Déplier/replier le menu
L2 Digital IQ Index® – Spirits APAC : spiritueux, cap sur le digital à l’Est !

On n’a de cesse de le constater : l’épicentre de la croissance dans l’industrie des spiritueux s’est déplacé vers l’Est ! L’étude « L2 Digital IQ Index®: Spirits APAC » – dont l’objectif est d’évaluer la puissance digitale de 57 marques de spiritueux en Chine, au Japon et à Taïwan -, a ainsi dévoilé en mai dernier que la croissance globale de l’industrie des boissons s’élevait à 2,4% en 2012, versus 5,2% au sein de la zone Asie Pacifique. L’accroissement des ventes de spiritueux premiums dans la région représente, en outre, le double de celui de spiritueux standards… De quoi faire rêver les marques d’alcool, qu’elles soient locales ou globales !

6a00d8354962de53ef019aff80b3f8970d-800wi

Mais la faculté d’adaptation des acteurs qui souhaitent pénétrer le marché Asie Pacifique est de mise ; ne s’implante pas qui veut… Plusieurs traits saillants distinguent ainsi le
marché des spiritueux Asie Pacifique :

  • La capacité d’innovation d’abord, résultant à la fois d’une faible régulation du web et d’une appétence particulière des consommateurs asiatiques pour le digital ;
  • Le potentiel de croissance de l’e-commerce ensuite : les marques locales telles que Moutai en Chine et Choya au Japon développent ainsi des plateformes B2C sur leurs propres sites web, tandis que les acteurs globaux tels que Pernod Ricard et Bacardi animent des boutiques en ligne Tmall affilées au principal site chinois de vente en ligne Taobao, à qui ils ont confié leur portefeuille de marques ;
  • La robustesse des stratégies CRM par ailleurs : des marques comme Hennessy, Johnnie Walker et Glenlivet ont ainsi investi dans des programmes de fidélité sur mobile qui enregistrent les commandes et les taux d’engagement, créant des tunnels d’achat jusqu’aux dégustations.
  • Le combat contre la contrefaçon enfin, qui passe notamment par la création d’outils digitaux/mobiles en mesure de garantir l’authenticité des produits ; ainsi que par l’éducation des consommateurs (actions que développent par exemple le géant chinois Moutai et le japonais Wuliyangye).

De belles opportunités en somme, au nombre desquelles le potentiel d’innovation, de l’e-commerce et des stratégies CRM, couplées à la menace de la contrefaçon qui s’étend, au grand dam des marques de luxe et artisanales, à la quasi-totalité des secteurs.

Dans l’ensemble et malgré les opportunités offertes, le marché Asie Pacifique reste néanmoins largement sous-investi par les marques de spiritueux, dont le bilan en matière de digital
est plutôt décevant. En effet, actuellement, une marque globale sur cinq ne possède pas de site en chinois, tandis que deux tiers des marques n’éditent pas de contenus vidéo sur leur site japonais (et ce malgré le fait que la consommation de vidéos par les japonais soit 50% plus élevée que la moyenne…). L’outil mobile, must-have dans cette région, est également négligé : moins d’un quart des marques proposent une version de leur site web dédiée mobile et seulement une poignée d’entre elles ont lancé des applications dans le langage local.

Finalement, seule la marque de cognac Hennessy réussit à tirer clairement son épingle du jeu, puisque selon l’étude, il s’agit de la marque la plus compétente en digital à la fois en Chine, au Japon et à Taïwan. A noter la belle performance de Johnnie Walker, n°2 en Chine et à Taïwan (le n°2 au Japon étant le whisky Jack Daniel’s). Figurent également dans le top 5, tous pays confondus, Rémy Martin, Campari, Absolut Vodka, Moutai, Glenmorangie et Ballantine’s.

L2 Digital_2

En substance, l’étude met donc en exergue le fait que la conquête de nouveaux marchés asiatiques passera, et ce n’est plus un secret, par le développement du pan digital des marques : une belle marge de progression pour l’avenir donc.

-Laëtitia