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I wish you all my Moët – Scarlett Johansson

En écho à ma note sur la nouvelle campagne Moët & Chandon signée par le photographe britannique Tim Walker, je vous propose de découvir ici la vidéo du making of « I wish you all my Moët…«  Je ne peux pas vous montrer la vidéo du making of « I wish all my Moët » pour cause de loi Evin, mais vous trouverez ici mes commentaires sur le sujet.

J’en profite pour revenir rapidement sur le rôle de l’égérie et son pouvoir d’attraction (voir la note Luxe et égéries : l’art de créer la légende), choix engageant et parfois risqué, mais souvent très payant en terme de notoriété et d’image projetée.

En l’occurrence, Scarlett Johansson fait la une des tabloïds depuis que son mari, l’acteur Ryan Reynolds, repéré aux bras de Sandra Bullock, a demandé le divorce le mois dernier.

Bien qu’il soit certainement malvenu de célébrer ce divorce au champagne, la perspective d’une Scarlett Johansson libérée est une aubaine pour Moët & Chandon. Toute la publicité entourant cette rupture ne pourra que réhausser le profil de l’actrice, sans ternir son image, et ces nouvelles photos glamours ne manqueront pas de traduire son aura Marilynesque. Que de bonnes nouvelles pour la Maison en fait !

C’est une règle bien connue : les scandales fabriquent les stars, le cas Kate Moss étant certainement le meilleur exemple en la matière… Reste pour les marques associées à gérer les crises lorsqu’elles surviennent, en témoigne le cas Tiger Woods…

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Une belle campagne Moët & Chandon signée Tim Walker avec Scarlett Johansson en égérie

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Tim Walker est un photographe remarquable que j’adore, avec un vrai univers, une vraie vision artistique.

79245_C Si vous ne l’avez pas encore, je vous recommande vivement d’acquérir son beau livre Pictures chez teNeues -vous pouvez aussi venir le consulter à l’agence, il est en bonne place dans notre espace lounge ! Vous y (re-)découvrirez son univers onirique et poétique (voir notamment les superbes clichés Coco Rocha and Giant Glove ou Lily and Spiral Staircase).

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Le photographe signe la nouvelle campagne publicitaire de la maison de Champagne Moët & Chandon présentant Scarlett Johansson, égérie de la marque depuis mars 2009. A ce titre, je vous engage à (re-)lire notre note Luxe et égéries : l’art de créer la légende.

Les clichés ont été pris au Trianon, la résidence construite par Jean-Rémy Moët sur le domaine de la Maison avenue de Champagne à Epernay, lors de la soirée « ‘Hommage à l’Héritage » organisée en septembre dernier.

Je trouve la campagne particulièrement réussie : la mise en scène et le regard de Tim Walker renouvellent le genre en distillant avec un twist décalé le glamour, l’élégance et la grace de Scarlett Johansson. Un brin de fantaisie inscrit dans un lieu patrimonial qui sert la marque à merveille. Bravo.

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Photos Tim Walker (c)

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Veuve Clicquot et la Baltique, suite… et à suivre !

Suite de l’aventure des flacons de la Baltique, que j’avais relatée cet été dans mes notes Comment maîtriser son actualité et Une belle opportunité de communication.

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Alors que le repêchage de 168 flacons par le gouvernement des îles d’Aland a pris fin,Veuve Clicquot publie aujourd’hui un communiqué annonçant que parmi les bouteilles repêchées, certaines s’avèrent effectivement être du Veuve Clicquot. En juillet dernier, les premières bouteilles remontées avaient initialement prêté à confusion sur leur origine, s’avérant finalement être du champagne Juglar, une maison châlonnaise aujourd’hui disparue.

« Hier, au cours d’une opération de rebouchage, François Hautekeur, oenologue de la Maison Veuve Clicquot, et Fabienne Moreau, historienne, ont été à même d’identifier avec certitude la marque Veuve Clicquot sur le miroir (face intérieure) d’un bouchon. Cette méthode est la seule façon d’identifier le champagne, ces bouteilles n’ayant pas d’étiquette. Trois flacons ont été identifiés avec certitude comme étant du champagne Veuve Clicquot et la probabilité qu’on en découvre plusieurs autres dans les semaines à venir est très élevée. L’opération s’est déroulée en présence de l’expert international Richard Juhlin : « Le Clicquot est assez sec, un peu comme un riesling. Sa robe est d’un jaune soutenu aux reflets verts, tout comme les notes élégantes et raffinées de zestes de citron vert, fleurs blanches et tilleul, conclues par une note épicée et toastée et un bouquet proche du brie de Meaux. Une fraîcheur incroyable assortie d’une longueur en bouche interminable qui rappelle un très vieux liquoreux. »   François Hautekeur décrit ce champagne Veuve Clicquot, parfaitement consommable : « avec un nez toasté, des arômes d’orange amère et de café, un goût fleuri très agréable« .

