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Coffret Ruinart Interprétation : une nouvelle expérience de dégustation

J’ai eu la chance d’être invitée il y a quelques jours par la Maison Ruinart à partager un repas très convivial, en petit comité, dans un lieu absolument magique à Paris, pour découvrir le nouveau coffret Interprétation créé par la Maison.

SOWINE_Ruinart_Blanc de Blancs Point de nouvelle référence ni de nouveau millésime lancé à cette occasion, mais l’accompagnement de la cuvée Ruinart Blanc de Blancs -celle-là même qui, du point de vue marketing, est une vraie réussite, associant tous les codes d’une cuvée de prestige sans en être une, avec son joli flacon qui ne donne qu’une envie : déguster le vin très vite- l’accompagnement, donc, de la cuvée Blanc de Blancs par un coffret contenant 8 petites fioles d’extraits de parfums représentant les principaux arômes de ce vin.

Jasmin, citron, cédrat, ananas, pêche blanche, baies roses, gingembre, cardamome : c’est en mode « reconnaissance olfactive à l’aveugle » qu’on découvre les 8 senteurs sélectionnées par le Chef de Caves Frédéric Panaiotis et l’équipe de Nez qui a participé à l’élaboration du projet.

Sentir chaque petit flacon et tenter de retrouver dans les arômes dégagés par la cuvée chacun de ces marqueurs, voilà un challenge qui, s’il n’est pas toujours facile -personnellement j’ai eu du mal à reconnaître chacune de ces huit fragrances dans le vin-, n’en est pas moins ludique et par là-même plaisant. Sans compter le 9e contenant, caché dans le coffret, qui traduit l’interprétation olfactive de la cuvée par le Chef de Caves et le Nez.

SOWINE_Ruinart_Interprétation Du point de vue marketing, le concept me semble pertinent à plusieurs titres.

D’une part, il propose au consommateur une vraie nouveauté dans l’expérience de la dégustation du champagne, en lui apportant une dimension à la fois ludique et décomplexante.

J’aime aussi l’idée que ce coffret renouvelle le genre en termes d’offre packaging : on est loin du gimmick et du coffret cadeau dont on ne sait que faire, l’offre se veut utile, éducative et réutilisable, et respecte pour autant les contraintes légales imposées.

Qui plus est, si le jeu des senteurs existait bien avant -voir Le Nez du Vin pour sa version la plus connue-, la qualité des parfums composés pour Ruinart, qui n’ont rien de senteurs synthétiques, positionne définitivement le coffret dans le domaine de l’ultra-qualitatif et de l’ultra haut de gamme.

Enfin, le coffret répond à un autre enjeu important : permettre la mémorisation sur la cuvée. En se prêtant au jeu, le novice apprend non seulement à mémoriser chacune des 8 senteurs -accessoirement, il a l’impression d’avoir gagné en intelligence grâce à la marque- mais se souvient également de ces marqueurs comme étant ceux qui dominent la cuvée.

L’idée est donc bonne, indéniablement. Elle soulève à mes yeux au moins deux questions : celle de l’achat -les consommateurs sont-ils prêts à payer davantage pour s’offrir (ou offrir) une mini-formation ludico-olfactive ? Et celle de l’usage : dans quel contexte les consommateurs vont-ils l’utiliser ? Un apéritif dégustation entre amis se prête-t-il à ce type d’exercice éducatif ?

Quoi qu’il en soit, l’expérience est intéressante et donne envie d’aller plus loin….