !

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Mais la faculté d’adaptation des acteurs qui souhaitent pénétrer le marché Asie Pacifique est de mise ; ne s’implante pas qui veut… Plusieurs traits saillants distinguent ainsi le
marché des spiritueux Asie Pacifique :

  • La capacité d’innovation d’abord, résultant à la fois d’une faible régulation du web et d’une appétence particulière des consommateurs asiatiques pour le digital ;
  • Le potentiel de croissance de l’e-commerce ensuite : les marques locales telles que Moutai en Chine et Choya au Japon développent ainsi des plateformes B2C sur leurs propres sites web, tandis que les acteurs globaux tels que Pernod Ricard et Bacardi animent des boutiques en ligne Tmall affilées au principal site chinois de vente en ligne Taobao, à qui ils ont confié leur portefeuille de marques ;
  • La robustesse des stratégies CRM par ailleurs : des marques comme Hennessy, Johnnie Walker et Glenlivet ont ainsi investi dans des programmes de fidélité sur mobile qui enregistrent les commandes et les taux d’engagement, créant des tunnels d’achat jusqu’aux dégustations.
  • Le combat contre la contrefaçon enfin, qui passe notamment par la création d’outils digitaux/mobiles en mesure de garantir l’authenticité des produits ; ainsi que par l’éducation des consommateurs (actions que développent par exemple le géant chinois Moutai et le japonais Wuliyangye).

De belles opportunités en somme, au nombre desquelles le potentiel d’innovation, de l’e-commerce et des stratégies CRM, couplées à la menace de la contrefaçon qui s’étend, au grand dam des marques de luxe et artisanales, à la quasi-totalité des secteurs.

Dans l’ensemble et malgré les opportunités offertes, le marché Asie Pacifique reste néanmoins largement sous-investi par les marques de spiritueux, dont le bilan en matière de digital
est plutôt décevant. En effet, actuellement, une marque globale sur cinq ne possède pas de site en chinois, tandis que deux tiers des marques n’éditent pas de contenus vidéo sur leur site japonais (et ce malgré le fait que la consommation de vidéos par les japonais soit 50% plus élevée que la moyenne…). L’outil mobile, must-have dans cette région, est également négligé : moins d’un quart des marques proposent une version de leur site web dédiée mobile et seulement une poignée d’entre elles ont lancé des applications dans le langage local.

Finalement, seule la marque de cognac Hennessy réussit à tirer clairement son épingle du jeu, puisque selon l’étude, il s’agit de la marque la plus compétente en digital à la fois en Chine, au Japon et à Taïwan. A noter la belle performance de Johnnie Walker, n°2 en Chine et à Taïwan (le n°2 au Japon étant le whisky Jack Daniel’s). Figurent également dans le top 5, tous pays confondus, Rémy Martin, Campari, Absolut Vodka, Moutai, Glenmorangie et Ballantine’s.

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En substance, l’étude met donc en exergue le fait que la conquête de nouveaux marchés asiatiques passera, et ce n’est plus un secret, par le développement du pan digital des marques : une belle marge de progression pour l’avenir donc.

-Laëtitia

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