Depuis les premiers jours de cette belle histoire, la Maison Veuve Clicquot a parfaitement maîtrisé la gestion de cette actualité particulière, y compris alors que les premières bouteilles repêchées s’avéraient ne pas être du Veuve Clicquot. Que certaines d’entre elles le soient est de fait une bonne nouvelle pour la Maison rémoise. Je trouve d’ailleurs particulièrement intéressant que la Maison Jacquesson, héritière de Juglar, missionne à son tour actuellement sur place un historien pour effectuer des recherches sur le sujet.

Aujourd’hui, le gouvernement des Iles Aland annonce qu’il va vendre aux enchères une partie des bouteilles repêchées. Des enchères qui pourraient atteindre des sommets, s’incrivant aussi dans l’actualité : concours de circonstances, l’enchère la plus élevée pour une bouteille de vin a eu lieu hier à Genève, adjugeant une très rare bouteille de format Impérial du grand cru de Bordeaux Cheval blanc de 1947 à un collectionneur privé pour 304.375 dollars (223.967 euros), un record mondial pour une bouteille de vin -lire aussi ici.

A suivre donc. En attendant, je vous invite à regarder le magazine que France 3 consacrera à ce sujet dimanche 28 novembre prochain dans le 19/20.

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Vendanges 2010 en Champagne – bis

Je rebondis sur ma note de la semaine dernière illustrée par une superbe photo prise par Mélanie Tarlant au lever du soleil, sur la vigne encore endormie. Dans un tout autre style, mais avec une recherche esthétique qui génère la même émotion, je vous invite à (re)visiter le blog Making Dom Pérignon et ses dernières notes illustrant la vendange 2010 ici, ici, ici, ici, ici et ici. Une approche phtographique professionnelle peut-être moins accessible, mais avec un résultat similaire : ces visuels me donnent envie de me rendre en Champagne et, en attendant, de déguster une flûte. Cheers !

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Making Dom Pérignon – Harvest 2010 – The Mist – Photograph : Mi-Hyun Kim

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Classement des marques d’alcool : Interbrand « Best Global Brands 2010″ et The Power 100

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Interbrand vient de publier cette semaine son classsement 2010 des marques les plus performantes. Si ce dossier couronne avant tout les valeurs technologiques qui trustent six des dix premières places : IBM (#2), Microsoft (#3), Google (#4), Intel (#7), Nokia (#8) et HP (#10), c’est Coca-Cola qui prend la première place.

S’agissant des marques d’alcool, voici les sept qui figurent dans ce Top 100 (mais plutôt en fin de tableau) avec une synthèse proposée pour expliquer cette place au classement et cette valorisation fondée sur 10 critères :

#30 / Budweiser : la bière américaine emblématique est demeurée relativement stable au fil des ans. Budweiser excelle à valoriser les éléments tirés de son passé comme The Budweiser Clydesdales, et à les rendre plus actuels et pertinents. Même si elle est plus dans un rôle de suiveur que d’innovateur, la marque a également bien réagi aux tendances avec la création de sa best-seller Bud Light, ainsi que les BL Golden Wheat, Select 55 et Budweiser 66 au Royaume-Uni. Malgré une tentative de mondialisation lors de la Coupe du Monde de la FIFA et des efforts de pénétration en Asie, elle continue d’être très américano-centrée sachant que son positionnement comme produit « américain » n’a pas la même pertinence dans toutes les zones géographiques.

#78 / Jack Daniel’s : fondée en 1866, la plus ancienne distillerie d’Amérique apparaît pour la première fois sur ce classement en raison d’une plus grande transparence sur ses performances. Jack Daniel’s a mis l’accent sur des marchés en développement comme l’Inde et la Russie, où elle prévoit une forte croissance. La marque a également connu un gros buzz et atteint une nouvelle cible de consommateur grâce à KE$HA, révélation pop-trash 2010. Par ailleurs, Jack Daniel’s poursuit son brand stretching via les sauces TGI Friday, une ligne de vêtements et l’octroi de licences – un effort qui reste cohérent en matière d’identité visuelle, mais qui érode légèrement la valeur de la marque par ce positionnement produits moins haut de gamme.

#79 / Möet & Chandon : la maison de champagne continue d’être associée au glamour, à la célébrité et au prestige. Et cela s’exprime dans tous les points de contacts, y compris dans sa citoyenneté d’entreprise, ses actions de mécénats artistiques ou de collectes de fonds pour des organismes de bienfaisance. La marque a gardé toute sa pertinence, avec le succès d’une campagne mettant en scène Scarlett Johansson et une présence remarquée aux Oscars – ainsi que l’ouverture à de nouveaux marchés.

#85 / Corona : grâce à une plus grande transparence quant à sa performance cette année, Corona, bière numéro #1 au Mexique et quatrième bière la plus vendue dans le monde, fait ses débuts dans ce classement. La marque est récompensée pour sa plateforme de communication « Experience The Extraordinary », sa proactivité sur les réseaux sociaux, ses sites web très interactifs -avec notamment l’application « photoslices« . En revanche, son positionnement pose un problème de saisonnalité (consommation réservée aux mois chauds). A noter la nouvelle concurrence de Bud Light Lime, en particulier aux Etats-Unis avec un pricing plus attractif.

#89 / Smirnoff : malgré un packaging en légère contradiction avec son positionnement de marque « Be There » [Smirnoff, the world’s #1 vodka invites you to be restless, to be inventive, to be extraordinary, to be able to say ‘I was There’.], la marque disponible dans 130 pays maintient son leadership mondial. Smirnoff reste tourtefois en position de suiveur plus que de chef de file : plutôt que d’innover sur de nouveaux produits originaux, Smirnoff suit l’exemple d’Absolut en introduisant trois nouvelles saveurs : Smirnoff Black, Smirnoff Lime et Smirnoff Green Apple qui ont d’ailleurs obtenu de bons résultats sur tous les marchés. La marque communique en sponsoring d’événements divers comme les « pool parties » et autres concerts live, et est très active sur Facebook via des pages locales et spécifiques à chaque produit.

#92 / Johnnie Walker : année après année, la silhouette iconique continue de renforcer le positionnement de la marque sur le thème du voyage et renforçe une perception d’authenticité. Nouvel entrant dans ce classement, Johnnie Walker a réellement embrassé les réseaux sociaux, intégrés au coeur de sa plateforme de communication, à l’aide d’un film avec Robert Carlyle, qui retrace l’histoire de la marque, et une sensibilisation continue sur Facebook par le biais de sa Striding Man Society. Reste à voir ce que seront les conséquences et l’impact en communication de l’arrêt de son usine historique de production à Kilmarnock

#93 / Heineken : la marque a entrepris une démarche de repositionnement, d’une image de bière de qualité au riche patrimoine de marque vers une posture plus sportive, ludique et innovante – un effort qui lui permet d’accéder à ce classement cette année. Le mini fût portable et la tireuse à domicile sont deux exemples illustrant cette tendance. La marque a également investi avec un franc succès dans l’accueil des visiteurs à travers son site historique d’Amsterdam et l’expérience Heineken. Par ailleurs, la bière a mis l’accent sur des développements en Amérique latine ainsi que des campagnes de guérilla marketing mettant en vedette les réseaux sociaux.

A titre de comparaison, et sur des critères de valorisation différents, le palmarès ‘The Power 100‘ aka The World’s Most Powerful Spirits & Wine Brands, a placé cette année Smirnoff en tête de son classement, suivie de #2 Johnnie Walker, #3 Bacardi, #4 Martini, #5 Hennessy, #6 Jack Daniel’s, #7 Absolut, #8 Chivas, #9 Captain Morgan et #10 Ballantine’s.

Dans cette étude qui s’appuie sur un panel d’experts, toutes les marques du Top 10 ont perdu en valorisation et autant de valeur que toutes les autres marques réunies. Ce symptôme de récession prouve l’adage « plus vous êtes grand, plus vous tombez de haut », avec des consommateurs ayant réagi contre les grandes marques pour migrer vers de nouvelles alternatives moins chères.

Trusté par les marques de whisky et de vodka, le classement témoigne aussi de dynamiques de hausses et de baisses sensibles :

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A noter enfin, et pour cause, la sortie du palmarès de plusieurs marques de champagne : Dom Pérignon, Lanson, Nicolas Feuillatte et Taittinger.

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Vendanges 2010 en Champagne

Comme chaque année, je suis avec attention les vendanges dans les différents vignobles et en particulier en Champagne, mon pays d’origine. Comme chaque année, je lis avec plaisir le quotidien de vignerons qui partagent leurs impressions sur leur blog ou plus simplement via Facebook ou Twitter. Et comme chaque année, j’éprouve une émotion particulière lorsque je lis les posts, statuts et autres photos publiés quotidiennement par Benoit et Mélanie Tarlant de Champagne Tarlant. la preuve en image avec cette photo des premiers ballots de caisses déposés en haut des rangs de Pinot Meunier de l’allée des Pommiers, prise de bon matin.

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Et pour les premières impressions de vendange, voir la vidéo de Benoit ici :

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Veuve Clicquot et les flacons de la Baltique : le fin mot de l’histoire, une belle opportunité de communication

SOWINE-VCP

De retour de vacances -passées au bord de la Baltique inpirées par ce qui suit-, j’en profite pour revenir sur l’histoire des flacons de champagne découverts en juillet dernier au large de la Finlande -lire ma note précédente à ce sujet ici.

Si vous avez suivi les différents épisodes de cette actualité dans la presse cet été, vous aurez certainement lu que le champagne repêché n’est finalement pas, comme annoncé initialement, du Veuve Clicquot. Une annonce faite par la maison Veuve Clicquot elle-même, suite aux analyses effectuées par son Chef de Caves Dominique Demarville sur l’un des flacons.

Si cette info et les détails fournis par la Maison Veuve Clicquot apportent une première conclusion à une histoire qui en aura passionné plus d’un, elle est pour moi également, à nouveau, un excellent exemple de bonne gestion d’une actualité « chaude » par une marque :

1/ Dans un premier temps, mi-juillet, alors que tous les médias s’emparent de l’histoire en citant Veuve Clicquot comme étant la maison d’origine de ces flacons historiques -sur la base du symbole de l’ancre marine visible sur l’un des flacons repêchés-, Veuve Clicquot reste prudente et garde le silence, dans l’attente de recevoir et d’analyser les dits flacons.

2/ Une fois le flacon analysé, la Maison Veuve Clicquot choisit de communiquer sur ses résultats, quand bien même cela implique de démentir les informations initialement relayées sur l’orgine et l’ancienneté des flacons, qui étaient on ne peut plus favorables à la marque. Plutôt que du Veuve Clicquot datant des années 1780, il s’agit « selon toute vraisemblance, d’une bouteille champenoise datant du premier tiers du XIXe siècle […] Après séchage, l’ancre est bien visible, ainsi que la marque Juglar, du nom d’une Maison de Champagne châlonnaise désormais disparue », précise Veuve Clicquot.

En communiquant avec précision les résultats de ces analyses tant d’un point de vue oenologique -« un vin d’un jaune doré intense, avec quelques reflets gris-brun (…) Le goût est dominé en attaque par une sensation très sucrée (mais) progressivement, l’acidité prend le dessus et une sensation fraîche envahit le palais. Au final, les notes fumées dominent la longueur en bouche, impressionnante et très marquée par les notes de tourbe et de tabac déjà trouvées au nez« – qu’historique « la forme de la bouteille se rapproche du modèle dit « Maubeuge » […] en verre soufflé, tournée manuellement, non moulée et présente un caractère irrégulier avec de nombreuses bulles dans le verre« , Veuve Clicquot montre son sérieux et renforce sa crédibilité. Et saisit cette opportunité pour rappeler sa légitimité historique et patrimoniale via l’ancre marine : ce symbole « est une marque déposée depuis 1798 [et Veuve Clicquot est] à sa connaissance, la seule Maison de Champagne à utiliser une ancre dans son emblème ».

L’approche est efficace, d’autant qu’elle apporte des précisions qui en auront intéressé plus d’un : selon Dominique Demarville, « les conditions extrêmement favorables de conservation ont probablement stoppé son évolution. » Les bouteilles se trouvaient dans une eau peu salée, avec peu de courants, à une température constante de 5°C, dans une obscurité totale et sous la pression de la mer. « La bouteille a été repêchée bouchée, mais le bouchon n’était retenu que par la pression et ne présentait aucune trace d’agrafe, ni de muselet. L’hypothèse la plus probable est celle d’une ficelle qui s’est dégradée pour disparaître au fil du temps. »

Dans la foulée, ce sont aussi les acteurs de la filière liège qui ont saisi cette actu pour communiquer sur la qualité de leur produit via un communiqué tout à fait opportuniste mais extrêmement pertinent : « une découverte qui met en avant les atouts formidables de conservation du bouchon liège ». Une communication intelligente et bien trouvée dans un contexte ou le débat entre bouchon liège et bouchon à vis est toujours vif…

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Veuve Clicquot et les flacons de la Baltique : ou comment maîtriser son actualité

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Je profite de la mise en ligne toute fraîche du nouveau site internet de la Maison Veuve Clicquot pour revenir sur l’actualité « bouteilles VCP à la mer » dont vous avez certainement entendu parler depuis quelques jours. Ou comment, du point de vue de la marque, garder la tête froide pour gérer efficacement une actualité chaude.

Petit rappel de faits : le 17 juillet dernier, la dépêche tombe : « Le plus vieux champagne du monde vient d’être retrouvé dans la Baltique » -voir ici. De très anciennes bouteilles de champagne viennent d’être repêchées dans une épave au large de la Finlande par une équipe de plongeurs, elles sont parfaitement conservées et ont un goût « fabuleux » selon les personnes qui en ont dégusté.

Précision ultime : le champagne serait du Veuve Clicquot, datant probablement des années 1780. Et hop, voilà qu’on vient de retrouver le plus vieux champagne du monde -détrônant au passage Perrier-Jouët, qui possède encore dans ses caves des flacons du
plus ancien millésime attesté existant encore en Champagne, datant de 1825. Et hop, voilà que la valeur estimée des flacons de la Baltique grimpe au fur et à mesure de chaque nouvel article publié.

Dans ces cas d’actualité chaude, et lorsque tous les médias se précipitent pour relayer une information « croustillante », impliquant parfois la mise en place d’une stratégie de communication « de crise », je suis toujours curieuse d’observer l’évolution de cette même information au fur et à mesure des jours qui passent. Et de remarquer de quelle manière le principal concerné -la marque- réagit.

Dans ce cas précis, je tire mon chapeau à Veuve Clicquot qui, plutôt que de bondir sur l’opportunité d’un coup médiatique, a immédiatement choisi de se mettre en retrait : un coup de fil à la Maison me confirme qu’avant de confirmer quoi que ce soit, les œnologues de la Maison attendent de recevoir et de goûter les échantillons.

Une réaction d’autant plus pertinente que, comme toujours dans ces cas là, les uns se précipitent pour valider des informations sans les vérifier, les autres mettent en cause la véracité des informations. Légitimement, un coup d’œil un tant soit peu critique sur l’information telle qu’elle a été relayée dans les médias permet quand même de mettre en doute, si ce n’est la marque concernée, en tous cas la datation des bouteilles versus la forme des flacons utilisés au 18e siècle.

Reste que cette histoire fait une jolie publicité à la maison Veuve Clicquot, renforçant un imaginaire de marque déjà riche en la matière – les archives attestent effectivement que dès la fin du 18e siècle, la production étaient exportée et expédiée par bateau, en particulier vers la Russie. C’est toujours la première information dont on se souvient, fût-elle exacte ou partiellement erronée. Et celle-ci aura eu le mérite de faire rêver sur la marque. De mon côté, ça m’a donné des envies d’évasion et de voyage vers la Baltique. Pour vérifier l’info ? Dans tous les cas, je reste curieuse de connaître le fin mot de l’histoire !

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Fauchon et Perrier-Jouët : tout en saveurs et en élégance

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J’avais la chance de participer hier soir chez Fauchon à Paris
à une très belle dégustation de Belle Epoque 2002 et Belle Epoque Rosé
2002 autour de la Flower Table de Perrier-Jouët (sur la Flower Table, lire aussi ici, ici et ici) : des accords originaux et très réussis entre les deux cuvées de prestige, du cœur de filet de saumon mariné à la moutarde à
l’ancienne au cassis puis du crabe royal.

Fauchon et Perrier-Jouët : au-delà de l’association des saveurs, j’aime ces deux univers qui se rejoignent, dans un style pourtant différent. Perrier-Jouët, Maison de champagne qui a su au fil des ans se renouveler tout en restant fidèle à ses origines et à son patrimoine de marque, tout en élégance et en extravagance ; Fauchon, qui a puisé il y a quelques années dans ses fondamentaux historiques pour se réinventer, repensant totalement ses codes identitaires et (re)devenant ainsi l’une des références du luxe alimentaire.

Deux maisons de luxe qui se retrouvent indéniablement autour de leur savoir-faire respectif et de la qualité de leurs produits, tout en s’inscrivant parfaitement dans une vraie modernité. Pour le plaisir des sens !

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Perrier-Jouët élue « coolest brand in the UK »

Perrier-Jouët vient d’être élue « coolest brand in the UK » par un panel indépendant d’experts et de consommateurs. Une belle récompense pour une Maison qui a parfaitement su se renouveler au fil des ans tout en restant fidèle à ses origines -lire mes notes sur sa collaboration avec Barbro Andersson ici et Makiko Takehara ici. Quel sens donner à « cool » ici ? La réponse dans la liste des experts, parmi lesquels des journalistes de Vogue, Harpers, Cosmo, Wallpaper et GQ, le fashion designer Ben de Lisi et des célébrités comme Sadie Frost. Cheers !

 

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